Orgues en France et dans le monde.

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Soissons  (02)

Cathédrale St Gervais & St Protais

Gonzalez, 1956



Composition :

I. Positif de dos II. Grand-Orgue III. Récit expressif  Pédale 
       
Montre 8' Montre 16' Bourdon 16' Flûte (ext) 32'
Bourdon 8' Quintaton 16' Principal 8' Soubasse (ext) 32'
Flûte creuse 8' Montre 8' Flûte harmonique 8' Principal 16'
Salicional 8' Diapason 8' Gambe 8' Flûte 16'
Prestant 4' Flûte harmonique 8' Voix céleste 8' Soubasse 16'
Flûte douce 4' Bourdon 8' Cor de nuit 8' Principal 8'
Nazard 2 2/3' Prestant 4' Principal 4' Flûte (ext) 8'
Quarte de Nazard 2' Flûte à cheminée 4' Flûte 4' Bourdon (ext) 8'
Tierce 1 3/5' Quinte 2 2/3' Nazard 2 2/3' Principal 4'
Larigot 1 1/3' Doublette 2' Flageolet 2' Flûte (ext) 4'
Plein Jeu III Fourniture V Tierce 1 3/5' Flûte 2'
Cymbale II Cymbale IV Piccolo 1' Cornet IV
Trompette 8' Cornet V Plein Jeu V Plein Jeu V
Cromorne 8' Bombarde 16' Cymbale IV Bombarde 16'
Clairon 4' Trompette 8' Bombarde 16' Trompette 8'
  Clairon 4' Trompette 8' Clairon 4'
    Hautbois 8' Clairon 2'
Régale 8'  
Clairon 4'  
Tremblant   

Autres caractéristiques :
67 jeux - 3 claviers manuels de 61 notes et pédalier 32 notes
Traction mécanique assistée de machines Barker pour les trois claviers manuels
Traction électrique pour la pédale, les registres et la boîte expressive
Accouplements : POS/GO, REC/GO, REC/POS
Tirasses : GO/PED, REC/PED, POS/PED
Appel de mixtures et anches pour chaque clavier
Tutti fonds, mixtures, anches
Combinaisons ajustables : 6


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Historique :



Lors de sa destruction au cours de la Première Guerre Mondiale, en 1918, l'instrument était une reconstruction réalisée par Merklin entre 1870 et 1892 tout en conservant une grande partie de la tuyauterie et en enlevant les jeux de mutations.

 À l'orgine, il s'agissait d'un instrument construit par Crépin Carlier en 1619 qui avait été transformé en 1690 par Robert Clicquot et restauré par Thierry en 1725 et par François-Henri Clicquot en 1766 qui utilisa la tuyauterie de l'orgue de cathédrale ainsi que de lui de l'abbaye de Saint-Jean-des-Vignes.

L'instrument a été réparé par John Abbey en 1803 et par N. Somer en 1830. Suite à des dommages causés par l'artillerie allemande, l'orgue fut réparé par Callinet en 1870.

Le contrat de construction fut accordé en 1949 à Victor Gonzales. Connu depuis les années 1930 pour ses talents d'harmoniste et l'intérêt qu'il portait à l'orgue classique, il allait signer là son dernier ouvrage. L'instrument a été inauguré en 1956.

Sa traction mécanique, avec machine Barker, est une exception en ces années 1950. Victor Gonzales était le dernier à faire usage de ce système qui tombera en désuétude après lui. La traction des registres est électrique pour permettre des combinaisons ajustables, de même qu'à la pédale pour autoriser deux séries de jeux en extension (flûtes et bourdon).
La composition, établie par Norbert Dufourcq, est presque anachronique pour l'époque: nombreux fonds de 8 pieds sans doute réclamés par le titulaire de l'époque, le chanoine Henri Doyen, élève de Louis Vierne. Sur le plan de l'harmonisation on remarque une tendance au raffinement, à la douceur, caractéristique, là encore, de l'avant-guerre.

Il est aisé de constater que l'orgue de Soissons, loin de suivre cette évolution, relève au contraire d'une esthétique déjà obsolète en 1956. L'orgue de Soissons n'est pas un orgue comme les autres de sa génération.

Vers 1985, l'orgue marque des signes de fatigue assez évidents au niveau de la traction électrique des jeux.

Un devis de remise en état fut demandé à la société Gonzales qui a conclu à la nécessité d'une restauration totale.

L'orgue a été réparé sans restauration. Juste un dépoussiérage...


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Photos :

Soissons Cathédrale

Soissons Cathédrale


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