Orgues en France et dans le monde.

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St Jean de Luz  (64)

Eglise St Jean-Baptiste

 Barthe, 1711 - Chauvin, 1980


Composition :

Positif de dos: Grand-Orgue: Récit expressif: Pédale:
       
Bourdon 8' Bourdon 16' Principal 8' Soubasse 16'
Prestant 4' Montre 8' Bourdon 8' Flûte 16'
Flûte 4' Bourdon 8' Unda maris 8' Principal 8'
Nazard 2' 2/3 Flûte 8' Flûte 4' Bourdon 8'
Doublette 2' Prestant 4' Nazard 2' 2/3 Prestant 4'
Tierce 1' 3/5' Grosse tierce 3' 1/5 Flûte 2' Flûte 2'
Larigot 1' 1/3 Quarte 2' Tierce 1' 3/5 Mixture IV rgs
Plein-jeu V rgs Sesquialtera II rgs Sifflet 1' Bombarde 16'
Cromorne 8' Cornet V rgs Basson 16' Trompette 8'
Hautbois 8' (D) Fourniture V rgs Trompette 8' Clairon 4'
  Cymbale III rgs Trompette en chamade 8'  
  1ère Trompette 8' Voix humaine 8'  
  2è Trompette 8' Clairon en chamade 4'  
  Clairon 4'  

Autres caractéristiques :
47 jeux - 3 claviers manuels et pédalier
Accouplements: Pos./G.O., Réc./G.O.
Tirasses: Pos., G.O., Réc.
Tremblants: Pos., Réc. Rossignol.


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Historique :


Les archives municipales indiquent qu'un orgue était en fonction au début du XVIIe siècle.

En 1636, les communes de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz furent occupées, incendiées, détruites par les troupes espagnoles : il semble que l'orgue ait fait les frais de cette violence et soit resté plusieurs années à l'abandon.


Pour l'occasion du mariage du roi Louis XIV, il fallut remettre l'instrument en état au plus vite. Un contrat fut signé, le 28 avril 1659, avec Gérard Brunel, organier originaire de Rodez, qui s'engagea à reconstruire l'instrument dans son ancien meuble, un buffet en un seul corps datant vraisemblablement de la Renaissance. Brunel reconstruisit un petit orgue comprenant deux claviers, un pédalier et treize jeux.

L'église était alors en pleins travaux d'agrandissement. Lors du démontage des vieilles galeries, en 1672, l'orgue disparut de l'église; peut-être fut-il vendu?

Il ne fut remplacé qu'en 1711, par un instrument auquel travailla le facteur d'orgues Barthe, établi à Oloron-Sainte-Marie. Pour loger le nouvel instrument, il édifia un buffet réutilisant des éléments plus anciens.


Au cours des siècles, ce beau buffet sculpté, aujourd'hui classé « Monument historique », servit d'écrin à plusieurs instruments.

Au XVIIIe siècle, de célèbres artisans oeuvrant en Aquitaine augmentèrent peu à peu les possibilités sonores de l'orgue, suivant l'épanouissement de l'esthétique classique française.

Adrien Lépine, installé à Bordeaux, signa en mai 1722, un devis pour reconstruire l'orgue, qui ne semblait pas donner toute satisfaction. C'est probablement lui qui ajouta le buffet du positif de dos.

Fin 1724, son frère aîné, François L'Épine, établit un rapport critique sur l'instrument et signa un nouveau contrat pour parfaire l'ouvrage. À cette époque, l'orgue possédait déjà quatre claviers et un pédalier de 17 notes.

En 1730, l'organiste Jean Durocher établit un état des réparations et améliorations qu'il souhaitait faire apporter à l'instrument, pour lui donner plus de brillant. Ces travaux furent confiés, en 1732, à Louis Bessart, organier parisien.

En 1755, Jean-Baptiste Micot, facteur d'orgues installé à Toulouse, répara et en devint l'organiste.

On note encore les interventions en 1762, puis 1767-1768, et 1773 de deux artisans, Labruyère et Mauroumec, tous deux issus de l'atelier du plus célèbre facteur d'orgues de l'époque : Dom Bedos de Celles.


Régulièrement entretenu et mis au goût du jour par les meilleurs artisans du Sud-Ouest ou même Parisiens, l'orgue était, en cette fin de XVIIIe siècle, l'un des principaux instruments de la région.

La Révolution sonna le glas de cet orgue classique, l'église ayant été transformée en magasin à fourrage. Les organistes reprirent du service à partir de 1804 mais ils avaient affaire à un instrument à bout de souffle.


Il fallut attendre en 1837 pour qu'un facteur espagnol originaire de Bilbao, Manuel Amezua, soit appelé pour réparer cet instrument. Faute de moyens, il ne mit qu'un seul clavier en service. Ce petit orgue d'une quinzaine de jeux, reconstruit dans le style espagnol de l'époque, était bien modeste par rapport à son prédécesseur.

En 1875, Georges Wenner, célèbre facteur d'orgues bordelais, ne réutilisa que le buffet ancien pour construire à neuf un bel instrument de style symphonique (32 jeux sur trois claviers).


À partir de 1922, le nouvel organiste titulaire, Charles Lebout, entreprit une campagne de travaux avec l'aide des maisons Puget, de Toulouse, puis Gonzalez, de Châtillon, qui s'échelonnèrent de 1924 à sa mort, en 1959. L'instrument subit plusieurs agrandissements qui en modifièrent considérablement l'esthétique, suivant le courant de la mode de l'époque.


Atteint par l'usure et dénaturé par ces transformations, l'orgue fut finalement entièrement reconstruit en 1980. Les ajouts du XXe siècle furent supprimés, mais l'orgue symphonique était devenu hors d'état d'être restauré. On s'orienta vers la construction d'un orgue neuf de style néo-classique, avec traction mécanique des notes et traction électrique des registres. Ces travaux furent réalisés par l'atelier de Robert Chauvin, organier à Dax, qui réutilisa une nouvelle fois le buffet ancien pour loger un orgue de trois claviers et 47 registres : c'est un des principaux orgues du département.



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Photos :



 


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