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   Page créée le 14/07/2009       Mise à jour le 23/08/2016   Le grand-orgue Poirier & Lieberknecht (1864) de la basilique N.D de la Daurade de Toulouse (31).
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Midi-Pyrénées Haute-Garonne Ville : Toulouse Local : Basilique Notre-Dame de la Daurade Facteur : Poirier & Lieberknecht Année : 1864
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La basilique a été construite à l’emplacement d’une très ancienne église du 5ème siècle. Cette église primitive avait une forme décagonale et était surmontée d’une coupole décorée à l’intérieur de pièces de mosaïques sur fond de feuilles d’or, d’où son nom de « deaurata », dorée. Le culte de la Vierge y est présent dès l’an 431. Au 9ème siècle, l’église devient abbatiale du couvent des bénédictins fondé en 844. Au 11ème siècle, l’église décagonale est prolongée d’une nef romane. Les pèlerins vers Compostelle affluent et viennent vénérer la Vierge Noire. Au 14ème siècle la statue de la Vierge Noire (alors appelée Notre- Dame la Brune), est volée et remplacée par une copie. On pense aujourd’hui que la statue primitive se trouverait à la cathédrale de Solsona en Catalogne, appelée ici « Mare de Déu del Claustre ». Au 15ème et au 16ème siècle, le prieuré qui avait auparavant connut une période d’expansion, décline et n’abrite plus que quatre moines en 1506. En 1639, le prieuré est confié aux bénédictions de Saint-Maur qui redonnent au couvent son éclat et reconstruisent les bâtiments du monastère. C’est à cette époque que culte de la Vierge Noire et ses processions connaissent leur apogée. La coupole antique qui menace de s’écrouler est détruite en 1703 et est remplacée par un dôme en 1760. Mais celui-ci menace à son tour de faire écrouler l’église qui doit être abattue en 1761.La construction de la nouvelle église débute en 1765. Mais les travaux sont arrêtés pour permettre la construction des quais de la Garonne. Les travaux reprennent en 1776 avec des plans nouveaux, sur le modèle de St Pierre de Rome. L’édifice est quelque peu déplacé, le chœur antique se retrouvant sous le transept. Puis les travaux sont de nouveau arrêtés sous la révolution. La statue de la Vierge Noire est détruite en place du Capitole par la municipalité en 1799. Une nouvelle copie sera réalisée en 1807. Le cloître est démoli en 1811. Les travaux de l’église repris sous Napoléon seront achevés pour le principal en 1836. L’église est élevée au rang de basilique mineure par le pape Pie IX en 1876. Les travaux d’aménagement de l’édifice ont été achevés en 1883. La basilique a été classée aux Monuments Historiques en 1963. La précédente église possédait un instrument dont on ne connait pas l’origine. Il fut vendu à la cathédrale de Pamiers (Ariège) en 1777, où il fut transféré et restauré par le facteur Grégoire RABINY de Toulouse. De 1815 à 1819, le facteur Pierre CAMPARDON de Toulouse construisit partiellement un nouvel orgue, à partir d’un instrument donné par un particulier et de l’ancien orgue de l’abbaye bénédictine de Longages (Huate-Garonne), fermée par la révolution. De 1819 à 1824, le facteur Antoine PEYROULOUS de Toulouse complèta le travail de CAMPARDON. L’instrument se dégradera rapidement, particulièrement dans les années 1850. En 1861, la fabrique passa commande d’un grand-orgue neuf aux facteurs toulousains Emile POIRIER et Nicolas LIEBERKNECHT, anciens compagnons de la maison DAUBLAINE & CALLINET de Paris. Les deux facteurs réutilisent une bonne partie de la tuyauterie de l’instrument précédent, tuyauterie d’excellente qualité. Le buffet est dessiné par l’architecte Villeneuve à partir du buffet ancien, passablement élargi, et est réalisé par l’ébéniste Lacassin. De 1861 à 1864, POIRIER et LIEBERKNECHT réalisent un superbe instrument dit de transition : le plénum de 16’ au G.O, de 8’ au Positif, les cornets postés, le chœur d’anches, la tuyauterie coupée au ton du GO et du Positif, c’est la tradition purement classique ; le grand récit avec ses jeux pavillonnés, les jeux gambés, les flûtes harmoniques, les nouveaux jeux comme l’Euphone 8’ ou le Cor Anglais 16’ à anches libres, voici introduite la nouvelle facture romantique. L’instrument a été inauguré par Alfred LEFEBURE-WELY en février 1864. L’ensemble est d’une qualité sonore exceptionnelle, l’harmonisation réalisée par les facteurs est remarquable. A noter que la console est en fenêtre centrale et que la division de pédale ne comporte que 25 notes, les cinq supplémentaires au pédalier étant en tirasse du G.O. L’expression du Récit est à cuiller. En 1889, la maison Eugène PUGET de Toulouse a effectué une restauration. En 1897, Jean-Baptiste PUGET modifie la transmission du Récit et de la Pédale en pneumatique. En 1947, Maurice PUGET modifie trois jeux, heureusement sans dégrader l’esthétique de l’orgue. En 1979, l’instrument a été classé aux Monuments Historiques pour sa partie instrumentale. De 1990 à 1992, les facteurs Jean-Loup BOISSEAU et Bertrand CATTIAUX de Béthines (Vienne) ont restauré l’orgue. En plus d’un relevage complet, la mécanique du Récit et de la Pédale a été rétablie, la soufflerie et l’alimentation en vent ont été restaurées. Les modifications de PUGET ont été annulées. Cet instrument remarquable a retrouvé tout son souffle et sa richesse sonore. L’orgue restauré a été inauguré par un récital en octobre 1992 de Michel Bouvard, Jan Willem Jansen, Jean Boyer et Philippe Lefebvre. Sa palette sonore permet l’interprétation du répertoire aussi bien du 18ème que du 19ème ou même contemporain.
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Autres caractéristiques : 42 jeux - 3 claviers manuels de 54 notes et pédalier 30 (25+5) notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Mécanique à balanciers pour les claviers avec machine Barker au G.O Console en fenêtre centrale du grand buffet Accouplements : I/II (16,8') - III/II (16,8') Tirasse : II/P Appel G.O Appels des anches : I (B/D) - II - III (B/D) - P Orage
Michel CHAPUIS - 1992
Le grand-orgue et l’orgue de choeur 2010