Entrez dans le monde magique des orgues.    Page créée le 29/02/2012     L’orgue Anonyme (1680 ?) de l’église N.D de la Nativité de Rozay-En-Brie (77) Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Ile-de-France Ville : Rozay-En-Brie (77) Local : Eglise N.D de la Nativité Facteur : Anonyme Année : 1680 ? Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition
Carte Photos Cliquer L’église Notre-Dame est un imposant édifice dont la construction remonte au 12ème siècle (Clocher), puis au 13ème (nef). Elle a été remaniée et restaurée jusqu’au 19ème siècle. On peut penser que c’est le rattachement de la paroisse au chapitre de Notre-Dame de Paris qui permit la réalisation d’un tel édifice et également d’un tel orgue dans cette petite ville. Cette église possédait un orgue vraisemblablement dès le 15ème siècle. On sait la présence en 1606 de Justin CHARRON, organiste. L’origine exacte du grand-orgue actuel ne nous est pas (encore) connue. Les recherches menées lors de la restauration de 1996 laissent penser qu’il s’agit d’une construction du dernier quart du 17ème siècle. Le buffet du grand-orgue comporte des éléments des 15ème et 16ème siècles, provenant vraisemblablement de l’instrument précédent. On peut noter que le bas du buffet du Positif de dos présente des similitudes frappantes avec l’orgue du Mesnil-Amelot (77), construit par le facteur Hyppolite DUCASTEL en 1675. Cet orgue sera appelé « l’orgue des COUPERIN » : Les trois frères Louis, François (Père) et Charles étaient en effet originaires de la localité voisine de Chaumes-En-Brie et on peut être à peu près certains qu’ils jouèrent sur cet orgue. En 1723, une restauration fut commandée au facteur François DESLANDES. Celui-ci projetait de construire cinq jeux supplémentaires, si l’on s’en réfère à la nouvelle console de tirants de jeux qu’il installa avec cinq orifices de plus. Et par bonheur, il se servit de l’ancienne console comme support dans le buffet, ce qui a permis en la retrouvant de connaître avec exactitude la composition originale. François DESLANDES mourut sans avoir pu mener à bien son travail. La restauration fut achevée vers 1737, peut-être par Louis-Alexandre CLIQUOT qui acheva plusieurs travaux entrepris par DESLANDES. L’instrument fut remis dans son état d’origine. D’autre part, DESLANDES, s’il avait achevé son travail, aurait vraisemblablement porté l’étendue des claviers à 51 notes (C-d3) comme c’était l’usage en ce début de 18ème. Les claviers actuels sont donc ceux du 17ème siècle, ce qui en fait sans doute les claviers les plus anciens qui soient joués aujourd’hui en France. Pendant la révolution française, l’instrument fut épargné. L’état de certains tuyaux laisse à penser que le matériel sonore fut mis à l’abri des saccages, mais sans doute pas dans les meilleures conditions. Au cours du 19ème siècle, l’orgue ne fut pas entretenu et se dégrada au point de ne plus être jouable. Des tuyaux furent entassés dans le Positif et dans les combles... En 1900, le facteur belge Charles ANNEESSENS proposa de remplacer l’orgue « irréparable » par un instrument neuf. Dieu merci, la proposition resta lettre morte. De 1930 à 1933, l’orgue fut enfin reconstruit par le facteur Gabriel D’ALENÇON. Il faut saluer la qualité de ce travail qui a sauvegardé et restauré l’intégralité du matériel sonore et de la mécanique originales, alors que la plupart des restaurations effectuées à cette époque étaient beaucoup moins soucieuses de la valeur historique des instruments. La dernière restauration a été réalisée par le facteur Yves CABOURDIN (Manufacture Provençale d’orgues) de Carcés (Var), sous la supervision de Michel CHAPUIS. L’orgue fut démonté au printemps 1990. CABOURDIN s’est attaché à respecter totalement la disposition et la mécanique du 17ème siècle. Seules la Flûte 4’ de la Pédale et la Voix Humaine 8’ du Grand-orgue ont dû être reconstruites. La restauration a été achevée en 1996. L’orgue de Rozay-En-Brie est un témoin exceptionnel de la facture du 17ème siècle, sachant que 95% de ses éléments sont toujours d’origine. On pourrait citer les éloges de Pierre COCHEREAU, de Michel CHAPUIS ou de Georges BONNET (St Eustache 1906-1944). L’orgue est évidemment classé aux Monuments Historiques, depuis 1957. Un grand merci à Philippe LÉCOSSAIS, son heureux titulaire, pour toutes ses communications. Sites à consulter : L’Association des Amis des Grandes Orgues Historiques de Rozay-En-Brie                              http://michele-gabriel.chez-alice.fr/ Autres caractéristiques : 26 jeux - 3 claviers manuels de 48 notes et pédalier 30 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplement : I/II à tiroir - Pas de tirasse Tremblant fort - Tremblant doux Vieille - Rossignol - Clochette Diapason : La = 392 Hz Tempérament mésotonique modifié