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Page créée le 28/06/2016
L’orgue Poirier & Lieberknecht
(1860) de l’église Notre-Dame
du Camp de Pamiers (France).
Orgues en France et dans le monde.
Pays :
France
Région :
Midi-Pyrénées
Ariège
Ville :
Pamiers
Local :
Eglise Notre-Dame du Camp
Facteur :
Poirier & Lieberknecht
Année :
1860
Passion, Découvertes, Partage....
Historique
Disposition
Carte
Photos
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L’église Notre-Dame du Camp se distingue par sa façade, tout droit surgie du moyen-âge. L’édifice a d’abord été construit au
12ème siècle puis rebâti au 14ème à la suite des dommages causés par les croisades contre les albigeois. La façade ouest
date de cette reconstruction, avec son haut mur défensif et les deux tours latérales massives. L’édifice comporte une nef unique
de quatre travées et un chevet polygonal. Le portail ouest fut restauré en 1420. L’église fut érigée en collégiale en 1466. En
1563, 1577 puis 1621, l’édifice fut à trois reprises saccagé par les huguenots. La reconstruction dura de 1630 à 1672. En 1769,
la muraille ouest fut surélevée et les fenêtres agrandies. La voûte en briques hourdées de plâtre ne fut reconstruite qu’en 1773.
De 1870 à 1872, la façade et le portail ouest furent restaurés par l’architecte Laryx. La façade a été classée aux Monuments
Historiques en 1912 et l’église dans son ensemble en 2001. Une campagne de restauration de la façade ainsi que de la toiture
du chevet et des sacristies a été lancée en 2014.
Le grand-orgue en tribune a été construit en 1859 et 1860 par les facteurs Emile POIRIER et Nicolas LIEBERKNECHT de
Toulouse, à qui l’on doit les instruments de St Caprais et de Notre-Dame de la Daurade à Toulouse notamment. Il s’agit d’un
orgue romantique de transition, utilisant toujours les grands principes mécaniques et sonores des instruments classiques du
18ème. La tribune et le buffet sont réalisés par des artisans locaux et les sculptures sont l’œuvre du sculpteur toulousain
Ponsin-Andarahy. L’orgue a 27 jeux sur trois claviers et pédalier, il est au diapason de 432 Hz. L’instrument a été béni et
inauguré en février 1861.
En 1934, l’instrument a été restauré et modifié par Paul-Marie KOENIG de Paris. A cette occasion le diapason a été rehaussé.
KOENIG a subtilisé la Voix Humaine pour la placer dans un instrument de Metz (où elle a pu être récupérée).
En 1979, la partie instrumentale de l’orgue a été classée aux Monuments Historiques.
En 1984, le facteur Claude ARMAND de Foix (Ariège) a effectué un relevage et a redonné à l’instrument un peu plus de son
caractère original.
En 1997, le buffet a été classé aux Monuments Historiques.
En 2001 et 2002, une restauration majeure a été effectuée par la Manufacture Bretonne d’Orgues de Nantes (Loire-Atlantique),
dirigée par Nicolas TOUSSAINT. La disposition d’origine a été rétablie, le buffet et la console ont été restaurés ainsi que la
mécanique et la soufflerie. Toute la tuyauterie a été révisée et réharmonisée, sans toutefois revenir au diapason d’origine en
raison des modifications apportées en 1934 et qui auraient impliqué un budget trop important pour un retour aux tailles
originales. L’harmonisation a été réalisée par le facteur Jean-Pascal VILLARD de Poitiers (Vienne).
En 2015, l’instrument a fait l’objet d’un relevage.
Autres caractéristiques :
27 jeux - 3 claviers manuels et pédalier
Transmission mécanique des claviers et des jeux
Machine Barker au G.O
Accouplements : I/II (16,8') - III/II
Tirasse : I/P
Appels des anches : I - II - P
Tonnerre - Trémolo
Expression du Récit à bascule
Diapason : La = 440 Hz - Tempérament égal