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Page créée le 12/07/2008 Mise à jour le 11/06/2016 L’orgue Scherrer (1748) de l’église abbatiale de St Antoine l'Abbaye (38).
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Rhône-Alpes Départ. : Isère Ville : St Antoine l'Abbaye Local : Eglise abbatiale Facteur : Scherrer / Aubertin Année : 1748 / 1992
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A la fin du 11ème siècle les moines bénédictins de Montmajour, près d’Arles (Bouches du Rhône), construisent un prieuré et une abbatiale romane dans le village de la Motte-aux-Bois, qui deviendra plus tard St-Antoine-l’Abbaye. Ils déposent les reliques de St Antoine l’Egyptien dans l’abbatiale qui est consacrée en 1119. En 1095 un jeune noble, Guérin de Valloire, fonde la communauté des Antonins, frères séculiers, médecins, qui soignent les maladies contagieuses dans un hospice proche du prieuré. Cet ordre hospitalier va rayonner sur toute l’Europe. A la fin du 13ème siècle, alors que les bénédictions ont commencé la reconstruction de l’abbatiale, ceux-ci sont chassés de leur prieuré par les Antonins…La construction de l’abbatiale reprend en 1342 avec l’achèvement du chevet. Les travaux avanceront très progressivement jusqu’à la fin du 15ème siècle. L’édifice qui a souffert des guerres de religion est restauré à la toute fin du 16ème siècle. En 1777, l’ordre des Antonins fusionne avec l’ordre de St Jean de Jérusalem. A la révolution, l’abbaye est fermée puis vendue. L’église abbatiale est classée dès 1840, sur la première liste de Mérimée. Elle sera classée dans sa totalité en 1981. L’édifice comporte un chœur et une abside en hémicycle, une grande nef avec deux collatéraux et une imposante façade flamboyante à trois portails, plaquée sur la nef. L’abbatiale est restaurée dans la seconde moitié du 19ème siècle. Dès 1491, il est fait mention d'un orgue dans les archives de l'abbaye. En 1515, celui-ci est remplacé par un instrument plus important. Au cours des guerres de religion, au XVIe siècle, on perd trace de l'instrument. Entre 1620 et 1625, l'aumônier Jean-Laurent ASTRUC, profès de l'Ordre des Chanoines Antonins a construit le grand orgue de l'église abbatiale, dont nous admirons toujours le buffet en noyer, véritable chef-d’œuvre. En 1639, les facteurs Guy et Denis JOLY de Paris restaurent l’instrument et lui ajoutent un positif réalisé avec le concours de l'ébéniste Jérémie Carlin. En 1700, il est noté dans les actes du chapitre : « Orgue à réparer. À cette époque, les orgues étant en mauvais état, on les fit visiter par un homme de l'art qui les trouva inserviables et déclara qu'il faudrait, pour les réparer, de quatre à cinq mille livres; mais vu le peu de ressources et la misère du moment, on décida d'y employer quatre à cinq cents livres, en attendant mieux ». En 1748, l’orgue est reconstruit par Samson SCHERRER, facteur suisse de grande réputation installé à Lausanne. C'est à lui que nous devons la disposition et le caractère sonore de l'orgue de Saint-Antoine. L’instrument avait alors 40 jeux sur quatre claviers et pédalier, alimenté en air par quatre soufflets. Le 22 novembre 1805, jour de la fête de Sainte Cécile, par décision du Préfet de l'Isère et malgré l'opposition de la population locale, les orgues de Saint-Antoine sont démontées et transportées en l'église Saint-Louis de Grenoble...Leur remontage à Grenoble se fait dans des conditions déplorables, qui dénaturent l’instrument de SCHERRER. En 1903, la traction mécanique de l'instrument est remplacée par une traction pneumatique. En 1911, les buffets sont classés aux Monuments Historiques. En 1936, la transmission pneumatique est électrifiée et l'instrument est agrandi. Son illustre titulaire depuis 1934, le compositeur, musicologue et organiste Jean GIROUD, en prit un soin tout particulier. Mais malgré cela, l’instrument s’est dégradé après la seconde guerre, au point de devenir quasiment injouable. En 1971, le ministre de la Culture, André Malraux, ordonne le retour de l'instrument à son lieu d'origine. Ce n'est qu'en 1981 que les éléments anciens sont ramenés et entreposés à l'abbaye. En 1984, les buffets restaurés sont remis en place. De 1990 à 1992, la Manufacture d'Orgues Bernard Aubertin procède à la reconstruction mécanique et sonore de l'orgue qui possède maintenant 39 jeux sur 4 claviers et pédalier, et 5 jeux en attente. Le travail d’Aubertin a visé à restituer la disposition, la facture et les sonorités de SCHERRER. L'orgue est inauguré, les 16 et 19 septembre 1992, par Michel Chapuis et André Isoir. En octobre 2001, les cinq jeux en attente sont installés, et ainsi le projet de restauration de l'orgue est achevé. L’abbatiale a retrouvé son orgue historique, véritable joyau si bien adapté à la majesté de l’édifice.
Le Pr Morche à la console
Autres caractéristiques : 44 jeux - 4 claviers manuels et pédalier Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplements : I/II (à tiroir) Tirasse : I/P Tremblants doux et fort Diapason : La = 415 Hz - Tempérament inégal
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