Page créée le 25/06/2008 Mise à jour le 01/03/2020 L’orgue Cavaillé-Coll (1874) de l’église Notre-Dame-de-la-Croix de Paris (75).
Pays : France Région : Ile-de-France Départ. : Paris Ville : Paris (20 ème ) Local : Eglise Notre-Dame-de-la-Croix Facteur : Cavaillé-Coll Année : 1874
Historique
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Cette très grande église, la troisième plus grande de Paris, a été construite entre 1863 et 1880, à l’emplacement d’une ancienne chapelle devenue trop petite. C’est un édifice de style néo-roman à l’extérieur. La nef est surmontée de voûtes gothiques renforcées par une structure métallique. L’édifice se compose de la grande nef avec deux bas-côtés, d’un transept saillant et d’un chœur terminé par un chevet semi-circulaire et entouré d’un vaste déambulatoire. La flèche culmine à 78 mètres de hauteur. La construction de l’église à flanc de colline explique l’escalier monumental qui mène au portail de la tour occidentale. Entre 1872 et 1874, le grand orgue a été construit par le célèbre facteur parisien Aristide CAVAILLÉ-COLL. Le buffet est l'oeuvre de Louis-Jean-Antoine Héret, architecte de l'édifice. L'orgue fut inauguré le 17 décembre 1874 par Louis Lebel. Pour laisser libre la rosace ainsi que l’accès aux cloches, l’instrument a été conçu avec deux buffets de chaque côté de la tribune. Le passage des cloches a imposé au facteur la réalisation d’une mécanique déviée pour la division de Récit. Cette difficulté majeure explique sans doute pourquoi l’orgue n’a été réalisé qu’avec deux claviers et pédalier, alors que le devis prévoyait trois claviers. La console détachée, tournée dos à la nef possède bien trois claviers, les sommiers de la division de Récit sont bien présents, de même que les tirants de registre…Le troisième clavier est devenu un clavier d’accouplement permanent. A l’origine, l’orgue ne comprenant qu’une seule machine Barker, le jeu de l’organiste était particulièrement physique… Le buffet de droite renferme la division de Grand-orgue avec la mécanique, la soufflerie et la machine Barker. Le buffet de gauche contient le Récit, la place du Positif. La division de pédale est répartie à l’arrière de la tribune derrière chaque buffet, les réservoirs d’air étant placés au centre. En 1912, Charles MUTIN, successeur de CAVAILLÉ-COLL, a effectué un relevage de l'orgue et a augmenté les pressions. En 1922, le facteur Fernand PRINCE, ancien harmoniste de CAVAILLÉ-COLL a effectué un relevage partiel. En septembre 1955, Erwin MÜLLER de Croissy-sur-Seine (Yvelines) a effectué des travaux. Il a transformé au Grand-orgue l’Octave 4’ en Quinte 2’ 2/3 et la Progression harmonique III-VI en Plein jeu à reprise III-IV. Dans les années 1980, l’orgue essoufflé est devenu quasiment muet. La partie instrumentale de l’orgue a été classée à titre d’objet aux Monuments Historiques en 1980. En 1989 et 1990, l’orgue a été révisé par Daniel BIROUSTE de Plaisance (Gers), et inauguré par François-Henri Houbart, organiste de la Madeleine. Toutefois le budget limité n’a pas permis de réaliser une véritable restauration. L’orgue a été entretenu pendant les années 1990 par François DELANGUE alors installé à Puteaux (Hauts-de-Seine). En 2009, le facteur Hubert BRAYÉ du Haut Soultzbach (Haut-Rhin), a réalisé un relevage de l’orgue. Aujourd'hui, l'orgue fonctionne correctement. Mais une restauration totale de la mécanique, des équerres, de la soufflerie et des sommiers s’avèrerait nécessaire. Sur le plan sonore, il s'agit très certainement de l'un des plus beaux Cavaillé-Coll. En effet, avec seulement 26 jeux, cet instrument est capable de remplir l'édifice, pourtant immense, et peu d'orgues peuvent donner une telle puissance. Même le jeu le plus doux est perçu clairement, et ce à n'importe quel endroit de l'église. L'architecture métallique de la voûte y est peut-être pour quelque chose, du moins dans la propagation du son. Le fait aussi que le plancher de la tribune soit creux ajoute aussi à la rondeur et au volume du son. C'est certainement un des seuls Cavaillé-Coll à être resté dans son état d'origine, tel qu'il a été construit en 1872. La seule vraie modification est celle de 1955, tout à fait réversible.
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L’église et ses orgues Frédéric Denis
Frédéric Denis : Improvisation
Autres caractéristiques : 26 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux (Barker au G.O) Accouplements : II/I sur 1er clavier (permanent) - I/I 16' Tirasses : I/P - II/P Appels Anches : I - II - P Trémolo
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