Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 01/01/2015 L’orgue Merklin (1880) de la collégiale St Anatoile de Salins-les-Bains (39). Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Franche-Comté Départ. : Jura Ville : Salins-les-Bains Local : Collégiale St Anatoile Facteur : Merklin Année : 1880 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

Agrandir le plan
Carte Cliquer Photos La petite cité de Salins-les-Bains, en plein cœur du Jura, est célèbre pour ses très anciennes mines de sel classées depuis 2009 au Patrimoine mondial de l’Unesco. Elle abrite également deux orgues historiques dont celui de St Anatoile. L’origine de la collégiale St Anatoile est fort ancienne. Au 5ème siècle Saint Anatoile, d’origine écossaise, fut enterré à cet emplacement. Au 6ème siècle une chapelle fut construite pour abriter le tombeau du saint. De 1024 à 1031, la chapelle devenue collégiale fut reconstruite et agrandie dans le style roman. Au 11ème ou au 12ème siècle une tour de défense carrée fut érigée près de la collégiale. Entre 1225 et 1250, la collégiale fut reconstruite dans le style gothique bourguignon, conservant son magnifique portail en plein cintre de l’édifice précédent. Au début du 16ème siècle on posa de superbes tapisseries provenant de Bruges et racontant la vie de St Anatoile. Ces tapisseries furent volées à la Révolution. Trois se trouvent à nouveau dans l’église et d’autres sont visibles au musée du Louvre à Paris. Du 16ème siècle datent également les deux vantaux en bois sculpté du portail principal ainsi que les deux chapelles gothiques de chaque côté du porche. En 1699, un incendie causa d’importants dégâts à la toiture, au cloitre et au chapitre. Lors des réparations la tour de défense fut rattachée comme clocher à l’église. En 1826, un nouvel incendie endommagea le clocher et la toiture. Le clocher fut reconstruit en 1838. En 1846, la collégiale a été classée aux Monuments Historiques. En 1466, un premier orgue est installé sur une galerie latérale par un charpentier de Dole. Cet instrument sera remanié et agrandi à plusieurs reprises. En 1735, une tribune neuve est construite au fond de la nef, au dessus du portail principal et sur laquelle doit être transféré le vieil orgue. On fait appel au facteur Claude MOUCHEREL de Quingey dans le Doubs. Claude était le frère de Christophe MOUCHEREL à qui l’on doit le grand-orgue de la cathédrale d’Albi. Le facteur estime alors que l’instrument est trop usagé pour pouvoir être restauré et établit un devis pour un instrument neuf. En 1737, Claude MOUCHEREL réalise cet instrument doté vraisemblablement de 27 jeux sur trois claviers et pédalier. Le magnifique buffet que l’on admire toujours aujourd’hui fut réalisé par Denys LOYRE, menuisier à Vaux. En 1738, l’orgue n’est pas terminé et MOUCHEREL doit faire appel à Karl Joseph RIEPP, alors installé à Dole (Jura). Un procès est intenté à MOUCHEREL qui durera 6 ans et des facteurs régionaux sont appelés pour terminer l’ouvrage. L’orgue se détériore au début du 19ème siècle et est sans doute endommagé par l’incendie de 1826. La municipalité consacre un budget régulier pour son entretien et ses réparations. A partir de 1835, le nouveau curé ECOIFFIER met toute son énergie dans la restauration de l’église et décide dans les années 1860 de remplacer l’instrument. De 1866 à 1880, la manufacture Joseph MERKLIN de Paris remplace l’orgue de MOUCHEREL par un instrument neuf dans l’ancien buffet. Le Positif de dos est vidé et reçoit la console détachée, tournée vers la nef. La disposition est bien entendue romantique, avec une transmission mécanique, soulagée par une machine Barker au grand-orgue. En 1970, les facteur Jean DELOYE et Philippe HARTMANN effectuent un relevage et modifient quelques jeux. En 1971, le Comité des Orgues de Notre-Dame et de St Anatoile a été créé. L’objectif était d’obtenir le classement de la partie instrumentale de Merklin en vue d’une future restauration. Ce classement a été obtenu en 1991. En 1992, l’Association des Orgues de Salins a pris la suite du précédent Comité et a œuvré pour lancer le financement et la restauration de l’orgue. En 1997, la restauration a pu démarrer mais elle a connu de nombreux incidents de parcours… Elle a d’abord été confiée au facteur Michel GARNIER (Manufacture d’Orgues de Flandres et Artois à Acquin-Westbecourt dans le Pas-de-Calais) pour la partie instrumentale et à la société ADECO de Besançon pour le buffet. En 2002, la Manufacture Provençale d’Orgues de Carcès (Var), dirigée par le facteur Yves CABOURDIN, a repris le chantier de restauration jusqu’en 2006, date de fermeture de la Manufacture. Dans le même temps les boiseries du buffet sont restaurées par la société LP3 Conservation de Semur-en-Auxois (Côte-d’Or). En 2007, c’est la Manufacture Languedocienne de Grandes Orgues de Lodève (Hérault), dirigée par le facteur Charles Emmanuel SARELOT qui a repris et achevé le chantier en 2013. La soufflerie de Merklin à deux réservoirs a été restaurée. Elle peut fonctionner toujours manuellement ou avec la ventilation électrique. L’instrument fort bien restauré dans sa disposition de 1880 a été inauguré en juin 2013. Merci une fois encore à Jean-Louis Grégis pour sa communication et ses magnifiques photos. Photo J.L Grégis Photo J.L Grégis Photo J.L Grégis Photo J.L Grégis Autres caractéristiques : 28 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 27 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Machine Barker au grand-orgue Accouplements : II/I (16,8') - III/I (16,8') Tirasses : I/P - II/P Appel des anches I - II - P Appel machine G.O Diapason : La = 440 Hz