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Page créée le 03/06/2017 L’orgue Amezua (1903) de la Cathédrale Notre-Dame du Siège de Séville (Espagne).
Orgues en France et dans le monde.
Pays : Espagne Région  : Andalousie Ville : Séville Local : Cathédrale N.D du Siège Catedral de Santa María de la Sede Facteur : Amezua / Grenzing Année : 1903 / 1996
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Avec ses 132m de long, 83m de large et 42m de hauteur à la voûte, ses dix portails et ses 25 chapelles, cette cathédrale est certainement l’une des plus grandes cathédrales catholiques du monde. Tout y est grandiose, y compris les mobiliers et œuvres d’art exceptionnelles qu’elle renferme. La construction de la cathédrale a été décidée en 1401, à l’emplacement de l’ancienne mosquée almohade. De la mosquée il subsiste entre autres le patio des orangers et surtout la célèbre tour, la Giralda, qui en est l’ancien minaret. Cet édifice grandiose symbolisait la prospérité de la cité pendant la Reconquête des catholiques et le départ des arabes de la région. Les travaux principaux ont duré de 1403 à 1506 et la cathédrale fut consacrée en 1507. Toutefois en 1511, le dôme au-dessus du transept s’écroula et les travaux de reconstruction furent achevés en 1519. De 1528 à 1593 furent construites les principales chapelles, la sacristie, la salle capitulaire et la chapelle royale. Entre 1618 et 1663, ce fut l’édification de l’église du Sanctuaire (Sagrario). Le magnifique retable de la grande chapelle (Capilla Mayor) est l’œuvre du sculpteur Pierre Dancart et a été réalisé à partir 1482. Le sculpteur y passa quarante ans de sa vie mais l’œuvre ne fut achevée qu’en 1564. Le retable comporte 45 panneaux en bois doré et plus de mille statues dont une du 13ème siècle de la Vierge du Siège. En 1888, le dôme et une partie de la voûte s’effondrèrent une nouvelle fois. La restauration eut lieu immédiatement en 1889. La cathédrale a été classée par l’UNESCO au Patrimoine de l’Humanité en 1987.
Autres caractéristiques : 78 jeux - 4 claviers manuels de 58 notes et pédalier 32 notes Transmission électro-pneumatique des claviers et des jeux Accouplements : II/I - III/I - IV/I - III/II Tirasses : I/P - II/P - III/P - IV/P Appel des mixtures Appel des anches Tutti Combinaisons libres
On sait la présence d’un orgue dans la cathédrale dès le 16ème siècle. Sans doute était-il encore plus ancien. Entre 1724 et 1731, le frère dominicain Domingo AGUIRRE construisit les grandes orgues de la cathédrale, à l’emplacement actuel, avec un orgue de l’Evangile et un orgue de l’Epitre. Les buffets jumeaux sont l’œuvre de Luis de Vilches et ce sont eux, restaurés, que l’on peut encore admirer aujourd’hui. De 1780 à 1793, le facteur Jorge BOSCH, facteur originaire de Majorque et considéré comme l’un des maîtres de la facture d’orgue du 18ème siècle, reconstruisit l’orgue de l’Epitre. Cet instrument d’une cinquantaine de jeux fut longtemps considéré comme le plus beau du Royaume. Malheureusement l’effondrement du dôme et d’une partie de la voûte en 1888 lui causèrent des dégâts irréparables. De 1816 à 1831, le facteur Valentín VERDALONGA a reconstruit le grand-orgue côté Evangile. L’instrument était encore plus grand que celui de BOSCH, avec quelques 60 jeux. L’ensemble des deux orgues devait être impressionnant. L’orgue de VERDALONGA fut également détruit lors de l’affaissement du dôme en 1888.
Cette même année, le facteur Aquilino AMEZUA venait de construire le grand-orgue de l’Exposition Universelle de Barcelone, le premier à transmission électro-pneumatique. C’est donc à lui que la cathédrale fera appel dix ans plus tard pour reconstruite les orgues. Son projet de 1899 portait sur la construction d’un grand-orgue neuf romantique, utilisant les deux buffets historiques restaurés avec une console détachée unique. La transmission complexe faisait appel à du pneumatique, de l’électro-pneumatique et même de la mécanique assistée de machines Barker. L’instrument disposait de 70 jeux sur 4 claviers et pédaliers. Les divisions de Grand-orgue, Positif, Récit et Pédale se situaient côté Evangile et la division Concertante côté Epitre. La console était située côté Evangile, tournée vers le chœur. Les divisions côté Evangile furent achevées en 1901, la partie Epitre fut quant à elle mise en service en 1903.
En 1972 et 1973, la maison ORGANERIA ESPAÑOLA d’Azpeitia (Espagne) a réalisé une restauration mais aussi une profonde transformation de l’orgue, dans le style néo-classique. La traction a été entièrement refaite en électro-pneumatique. L’ensemble du nouvel instrument se trouve alors côté Evangile, l’Epitre étant laissée vide. En 1996, la maison Gerhard GRENZING d’El Papio (Barcelone) a entièrement restauré l’orgue, avec un retour à la disposition et aux timbres d’AMEZUA, tout en conservant ou en reconstruisant les apports de 1973, mais de façon à ne pas dénaturer le caractère original de ce très bel instrument. L’instrument possède aujourd’hui 78 jeux sur quatre claviers et pédalier, avec transmission électro-pneumatique.
La console d'Amezua Plan de la cathédrale de Séville
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