Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 25/10/2014 L’orgue Clicquot (1783) de l’église St Pierre & St Paul de Souvigny (03). Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Auvergne Départ. : Allier Ville : Souvigny Local : Eglise St Pierre & St Paul Facteur : Clicquot Année : 1783 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

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Carte Cliquer Photos Le monastère de Souvigny a été créé en 920 par les moines bénédictins de Cluny, six ans seulement après la fondation de la maison-mère. C’est ainsi que Souvigny fait partie des cinq « Filles de Cluny » (prieurés majeurs). La mort et l’inhumation à Souvigny du 4ème abbé de Cluny, St Mayeul, en 994 furent suivies d’un grand mouvement de pèlerinages. L’édifice actuel fut construit dans la première moitié du 11ème siècle, à une époque où le monastère connaissait un rayonnement grandissant. St Odilon, successeur de St Mayeul à la tête de Cluny, mourut également à Souvigny et y fut enterré en 1049. (C’est à St Odilon que l’on doit l’instauration de la Fête des Morts du 2 novembre). L’église de style roman avait une nef unique subdivisée en trois vaisseaux, d’abord charpentée puis voûtée peu de temps après. L’église fut consacrée en 1063. La façade occidentale fut reconstruite dans la seconde moitié du 11ème siècle, avec ses deux tours encadrant la chapelle St Michel située au-dessus du portail. L’édifice fut agrandi au cours du 12ème siècle. Deux bas-côtés furent ajoutés, formant ainsi cinq nefs, et le chœur fut déplacé vers l’est pour permettre la construction d’un deuxième transept parallèle au premier. La Chapelle Vieille fut érigée au sud en 1376 par le duc Louis II de Bourbon où il sera inhumé plus tard ainsi que son épouse, Anne Dauphine d’Auvergne. Au milieu du 15ème siècle, l’édifice qui s’était dégradé, fut restauré dans le style gothique, lui donnant l’apparence que nous lui voyons aujourd’hui. Entre 1773 et 1775, une nouvelle sacristie fut construite au sud du chœur, à l’emplacement de l’ancienne Chapelle des Avents, dont certains pensent qu’elle était peut-être la première église donnée par les Bourbons aux moines de Cluny en 920. Cette nouvelle sacristie de style baroque est couverte d’une coupole ovale et ses murs sont recouverts par des boiseries richement sculptées. A la Révolution, alors qu’il y avait encore quinze moines à Souvigny, le prieuré et le monastère furent vendus comme biens nationaux. Le prieuré fut fort heureusement converti en église paroissiale. L’église prieurale est classée aux Monuments Historiques depuis 1840. Depuis 2001, après une campagne de fouilles archéologiques, une restauration d’envergure de l’édifice a été entamée. Voir sur le prieuré le site de la mairie de Souvigny. En sus des innombrables richesses qu’abrite l’église St Pierre et St Paul, on ne peut que remarquer le superbe grand-orgue situé en tribune au fond de la nef. Cet instrument construit par le célèbre facteur parisien François-Henri CLICQUOT en 1783 est l’un des deux seuls témoins encore existants dans leur état quasi original de ce génial facteur (avec le grand-orgue de la cathédrale de Poitiers). L’orgue est situé à l’emplacement de l’ancienne chapelle St Michel. Des parchemins retrouvés dans les sommiers par Hartmann en 1963, indiquent que l’orgue a été construit dans les ateliers de CLICQUOT en 1782 et installé et mis en fonction dans le prieuré en 1783. Les armoiries sur le panneau de l’ange musicien (tourelle centrale), laissent à penser que cet instrument fut donné à l’église par le « prieur claustral », Dom La Croix. (Prieur claustral : adjoint du prieur, lui-même dépendant de l’abbé du monastère). Cet instrument, au contraire de bien d’autres, a très vite été considéré comme un instrument de grande valeur historique. Il fut remarqué et cité par Alexandre DUMAS lors de son passage à Souvigny en 1834. En 1841, la maison DAUBLAINE ET CALLINET effectue un relevage. En 1880, un devis de MERKLIN pour restaurer l’instrument reste sans suite. En 1887, le facteur GOYADIN de Dourdan, ancien ouvrier de CAVAILLE-COLL, a effectué des travaux. Le diapason a été haussé d’un ton à 440 Hz, en coupant la tuyauterie et des réservoirs à double plis ont remplacé les soufflets cunéiformes. En 1900, Charles MUTIN constate le parfait état de l’instrument, de même que Bernard GAVOTY en 1935. Une soufflerie électrique est enfin installée, en 1960… En 1963, le facteur Philippe HARTMANN de Raynans (Jura) effectue un relevage de l’orgue, découvrant les parchemins cités plus haut. En 1977, HARTMANN rétablit un tremblant doux et reconstruit les soufflets cunéiformes. L’orgue est quasiment dans son état original et nous transmet plus de deux siècles plus tard les incroyables subtilités sonores des jeux conçus par son créateur. Après avoir été entretenu par HARTMANN, l’instrument est maintenant aux bons soins du facteur Michel JURINE de Rontalon (Rhône). Tous les automnes, l’orgue du prieuré est au centre d’un Festival de Musique Baroque. Voir sur l’orgue le site extrêmement bien documenté de la mairie de Souvigny. Merci à Jean-Luc Perrot, co-titulaire et successeur d’Henri Delorme, pour sa communication. Photo JL Perrot - Après restauration de la nef Photo prise après restauration de la nef Photo JL Perrot Autres caractéristiques : 28 jeux - 3 claviers manuels et pédalier à la française Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplement : I/II à tiroir Tremblants : doux, fort Diapason : La= 440 Hz - Tempérament inégal
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