Orgues en France et dans le monde.

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St Sever  (40)

Abbatiale


Cavaillé-Coll, 1898



Composition :

I. Grand-Orgue II. Positif expressif III. Récit expressif Pédale
       
Montre 16' Cor de nuit 8' Quintaton 16' Flûte 16'
Bourdon 16' Salicional 8' Flûte traversière 8' Soubasse 16'
Montre 8' Unda maris 8' Gambe 8' Flûte 8'
Flûte harmonique 8' Dulciane 4' Voix céleste 8' Bourdon 8'
Bourdon 8' Flûte douce 4' Flûte octaviante 4' Bombarde 16'
Prestant 4' Carillon III Octavin 2' Trompette 8'
Quinte 2 2/3' Trompette 8' Basson-Hautbois 8'  
Doublette 2' Voix humaine 8' Clarinette 8'  
Plein Jeu V Tremblant Trompette harmonique 8'  
Bombarde 16'   Clairon 4'  
Trompette 8'   Tremblant   
Clairon 4'      

Autres caractéristiques :
36 jeux  - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes 
Traction mécanique des claviers et des jeux
Machine Barker au Grand-Orgue
Pédales de combinaison : Orage-Appel d'anches : Pédale, Récit, Grand-Orgue
Accouplements : REC/POS 8; REC/GO 16,8; POS/GO 8 GO 16
TirassesGO/PED, POS/PED, REC/PED; GO 16


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Historique :



On connaît l'existence de quatre instruments successifs dans l'abbatiale bénédictine de Saint-Sever.
Le premier fut construit vers 1500, vraisemblablement par le Frère Jean d'Abadie. Il fut détruit par les Huguenots en 1569.
Un nouvel orgue est construit par François Lépine, en 1712, sous le prieuré de Charles Armand De La Vie.
C'est cinquante ans plus tard que le moine bénédictin Dom Bédos de Celles y construisit un nouvel instrument dont nous avons conservé le buffet. Il a travaillé quatre ans sur cet instrument, juste avant de se pencher sur la rédaction de son Art du facteur d'orgues. On peut constater une ressemblance frappante entre le grand seize pieds décrit dans l'ouvrage et celui réalisé à Saint-Sever.

En 1842, l'instrument fut restauré par Daublaine et Callinet. Une expertise des travaux fut d'abord faite par d'Anjou.
À la demande de la fabrique, une contre-expertise fut effectuée par Simon, organiste de l'église royale de Saint-Denis et de la basilique Notre-Dame-des-Victoire à Paris. Divers projets de restauration, à partir de 1850, tentèrent de maintenir intégralement l'instrument du célèbre bénédictin.

En 1885, il fut décidé de confier à Aristide Cavaillé-Coll un travail qui fut, cette fois, une reconstruction complète de l'orgue.
C'est donc dans le buffet du dix-huitième siècle cependant que sera construit l'instrument que nous connaissons aujourd'hui. Seuls quelques tuyaux de bourdon furent conservés. Il fut inauguré par Alexandre Guilmant le 9 octobre 1898. Cela prouve que de nombreuses difficultés surgirent avant l'achèvement du projet étant donné cette date de 1898 et la réception officielle des travaux le 20 février 1896.
Ernest Bouilloux finira les travaux en 1900.
C'est un des derniers instruments construits par la maison Cavaillé-Coll, du vivant d'Aristide, et avant la reprise de celle-ci par Charles Mutin. C'est aussi le plus important orgue Cavaillé-Coll d'Aquitaine et aussi un des plus authentiques au monde car il n'a jamais été modifié.

L'orgue est situé au fond de la nef principale, contre le mur ouest, sur une tribune de pierres, soutenue par un arc en plein cintre.
L'instrument est un 16 pieds en montre. Il comprend deux buffets: le positif aujourd'hui vide, à trois tourelles, la plus petite au centre, et le Grand-Orgue à cinq tourelles. Le massif est limité aux faces-plates extérieures, les deux tourelles latérales en ressaut dominant les culs de lampe et des rinceaux figurant des harpies. Sur tout l'orgue, les lignes accentuées des divers niveaux, les dômes à imbrications, les pots-à-feu, l'allure générale du décor, la logique des articulations nous laissent penser, contrairement aux affirmations de pseudo-experts, que nous avons le buffet de 1710 et non point celui de Dom Bédos. L'ensemble est charpenté en bois; la partie arrière du buffet primitif a été découpée lors de la reconstruction par Aristide Cavaillé-Coll afin de dédoubler l'espace sonore.
La console, séparée et face à la nef est placée à l'emplacement du positif. Elle comprend trois claviers manuels entourés de gradins portant les tirants de jeux.
La soufflerie, située dans le soubassement l'orgue comprend un grand réservoir primaire à pompes, alimentant six soufflets pour les manuels et la machine Barker. On trouve, en outre, deux soufflets pour la pédale.

En 1911, les buffets sont classés « monuments historiques ».

En 1976, c'est au tour de la partie instrumentale d'être classifiée « monument historique ».

En 1980, il a fait l'objet d'une soigneuse restauration à l'identique par Robert Chauvin, facteur d'orgues de Dax.


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Photos :

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