Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 28/07/2008 mise à jour le 13/10/2013 L’orgue Schwenkedel (1963) de la cathédrale St Etienne de Toul (F - 54). Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Lorraine Ville : Toul Local : Cathédrale St Etienne Facteur : Schwenkedel Année : 1963 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition
Carte Cliquer Photos Grand-orgue de la Cathédrale Notre-Dame de Paris Photo E. Seyer Photo E. Seyer Photo E. Seyer Photo E. Seyer L’histoire des orgues remonte au 14ème siècle, avec la construction d’un instrument par le sieur Huart DE VAUCOULEURS en 1357 et placé dans la chapelle du transept nord. Cet orgue est reconstruit en 1413 et 1414 par Pierre PHILIPPOT, facteur parisien. En 1462, l’instrument est de nouveau reconstruit par Jehan de REJESTAIN. Entre 1511 et 1513 un nouvel orgue est construit par Jacquemin JACQUOT et placé sur le jubé. Cet instrument sera donné en 1545 à l’église de St Jean-du-Cloître. On note également la présence d’un troisième instrument de 9 jeux dans la chapelle St Gérard, instrument réparé en 1546 par Michel HOUSSEMANT. En 1533 et 1534 un grand-orgue est construit en tribune au dessus du portail ouest. On n’en connait pas le facteur. Cet orgue est réparé en 1596 par les frères Florent et Nicolas HOCQUET, facteurs belges. Des réparations sont notées en 1661, puis une restauration en 1677. En 1751, après plus de dix ans de recherches d’un facteur, un contrat est passé au jeune facteur Nicolas DUPONT, élève de François THIERRY, qui achevait le grand- orgue de Lunéville. L’orgue sera placé sur une tribune neuve érigée en 1752 par l’architecte CHARPY de Toul, au dessus du portail principal. Cette tribune est fermée par une magnifique balustrade prévue pour recevoir le Positif de dos. Le buffet a été dessiné par le sculpteur Athanase LACOUR de Toul. Le buffet principal comprenait deux grosses tours reliées par une corniche semi-circulaire, et trois tourelles plus petites. L’instrument possédait 41 jeux sur quatre claviers et était l’un des plus grands instruments de l’époque. Il a été achevé et inauguré en juillet 1755 En 1766, l’instrument fut révisé par DUPONT. L’orgue fut épargné par la Révolution. Il sera révisé à l’instigation de son organiste le moine bénédiction Dom Antoine JOURDEZ, en poste jusqu’à 1828. En 1841, l’orgue a été restauré par le facteur Joseph CURVILLIER, élève de DUPONT et de VAUTRIN. L’étendue des claviers est portée de 50 à 53 notes. La Tierce du Positif de dos est remplacée par une Flûte 4, un Hautbois 8’ et un Bourdon 8’ sont ajoutés au Récit ainsi qu’une Flûte 16’ et une Bombarde 16’ à la pédale. En 1870, l’instrument est endommagé lors des bombardements de la ville. L’orgue est réparé et nettoyé en 1872 par le facteur Henri JACQUET de Bar-Le-Duc. Les huit soufflets cunéiformes sont remplacés par un réservoir, les claviers sont remplacés. Au Grand-orgue, les deux Tierces sont remplacées par un Salicional 8’ et une Flûte Harmonique 8’, la Quarte de Nasard est baptisée Octave 2’, au Positif une Gambe 8’ est placée et les jeux de Cymbale et de Larigot supprimés. Le clavier d’Echo est supprimé. Cette même année 1872, JACQUET construit un orgue de chœur de 4 jeux et 2 demi-jeux, sans pédale. En 1881, l’orgue est restauré par le facteur Jean BLESI de Nancy, à l’instigation de l’organiste Joseph OURY. Sa composition est de nouveau romantisée avec l’ajout d’un boitier expressif au Récit et d’une machine Barker au Grand-orgue. A la pédale sont ajoutés une Soubasse 16’, une Quinte 10 2/3’ et un Violoncelle 8’ sur des sommiers à piston. En 1920, le facteur Théodore JACQUOT restaure entièrement l’instrument qui a subi des dommages pendant la grande guerre. Une machine Barker est ajoutée au Récit et un ventilateur électrique est installé. JACQUOT ajoute à l’orgue de chœur une pédale dotée d’un Bourdon 16’. Le 19 juin 1940, le grand-orgue de DUPONT est détruit par l’incendie de la toiture. En 1960, en attendant la construction d’un grand-orgue, l’orgue de chœur est restauré et agrandi par Curt SCHWENKEDEL de Strasbourg et Philippe HARTMANN de Rainans (39). Après que la tribune fut restaurée en 1962, le grand-orgue actuel a été construit et installé par Curt SCHWENKEDEL. Il s’agit d’un grand instrument néo-baroque de 63 jeux sur quatre claviers. La transmission mécanique des claviers représente une évolution remarquable à cette époque, et c’est la plus grande réalisation de Curt SCHWENKEDEL. Le matériel sonore a été entièrement réalisé par SCHWENKEDEL. Le buffet, même si l’orgue ne parait pas en avoir, a été dessiné par Georges LHÔTE et l’harmonisation réalisée par Laurent STEINMETZ. Ce magnifique instrument a été inauguré en juin 1963 par Gaston LITAIZE. En 1987 et 1988 l’orgue a fait l’objet d’un relevage réalisé par Théo HAERPFER et Gérard JOURDAIN. Un tremblant est ajouté au grand-orgue, l’Echo devient expressif. Les travaux réalisés au début des années 2000 dans la nef ont entraîné une accumulation importante de poussière et de fientes d’oiseaux dans l’instrument. En 2002, un nettoyage complet et un accord général ont été réalisés par le facteur lorrain Jean- Baptiste GAUPILLAT de Noviant-Aux-Prés (Meurthe-et-Moselle). Depuis 2010, le Festival Bach de Toul s’appuie sur le grand-orgue SCHWENKEDEL pour faire rayonner l’œuvre de J.S BACH à Toul et dans sa région. http://www.bachtoulfestival.com L’imposante cathédrale St Etienne a des origines fort lointaines. Dans la seconde moitié du 5ème siècle une première cathédrale est édifiée, sans doute à l’emplacement d’un temple romain. Elle comprenait trois églises consacrées à Notre-Dame, à St Etienne et à St Jean-Baptiste. Entre 963 et 967 une nouvelle cathédrale romane est érigée à l’emplacement des trois basiliques. La construction de la cathédrale gothique actuelle est entreprise en 1221 et s’étalera sur plus de trois siècles, jusqu’en 1561. En 1790, l’évêché de Toul est supprimé au profit de Nancy. Mais en 1824, l’évêché de Nancy devient l’évêché de Nancy-Toul et la cathédrale retrouve son rang. Elle est classée aux Monuments Historiques en 1840. La toiture et la tour sud sont détruites par un bombardement, le 19 juin 1940. La restauration durera quarante ans…Le cloître gothique est considéré comme l’un des plus grands de France. Autres caractéristiques : 63 jeux - 4 claviers manuels de 56 notes et pédalier 32 notes Traction mécanique des claviers et électropneumatique des jeux Accouplements : I/II - III/II Tirasses : I/P - II/P - III/P - IV/P 5 combinaisons libres Tutti L'orgue DUPONT L'orgue DUPONT L'orgue DUPONT - Composition originale de 1755 L’orgue Dupont avant 1940 Composition originale de l’orgue de 1755 Cliquer sur les images pour les agrandir.