Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 15/08/2008 Mise à jour le 09/02/2015 L’orgue Clicquot (1761) de la cathédrale St Louis de Versailles (78). Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Ile-de-France Départ. : Yvelines Ville : Versailles Local : Cathédrale St Louis Facteur : Clicquot / Cavaillé-Coll Année : 1761 / 1863 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

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Carte Cliquer Photos Louis XIV avait promis aux versaillais une église faisant le pendant avec la cathédrale Notre-Dame. Ce fut Louis XV qui s’acquitta de la promesse en faisant bâtir d’abord une chapelle. Celle-ci s’avérant trop petite, l’architecte Jacques Hardouin- Mansart de Sargonne, petit fils du célèbre architecte de Louis XIV, fut chargé de réaliser cet édifice entre 1742 et 1754. La référence à l’église St Roch de Paris est frappante. La façade est surmontée d’un fronton triangulaire et est ornée de colonnes doriques et corinthiennes. Les deux tours en retrait de la façade sont surmontées de deux bulbes rococo rappelant le style d’Europe de l’est. La croisée du transept est surmontée d’un dôme. Le chœur circulaire est entouré par un déambulatoire coupé dans l’axe du chœur par la très belle chapelle de la Vierge. La nef très sobre est illuminée par les grandes baies vitrées qui s’ouvrent au second niveau, au-dessus des arcades. La tribune du grand orgue est supportée par un grand arc qui s’appuie sur deux consoles latérales et est ornée d’un remarquable blason de pierre. En 1789, l’église accueillit la Messe des Etats Généraux. L’église fut fermée pendant la révolution puis, après le rétablissement du culte en 1802, elle devint cathédrale du nouveau diocèse de Versailles. Elle ne sera définitivement consacrée qu’en 1843. En 2002, le chœur a fait l’objet d’une restauration dans le style contemporain et en 2003 et 2004, le dôme et la toiture ont été entièrement restaurés. Le grand-orgue en tribune fut commandé en 1759 au facteur parisien Louis-Alexandre CLICQUOT sur l’ordre du roi Louis XV. Ce dernier décéda en 1760 et c’est son fils François-Henri qui acheva l’instrument en 1761. Le magnifique et imposant buffet est un véritable chef-d’œuvre de menuiserie. L’orgue compte alors 45 jeux sur quatre claviers et pédalier avec ravalement au FA0. En 1829, le facteur Louis-Paul DALLERY procède à des travaux et ajoute la Bombarde 16’ du grand-orgue. En 1840, le facteur John ABBEY, qui vient d’installer ses ateliers à Versailles, remplace les six soufflets cunéiformes d’origine par une soufflerie neuve. En 1863, la maison CAVAILLÉ-COLL restaure l’orgue et le « rajeunit » dans le goût romantique de l’époque. L’instrument passe alors à 46 jeux sur trois claviers et pédalier. Les claviers et la soufflerie sont reconstruits. De nouveaux jeux romantiques composent le Récit qui remplace le Positif intérieur. Des jeux de Mixtures et mutations sont remplacés par des jeux harmoniques. Toutefois CAVAILLÉ conserve une grande partie de la tuyauterie CLICQUOT en bon état, ce qui représente quand même quasiment la moitié de la tuyauterie encore existante. De nouveaux accouplements sont réalisés et la transmission du grand-orgue est soulagée par une machine Barker. En 1901, Charles MUTIN, successeur de CAVAILLÉ-COLL effectue un relevage de l’orgue. En 1906, le buffet a été classé aux Monuments Historiques. Des interventions peu heureuses sont notées en 1925 (BOSSIER) et 1948 (COSTA DUVAL). En 1961, la partie instrumentale CLICQUOT/CAVAILLÉ-COLL a été classée aux Monuments Historiques. Cette même année, la maison BEUCHET-DEBIERRE de Nantes réalise des travaux conservatoires des parties anciennes. En 1969, l’Etat demande à BEUCHET-DEBIERRE de restaurer l’instrument. Malheureusement le décès de Joseph BEUCHET en 1970 arrête les travaux. Entre 1987 et 1989, la Manufacture Lorraine des Grandes Orgues, dirigée par Théo HAERPFER, a restauré entièrement l’orgue dans son état de 1863. Les ajouts malheureux du 20ème siècle ont été annulés. Ce grand orgue a retrouvé une sonorité remarquable qui allie à merveille le génie de CLICQUOT et celui de CAVAILLÉ-COLL, à l’exemple de son grand-frère de l’église St Roch de Paris. Autres caractéristiques : 46 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Machine Barker au GO Accouplements : I/II, III/II Tirasses : I/P - II/P - III/P Appels d'anches : I, II, III, P Appel GO - Octave grave GO Expression Récit par cuiller Diapason : La = 435 Hz Tempérament légèrement inégal Voir l’orgue de choeur Abbey/Cavaillé