Entrez dans le monde magique des orgues.
Page créée le 13/12/2007
Mise à jour le 05/10/2022
Le grand-orgue Oberthur (1986)
de la cathédrale Saint-Etienne
d’Auxerre (Yonne)
Orgues en France et dans le monde.
Pays :
France
Région :
Bourgogne-Franche-Comté
Dept :
Yonne
Ville :
Auxerre
Local :
Cathédrale Saint-Etienne
Facteur :
Oberthur
Année :
1986
Passion, Découvertes, Partage....
Historique
Disposition
Carte
Photos
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La cathédrale actuelle dédiée à Saint-Etienne est la cinquième construite en ce lieu depuis le 4ème siècle. La précédente avait été
construite dans le style roman par Hugues de Châlon dans la première moitié du 11ème siècle et consacrée en 1057. L’édifice
gothique que nous connaissons aujourd’hui a vu sa construction commencer en 1215, en même temps que la précédente cathédrale
était déconstruite. Toutefois, en raison de multiples aléas, les travaux vont durer plus de trois siècles, jusqu’en 1550. Le chœur fut
achevé vers 1235, la nef vers 1355, le bras nord du transept et les voûtes de la nef dans la seconde moitié du 15ème siècle et enfin la
tour nord en 1543. La verrière de la façade et celle du transept sud furent posées en 1550 par Guillaume Cornouaille. La façade
restera inachevée et déséquilibrée par la tour sud dont seuls deux étages sur cinq furent construits. L’intérieur se compose d’un
narthex, d’une nef haute voûtée à trois étages, deux bas-côtés voûtés et bordés de chapelles, un transept et d’un grand-chœur de
quatre travées avec déambulatoire, terminé par une large abside à sept pans. Une crypte datant de l’ancienne cathédrale romane se
situe sous le chœur. La cathédrale eut énormément à souffrir de la révolution. En 1840, elle fut classée sur la première liste des
Monuments Historiques de Prosper Mérimée. Viollet-le-Duc a restauré la crypte romane entre 1844 et 1848 et l’architecte Piéplu a
restauré l’édifice à partir de 1866. Depuis 2001, une importante campagne de restauration a été menée.
On pense que la cathédrale fut dotée d’un orgue dès le 14ème siècle et on sait la présence d’un organiste Chrestien Maillard en 1499.
En 1591, Mgr Jacques Amyot, évêque d'Auxerre, fit construire des orgues pour sa cathédrale. Cet instrument dont on ne connait pas
le facteur a été restauré au 17ème siècle puis par Adrien PICARD-L’ÉPINE de Paris en 1767 et 1768.
Au 19ème siècle interviennent successivement Jean-Baptiste GADAULT de Paris en 1823, Nicolas-Antoine LÉTÉ et son associé
Antoine FILPOWICZ de Mirecourt (Vosges) en 1840, et Pierre-Alexandre DUCROQUET de Paris en 1852.
En 1901, l’instrument en très mauvais état est vendu à la paroisse Saint-Pierre de Toucy (Yonne). L’orgue a été remonté avec la
balustrade de la tribune d’Auxerre qui porte encore les armes de Mgr. Amyot, le buffet du 16ème siècle renferme encore quelques
éléments sonores anciens.
Cette même année 1901, la maison ANNEESSENS de Menin (Belgique) a construit un orgue symphonique neuf de 47 jeux, sur trois
claviers et pédalier avec des transmissions pneumatiques, placé dans un buffet néo-gothique. L’orgue était situé dans une chapelle
latérale du bas-côté sud, près du transept.
L’instrument a été remanié en 1952 par la maison GUTSCHENRITTER-MASSET de Paris.
En 1986, le facteur Dominique OBERTHUR de Saintes, a reconstruit l'orgue au même emplacement dans un nouveau buffet
résolument moderne. L’orgue comporte avec 47 jeux, dont quelques jeux d’ANNEESSENS, sur quatre claviers et pédalier, avec une
transmission mécanique des claviers en fibre de carbone, et une transmission électrique des jeux avec combinateur électronique.
La console se trouve dans une chambre contenue dans le soubassement de l'orgue. L'organiste a le retour du son de l'instrument par
l'intermédiaire de quatre microphones placés devant la façade tandis qu'un système de télévision avec trois caméras lui permet de
suivre la liturgie.
Trois jeux réservés lors de la construction ont été ajoutés depuis lors : Sesquialtera II au Grand-chœur, Trompette 8’ et Clairon 4’ à la
pédale.
Merci à François Bédague pour sa communication.
Autres caractéristiques :
50 jeux - 4 claviers manuels de 61 notes et pédalier 32 notes
Transmission mécanique des claviers et électrique des jeux
Accouplements : II/I - III/I - IV/I - III/II - IV/II - IV/III
Tirasses : I/P - II/P - III/P - IV/P
Combinateur électronique 1024 combinaisons
Tutti
Helmut Deutsch
Franz Liszt : Prélude
Jacques Kauffmann
A. Fleury : Prélude & Fugue