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Page créée le 12/07/2016
Le grand-orgue Cavaillé-Coll
(1862) de l’église Notre-Dame
de Saint Dizier (52).
Orgues en France et dans le monde.
Pays :
France
Région :
Champagne-Ardennes
Départ. :
Haute-Marne
Ville :
Saint Dizier
Local :
Eglise Notre-Dame
Facteur :
Cavaillé-Coll
Année :
1862
Passion, Découvertes, Partage....
Historique
Disposition
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Photos
Cette église fut construite initialement dans son style gothique au premier quart du 13ème siècle, à l’emplacement d’un ancien
édifice du 9ème siècle. L’église fut presqu’intégralement détruite en 1775 lors du gigantesque incendie qui ravagea le centre-
ville. Elle fut reconstruite suivant les mêmes plans de 1782 à 1790. Il ne reste de l’église du 13ème siècle que la façade
occidentale et sa tour Sud ainsi que la chapelle du St Sépulcre et son portail.
L’église possédait un grand-orgue qui fut détruit en 1775, mais il n’est ne nous est pas parvenu de description de cet
instrument.
En 1790, la paroisse fit l’acquisition de l’ancien orgue de l’abbaye de Jovilliers (Stainville dans la Meuse), abbaye fermée lors de
la révolution. Cet orgue avait été construit par le facteur Jean RICHARD de Troyes (Aube) en 1769. Toutefois peu de temps
après l’orgue fut jugé trop petit pour l’église et fut revendu à la paroisse d’Eclaron (Haute-Marne).
En 1792, l’église acheta l’instrument et la tribune de l’abbatiale de l’abbaye cistercienne de Larrivour (Aube) détruite en 1775.
L’instrument fut remonté par le facteur Jean RICHARD de Troyes (Aube). Certaines sources attribuent la fabrication de cet
instrument soit à Jacques COCHU de Châlons-en-Champagne soit à Jean RICHARD (Troyes) vers 1750.
Entre 1860 et 1862, le facteur parisien Aristide CAVAILLÉ-COLL fut chargé de reconstruire l’instrument. Il a réutilisé le buffet de
1750 et une grande partie de la tuyauterie. Malgré un budget resserré, le nouvel instrument présentait toutes les
caractéristiques du célèbre facteur. Il fut inauguré en octobre 1862 par un récital de Camille SAINT-SAËNS.
En 1886, CAVAILLÉ a réalisé un relevage et une nouvelle harmonisation des anches.
En 1935, le facteur Louis GEORGEL d’Eurville (Haute-Marne) a modifié la composition et l’harmonisation du Positif. Le
diapason de l’orgue a été abaissé.
En 1974, la partie instrumentale de l’instrument a été classée aux Monuments historiques et en 1975 le buffet a été également
classé.
De 1988 à 1990, le facteur Laurent PLET de Macey et Troyes (Aube) a réalisé une restauration majeure de l’instrument. Toute
la partie instrumentale a été démontée et restaurée dans les ateliers du facteur : Sommiers, mécanique et alimentation en vent.
La tuyauterie, dont une partie date de 1750, a été entièrement révisée dans sa disposition originale. Le buffet, la console et les
réservoirs ont été restaurés en place. Les sculptures ont été restaurées par la maison Grenier de Troyes. L’accord et
l’harmonisation ont été effectués après remontage.
Ce travail exemplaire s’est achevé en mai 1990 et l’instrument a été inauguré par un récital d’André ISOIR en octobre 1990.
Autres caractéristiques :
36 jeux - 3 claviers manuels de 54 notes et pédalier 27 notes
Transmission mécanique des claviers et des jeux
Appel machine Barker au G.O
Accouplements : II/I - III/I - I/I 16'
Tirasses : I/P - II/P
Appel anches : I - II - III - P
Orage