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   Page créée le 22/12/2007       Mise à jour le 17/08/2016   L’orgue Cavaillé D. (1824) de l’abbatiale St Michel de Gaillac (Tarn).
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Midi-Pyrénées Tarn Ville : Gaillac Local : Eglise Abbatiale St Michel Facteur : Cavaillé D. Année : 1824
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L’abbaye bénédictine a été fondée en 972 par un comte de Toulouse. Elle coincide avec la création de la ville de Gaillac. La première abbatiale date de cette époque. En 1080, l’abbaye fut rattachée à l’abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu. La reconstruction de l’abbatiale commença au début du 12ème siècle par la construction du chœur roman avec déambulatoire et une croisée d’ogive. Les moines se réservèrent l’usage du chœur et attribuèrent les trois premières travées de la nef à la paroisse. Plus d’un siècle plus tard, à partir de 1271, la nef unique fut édifiée dans le style gothique méridional avec ses imposants contreforts. L’abbaye connut son apogée aux 13ème et 14ème siècles puis déclina rapidement au 15ème siècle. Les guerres de religion des années 1560/1570 entrainèrent de nombreuses dégradations dans la ville et dans l’abbaye. Au 17ème et au 18ème siècles l’abbaye a connu une nouvelle période de prospérité et les bâtiments conventuels dont l’abbatiale ont pu être restaurés. Au 19ème siècle, la nef a été remaniée dans le style néo-classique avec des peintures en trompe l’œil et en 1849 le portail néo-roman est ajouté à la façade occidentale. Depuis 2016, l’ancienne abbatiale fait l’objet d’une nouvelle et importante campagne de restauration. L’église abbatiale a été classée aux Monuments Historiques dès 1840, date de la première liste.
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Gaillac,   ville   millénaire,   est   le   berceau   de   la   famille   CAVAILLÉ-COLL.   C’est   ici   que   naquit   vers 1700   Jean-Pierre   (I)   CAVAILLÉ,   tisserand   de   son   métier,   qui   aura   trois   fils   :   Gabriel,   Pierre   et Joseph.   Ce   dernier,   frère   dominicain   cordelier   à   Toulouse,   apprend   la   facture   d’orgue   auprès   du Frère   Jean-Esprit   ISNARD.   Jean-Pierre   (II)   CAVAILLE,   fils   de   Gabriel,   nait   en   1743   à   Gaillac   et   se forme   avec   son   oncle   Joseph   à   la   facture   d’orgue.   Il   se   rend   en   Espagne   où   il   épouse   en   1767 Maria-Francesca   COLL.   Ils   s’installent   à   Toulouse   où   naitra   en   1771   Dominique,   le   premier CAVAILLÉ-COLL.   Il   aura   deux   autres   garçons   de   son   second   mariage   avec   Marguerite   Fabry   : Auguste   (1784)   et   Martin-Dominique   (1785),   qui   deviendront   aussi   facteurs   d’orgues.   Dominique travaille   avec   son   père,   d’abord   en   Espagne   puis   à   Beaucaire   en   1807,   où   il   rencontre   son épouse Jeanne Autard, dont il aura deux fils : Vincent en 1808 et Aristide en 1811…
Le buffet de l’orgue situé en tribune au fond de la nef remonte à un instrument acheté en 1684 à un sieur SALVY de Rodez (Aveyron). L’orgue avait alors une dizaine de jeux sur un grand clavier et un clavier de Cornet d’Echo, avec un pédalier en tirasse d’une octave. On peut penser à un orgue de Gérard BRUNEL, si l’on sait que ce facteur actif en Béarn était originaire de Rodez ? A partir de 1755, l’instrument est entretenu par le frère Joseph CAVAILLÉ. Le clavier est étendu à 48 notes. En 1824, Dominique CAVAILLÉ-COLL reconstruit l’instrument avec un Positif de dos. L’instrument comporte 29 jeux sur 3 claviers manuels et pédalier en tirasse de 19 notes. A noter que les deux fils de Dominique, Vincent 16 ans et Aristide 13 ans, sont présents à Gaillac avec leur père à cette occasion et s’initient à l’art de la facture…Tout comme Dominique s’était initié auprès de son père Jean-Pierre lors de la construction de l’orgue de Montréal dans les années 1780. En 1841, un devis de réparation d’Aristide CAVAILLÉ-COLL n’est pas accepté car jugé trop élevé. En 1843, la maison DAUBLAINE & CALLINET effectue des réparations et quelques ajouts et modifications, peu heureuses mais sans grandes conséquences sur la disposition originale. La maison PUGET de Toulouse en assure l’entretien dans la seconde moitié du 19ème siècle. Une intervention de ce facteur est notée en 1905. En 1934, un ventilateur électrique est installé. En 1969, la partie instrumentale de l’orgue est classée aux Monuments Historiques. En 1972 et 1973, l’instrument a été entièrement restauré par la maison BOISSEAU de Poitiers (Vienne). L’orgue fut inauguré en décembre 1973 par un récital de Xavier DARASSE (Toulouse). Cet instrument présente un intérêt historique certain, témoin de la facture de Dominique CAVAILLÉ-COLL. Marcel DUPRE dira de cet orgue : « J’ai joué cet orgue avec une douce émotion ». Une nouvelle restauration de l’orgue doit s’inscrire dans un vaste programme de restauration de l’église lancé en 2016.
Autres caractéristiques : 38 jeux - 3 claviers manuels et pédalier Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplement : I/II par tirant Tirasse : II/P Tremblant récit par tirant