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   Page créée le 22/08/2016         Le grand-orgue Puget (1888) de l’église N.D de la Dalbade de Toulouse (31).
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Midi-Pyrénées Haute-Garonne Ville : Toulouse Local : Eglise Notre-Dame de la Dalbade Facteur : Puget Année : 1888
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Il y avait à cet emplacement une très ancienne église construite au 6ème siècle et détruite par un incendie en octobre 1442. Cette église enduite de chaux portait le nom de Santa Maria dealbata, Notre-Dame La Blanche. Elle fut remplacée par l’actuel édifice, consacré en 1480 et construit en briques dans le style gothique méridional. La nef unique s’appuye sur d’imposants contreforts et se termine par un chevet pentagonal à l’est. Le nom de l’église se transforma en Notre-Dame de la Dalbade, évolution de l’ancien nom. Le clocher fut érigé en 1551 et il culminait à 87 m, plus haut que celui de Saint-Sernin. La flèche fut démantelée par les révolutionnaires en 1795. Le porche monumental et la tribune de l’orgue furent construits en 1844. La flèche a été reconstruite en 1881, encore plus haut que la précédente, culminant à 91 m. Malheureusement elle s’écroula une nuit d’avril 1926, tuant un couple de boulangers. L’église fut alors restaurée mais la flèche ne fut pas reconstruite. Le portail occidental date de 1537 et il est entouré d’un tympan en céramique de style renaissance italienne de 1878, qui représente une copie du Couronnement de la Vierge de Fra Angelico.
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Autres caractéristiques : 50 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Machines Barker Accouplements : II/I - III/I - III/II - I/I 16' - II/II 16' - III/III 16' Tirasses : I/P - II/P - III/P Appel G.O. Appel des anches : I - II - III - P Tonnerre - Forte général
L’église a possédé un orgue au moins depuis la première moitié du 17ème siècle. En 1760, le facteur Jean-Baptiste MICOT, récemment installé à Toulouse avec ses deux fils, construisit un instrument neuf dans le buffet du 17ème. Il nous en donne la composition dans son inventaire des orgues de Toulouse de 1796. A noter l’étrange similitude de la composition avec les orgues du même facteur à Vabres l’Abbaye (1762), St Pons-de-Thomières (1771) et St Chinian (1784).
En 1845, la paroisse commanda un grand-orgue neuf au facteur Prosper MOITESSIER de Montpellier (Hérault). L’orgue MICOT fut démonté. MOITESSIER le remaniera et le remontera dans l’église St Jacques de Villegoudou à Castres (Tarn) en 1863, où il se trouve toujours. MOITESSIER construit un grand seize pieds de 46 jeux sur trois claviers et pédalier, dans un buffet neuf. Le clavier de grand- orgue était pourvu d’un abrégé pneumatique tubulaire, l’un des tous premiers systèmes pneumatiques connus. En février 1850, le nouvel instrument fut inauguré par Alfred LEFEBURE-WELY. Toutefois la qualité de l’orgue et notamment son harmonisation n’étaient pas d’excellente qualité. En 1877, le facteur toulousain Théodore PUGET installa un orgue de chœur dont la qualité impressionna les membres de la fabrique. Ce qui incita sans doute la paroisse à confier à Eugène PUGET, successeur de son père Théodore, la reconstruction du grand- orgue. En 1888, PUGET livra le nouvel instrument de 47 jeux de style symphonique français. Le facteur a réutilisé le buffet (sans le Positif de dos) ainsi qu’une partie importante du matériel sonore de MOITESSIER. Les deux tourelles et les deux plate-faces latérales datent de cette époque. L’orgue était doté d’une transmission mécanique des claviers soulagée par trois machines Barker. La traction des jeux était mécanique assistée de moteurs pneumatiques et la transmission de la pédale électropneumatique. Le Positif et le Récit sont enfermés dans deux boitiers expressifs. Cet instrument qui reste l’une des œuvres majeures de la maison PUGET, fut inauguré en novembre 1888 par un récital de Charles-Marie WIDOR. L’orgue fut endommagé lors de l’effondrement du clocher en avril 1926. En 1926 et 1927, la maison de Maurice PUGET effectua la restauration et modifia la disposition : Modification du Plein-Jeu et du Cornet de grand-orgue, transformation du Piccolo de grand-orgue en Tierce et de la Dulciane 4’ du Positif en Quinte. En 1978, le facteur Patrice BELLET a remplacé le ventilateur électrique. Mais à ce moment l’instrument fatigué et empoussiéré par les travaux effectués sur la grande verrière devenait quasiment injouable. La partie instrumentale de l’orgue a été classée aux Monuments Historiques en 1979. De 1982 à 1986, l’organiste titulaire et facteur d’orgue Gérard BANCELLS, aidé de Philippe BACHET, André TOUZEL et Frédéric HERVIANT, a entièrement nettoyé l’orgue et restauré la tuyauterie abimée. Les jeux modifiés par PUGET en 1927 ont été reconstitués et la traction de la pédale a été transformée en traction mécanique. En 2009, les facteurs Gérard BANCELLS et Denis LACORRE de Carquefou, près de Nantes (Loire-Atlantique), ont effectué une restauration complète de l’orgue dans sa disposition originale. Seule diffère la transmission de la pédale, mécanique assistée de deux machines Barker. L’orgue symphonique PUGET a retrouvé tout son souffle. Il émerveille par sa richesse sonore et notamment la qualité des jeux de fonds et la singularité des jeux d’anches issus de l’orgue MOITESSIER.
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Composition de l'orgue MICOT de 1760