Orgues en
France
et dans le monde.
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Historique
Photos
Carte
Vannes
(56)
Cathédrale St Pierre
Debierre, 1896
Composition
:
| I.
Positif |
II. Grand-Orgue |
III. Récit |
Pédale |
| |
|
|
|
| Flûte 8' |
Montre
16' |
Quintaton
16' |
Contrebasse
16' (GO) |
| Gambe 8' |
Bourdon
16' |
Flûte
traversière 8' |
Soubasse
16' (GO) |
| Bourdon 8' |
Montre
8' |
Violoncelle
8' |
Basse
8' (GO) |
| Flûte 4' |
Flûte
harmonique 8' |
Cor de
nuit 8' |
Dolce
8' (GO) |
| Nazard 2 2/3' |
Salicional
8' |
Voix
céleste 8' |
Bombarde
16' |
| Clarinette 8' |
Bourdon
8' |
Flûte
octaviante 4' |
Trompette
8' |
| |
Prestant
4' |
Octavin
2' |
|
| |
Doublette
2' |
Trompette
8' |
|
| |
Plein-Jeu
II-V |
Voix
humaine 8' |
|
| |
Cornet
V (1985) |
Basson-Hautbois
4' |
|
| |
Basson
acoustique 16' |
|
|
| |
Trompette
8' |
|
|
| |
Clairon
4' |
|
|
Autres
caractéristiques :
31 jeux- 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes
Transmission électro-mécanique des claviers et des jeux
Accouplements : I/II - III/II - II Sup/II
Tirasses : I/P - II/P- III/P - Psup/P
Appel des anches I,II et III
Appels fonds, anches et tutti
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C'est
en 1740, sous l'épiscopat de Monseigneur Antoine Fagon, que
le Chapître de la Cathédrale décide de commander un nouvel orgue pour
remplacer celui du XVIIe siècle devenu trop vétuste.
Autour de Marcellin TRIBUOT, le facteur d'orgues, sept personnes
travaillent à la réalisation de la tribune et du buffet. Un architecte
Pierre Bourgogne, un dessinateur, le sieur Renaud, un menuisier Guyot,
un charpentier Thomazic, deux tourneurs sur bois, homme Pintier et
Michel Housset et deux sculpteurs Jean Véniat et François-Joseph
Lottembert. Les travaux commandés en 1740 seront terminés deux ans plus
tard. Deux équipes se partagent le travail : l'une s'occupe de la
tribune, l'autre du buffet.
Guyot exécute le buffet dessiné par Renaud. Enfin Véniat et Lottembert,
sculpteurs vannetais, réalisent le décor sculpté. L'orgue est constitué
de deux buffets : le positif et le grand orgue. Le positif est placé en
encorbellement au milieu de la tribune tandis que le massif du
grand-orgue est composé de trois niveaux de panneaux moulurés, carrés
au niveau inférieur, rectangulaires horizontaux au niveau médian et
rectangulaires verticaux au niveau supérieur. Au centre du massif
s'ordonne, autour de la fenêtre de la console aujourd'hui fermée,
panneaux rectangulaires et carrés alternés sur trois étages.
La simplicité de la composition de ce buffet, ponctuée par des éléments
marquants de sculpture, met en valeur la tuyauterie de l'orgue. La
conception d'ensemble est axée sur l'instrument et non sur la
construction qui l'accompagne. Cependant, cette sobriété
caractéristique du milieu du XVIIIe siècle est agrémentée par la
liberté de création des sculpteurs qui ont ici fait preuve d'une grande
maîtrise et d'un esprit inventif original.
En 1894, l'instrument est reconstruit par Louis DEBIERRE qui installe
une traction électrique. L'orgue est reçu le 23 juillet 1896.
DEBIERRE réalise un instrument de style symphonique, avec deux
plans sonores principaux, Grand-orgue et récit et un
positif très doux entre les deux.
Le facteur Georges Gloton restaure
l'instrument en 1920 puis, une seconde fois, en 1935.
Le 18 juillet
1980, la partie instrumentale est classée « monument historique ».
