Orgues en France et dans le monde.

Retour Suisse       Retour tous pays                     Historique           Photos

Sion  (Suisse)                                       

Eglise Notre-Dame de Valère

Anonyme, 1435 - Karlen, 1718 - Kuhn, 1954


Composition :

Clavier manuel Pédale
   
Principal 8' Gedackt 16'+8'
Octave 4'  
Copel 4'  
Quint major 2 2/3'  
Superoctave 2'  
Quint minor 1 1/3'  
Mixtur 1' II  

Autres caractéristiques :
8 jeux - 1 clavier manuel de 45 notes et pédalier 9 notes
Traction mécanique du clavier et des jeux


Haut de page


Historique :


On supposa, pendant fort longtemps, que l'orgue réputé comme le plus ancien jouable au monde datait de 1390, mais il n'existe aucun document historique mentionnant l'utilisation d'un orgue à Valère avant 1433.
 Aujourd'hui, on estime que l'instrument fut édifié vers 1435.


De style gothique, inspiré de l'orgue bourguignon, subsistent le buffet et les 135 tuyaux à forte teneur en plomb des registres Superoctave 2', Quint minor 1 1/3' et du rang 1' de la Mixtur.

La porte à vantaux a été peinte par le Fribourgeois Peter Maggenberg entre 1434 et 1437. Le vantail gauche ouvert montre le mariage mystique de sainte Catherine, patronne de Valère et du Valais. Entre la roue et l'épée, emblèmes de son martyre, elle reçoit, agenouillée devant Marie et l'Enfant Jésus, un anneau d'or des mains de ce dernier. La peinture du vantail droit appartient à la série des représentations du « Noli me tangere »: le Christ ressuscité apparaît à Marie-Madeleine, qui le prend pour le jardinier.


En 1667, le facteur d'orgues soleurois Christopher Aebi ajouta quatre jeux, ainsi qu'un second rang à la Mixture. Basant l'orgue sur 8', il compléta les registres gothiques existants par Principal 8', Octave 4', Copel 4', Quint major 2 2/3' et donc le second rang de la Mixture.


L'orgue, dans son état actuel, date de la reconstruction de 1718 par Matthias Carlen.

En 1954, le facteur Kuhn et le Musée d'art de Bâle restaurèrent l'instrument et les peintures en respectant scrupuleusement la substance d'origine.

Une telle rareté organologique est, comme il se doit, nimbée de légendes.

L'orgue a-t-il été transporté à Sion à dos d'âne de l'abbaye savoyarde d'Abondance comme butin de guerre, ou par des mercenaires suisses d'Italie? L'instrument précieux aurait-il même été vendu pendant la Réforme par les Bernois, inconscients de sa valeur, aux Valaisans? À ces suppositions s'oppose la conviction plus prosaïque que l'orgue a été construit et destiné, dès le début, à l'église de Valère.


Le clavier comprend 4 octaves (C à c''', 45 touches) et le pédalier une octave (C à c, 9 touches). L'octave grave du clavier et celle du pédalier sont « courtes », c'est-à-dire qu'il leur manque les do dièse, ré dièse, fa dièse et sol dièse. La pédale est accouplée au clavier par une tirasse fixe et comprend en outre le registre Bourdon 16'+8', formé de deux rangs de tuyaux de bois. La pression d'air est de 45mm. Avec ses 897 oscillations, le diapason se situe presque un demi-ton au-dessus du diapason normal. L'orgue possède un sommier à coulisses et des tirants de fer.



Haut de page


Photos :

Sion ND Valere
 
Sion Notre-Dame de Valère                        Sion Notre-Dame de Valère


Haut de page    Retour Suisse    Retour tous pays