Orgues en France
et dans le monde.
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Historique Photos Jeux Espagnols
San Sebastian (Espagne)
Iglesia San Ignacio de Loyola
Walcker, 1914
Composition :
| I.
Grand-orgue |
II. Récit expressif |
Pédale |
| |
|
|
| Flautado Principal 16' |
Bordón dulce 16' |
Subajo 16' |
| Cor de Chamois 8' |
Aeolina 8' |
Principal 16' |
| Bourdon 8' |
Voz Celeste 8' |
Contrabajo 16' |
| Flauta 8' |
Bourdon 8' |
Octaba Bajo 8' |
| Viola de Gamba 8' |
Salicional 8' |
Violoncello 8' |
| Principal 8' |
Violín Principal 8' |
Bombardón 16' |
| Flauta Chimenea 4' |
Flauta Armónica 4' |
|
| Octava 4' |
Octavín 2' |
|
| Lleno III-V |
Trompeta 8' |
|
| Trompeta Real 8' |
Clarín Armónico 4' |
|
| Bajoncillo 4' |
Voz Humana 8' |
|
| |
Oboe 8' |
|
| |
Tremolo |
|
Autres caractéristiques :
29 jeux - 2 claviers manuels de 58 notes et pédalier 30 notes
Transmission pneumatique des claviers et des jeux
Accouplements : II/I - II Inf/I - II Sup/I
Tirasses : I/P - II/P
Combinaisons fixes : Piano - Mezzo - Forte - Tutti
2 combinaisons libres
Annulateur
Crescendo
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Construite dans un style ogival néogothique, cette église plutôt
insignifiante de par son apparence extérieure, présente un aménagement
intérieur d’un intérêt remarquable du point de vue de l’histoire de
l’art. Citons ainsi les mosaïques de MAUMEJEAN présentes dans le chœur,
achevées en 1918 et qui décrivent des scènes de la vie de Saint Ignace
de Loyola ; les nombreux retables, parmi lesquels le Retable du
Sacré-Cœur de style Art Nouveau, réalisé par Mariano BENLLIURE et qui
mérite une attention particulière ; sans oublier l’orgue de grande
valeur à 30 jeux de la Maison WALCKER de Ludwigsburg, installé en 1914.
En octobre 1913, le conseil curial dut publier un appel d’offre pour
décider de la construction d’un nouvel orgue. Parmi les facteurs qui
remirent un projet, se trouvaient, outre la maison de WALCKER de
Ludwigsburg, CAVAILLE-COLL de Paris, AMEZUA de Saint-Sébastien,
ELEIZGARA d’Azpeitia, Miguel EGUIBAR d’Azpeitia, Lope ALBERDI de
Barcelone, ainsi que Fernand PRINCE et Charles MUTIN de Paris. C’est le
projet de WALCKER qui reçut l’approbation la plus nette.
WALCKER livra son Opus 1812 en tant qu’instrument à 30 jeux sur deux
claviers de 58 notes et un pédalier de 30 notes, dans un buffet
néogothique en trois parties. La composition de l’instrument présente
quelques particularités par rapport aux instruments d’origine allemande
répandus à l’époque. On remarque ainsi une proportion particulièrement
importante de jeux d’anches, notamment au deuxième clavier. Tous les
jeux d’anches présentent une qualité sonore exceptionnelle. Malgré leur
facture allemande, ils se rapprochent de la sonorité française.
On peut supposer que le commanditaire avait imposé un schéma de
composition proche du type d’orgues que les facteurs français renommés
avaient imposé dans la région depuis les années 1860, imités en cela
par leurs pairs espagnols. Les projets concurrents présentés par les
facteurs installés à proximité, en France, et au Pays Basque
comportaient sans aucun doute la même proportion de jeux d’anches, de
sorte que la maison WALCKER ne souhaitait probablement pas être en
reste.
L’agencement des tuyaux sur les sommiers est diatonique ; l’instrument
dans son ensemble affiche des proportions généreuses et une bonne
accessibilité. Il a traversé le XXè siècle sans subir de dommages ni
d’interventions et nous est donc parvenu dans son état d’origine.
A la fin du XXè siècle, toutefois, une restauration est devenue
incontournable, suite à l’apparition de traces d’usure et de fatigue.
C’est la maison Romanus SEIFERT de Kevelaer qui a obtenu le contrat de
restauration et l’opération a été achevée en 2002.
Depuis lors, l’orgue se présente comme un instrument d’époque unique de grande qualité.
AEOLUS
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