Une anecdote : Jean MACHAUX (1890-1979) : nommé organiste de la
Cathédrale de VANNES (Morbihan) le 7 septembre 1919, il prend sa
retraite le 20 novembre 1976, à l'âge de 86 ans, après avoir travaillé
durant 57 ans dans la même église.
En 1984, il fut décidé de restaurer l'orgue à l'identique et les
travaux ont été confiés aux facteurs Claude THIBAUD et Claude MADIGOUT,
de Nantes. Ainsi, l'ensemble du matériel mis en place par Louis
Debierre en 1896 a été conservé et seul un jeu de cornet est venu
compléter la composition initiale du facteur d'orgues nantais.
Commencés le 19 février 1984, les travaux de restauration ont porté à
la fois sur la partie instrumentale et sur le buffet de l'orgue, pour
s'achever au mois d'octobre 1985.
Les travaux ont été divisés en trois phases:
• 1. Le démontage de l'instrument
Les 1837 tuyaux composant l'instrument furent déposés et les facteurs
accomplirent le travail minutieux qui consista à nettoyer, réparer les
tuyaux un à un, exceptés les tuyaux de façade qui attendront 1985 pour
subir ce rajeunissement. En fait, les tuyaux romantiques, de très bonne
qualité, n'avaient que très peu souffert et les facteurs durent
simplement restituer certains jeux qui avaient pâti d'interventions
antérieures malheureuses.
Vinrent ensuite les grands réservoirs, les soufflets ont été ouverts et
nettoyés; leur parfaite étanchéité a été vérifiée et les peaux ont été
réparées là où elles comportaient des fuites. Ensuite les facteurs
s'attaquèrent aux sommiers. En raison de leur excellent état et bien
que maintenus en place, ils ont été à leur tour nettoyés, leurs
soupapes et blocs électro-aimant démontés.
Ces tâches achevées, les facteurs entreprirent les travaux d'atelier
pour la construction d'un jeu de cornet neuf, la préparation des
nouveaux câbles électriques, la restauration des blocs pneumatiques, la
réparation de certains tuyaux et la remise à neuf des claviers.
• 2. La restauration du buffet et de la
tribune
Cette remise en valeur a été effectuée, durant les mois de juillet et
août 1984 par M. Jean Poilpré, ébéniste et restaurateur d'art de
Saint-Quay-Portrieux, aidé de deux compagnons. Le travail consistait à
restituer au beau buffet sa teinte d'origine. La supression, par
raclage et ponçage, des couches de vieux vernis, permit d'obtenir une
homogénéité dans la teinte de l'ensemble. Désormais éclairci, le beau
chêne révèle enfin la qualité des sculptures qui ornent le buffet.
En menuiserie, la réparation des parties ayant subi une dégradation
entraîna la vérification des assemblages et le rechevillage des
montants. Les manques en moulures et motifs sculptés ont été remplacés
et exécutés à l'identique. Enfin, quatre couches de cire ont été
nécessaires, pour obtenir après lustrage, l'aspect définitif souhaité.
• 3. Le remontage de la partie
instrumentale
Au mois de mai 1985, les facteurs revinrent à la tribune de l'orgue
pour mener à bien le remontage de l'instrument. Cette tâche comportait,
entre autre, la restauration à l'identique systématique de tous les
organes de transmissions entre les claviers et le matériel sonore.
La console et les claviers furent remontés avec toute la mécanique et
les contacts électriques existants dans ce type de transmission.
Une fois réparés, les plus gros tuyaux de la montre 16 et de la montre
8 reprirent leur place, et la façade, ainsi remeublée, retrouva son
aspect initial dès la fin juillet 1985.
Ensuite, les facteurs procédèrent à l'installation des nouveaux
sommiers du cornet, placés au centre du buffet juste dernière la façade.
Enfin, l'ultime phase, l'harmonisation : accorder chaque tuyau,
surveiller l'harmonisation, égaliser la puissance du son des tuyaux et
régler la puissance des jeux les uns par rapport aux autres. Cette
élaboration de la couleur sonore de l'instrument ne doit pas laisser de
côté le réglage de la promptitude des attaques de chaque tuyau et
l'ajustage de toute la mécanique de l'orgue.
Jean-Christophe
AUGER
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Photos :



L'orgue de choeur DEBIERRE.
Carte :
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