Orgues en France
et dans le monde.
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Historique Photos
Roquevaire (13)
Eglise St Vincent
D. Birouste, 1994
Composition :
| I /
Positif |
II / Grand Orgue |
III / Récit expressif |
IV / Grand Chœur |
V / Solo |
Pédale |
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| Quintaton 16’ |
Montre 16’ |
Bourdon 16’ |
Pommer 16’ |
Flûte Harmonique 8’ |
Soubasse 32’ |
| Principal 8’ |
Montre 8’ |
Diapason 8’ |
Flûte à Fuseau 8’ |
Flûte Octaviante 4’ |
Grosse Flûte 16’ |
| Bourdon 8’ |
Salicional 8’ |
Cor de Nuit 8’ |
Flûte Conique 4’ |
Nasard Harm. 2’ 2/3 |
Principal 16’ |
| Prestant 4’ |
Unda Maris |
Gambe 8’ |
Grande Tierce 3’ 1/5 |
Octavin 2’ |
Soubasse 16’ |
| Flûte à Cheminée 4’ |
Flûte à Cheminée 8’ |
Voix Céleste 8’ |
Doublette 2’ |
Tierce Harm. 1’ 3/5 |
Flûte 8’ |
| Nasard 2’ 2/3 |
Prestant 4’ |
Octave 4’ |
Grande Neuvième 1’ 7/9 |
Septième 1’ 1/7 |
Grande Tierce 6’ 2/5 |
| Quarte 2’ |
Gemshorn 4’ |
Doublette 2’ |
Cornet II - V |
Piccolo 1’ |
Théorbe 4’ 4/7-3’ 5/9 |
| Tierce 1’ 3/5 |
Flûte 2’ |
Quinte 1’ 1/3 |
Tuba Magna 16’ |
Musette 8’ |
Flûte 4’ |
| Larigot 1’ 1/3 |
Sesquialtera II |
Mixture IV |
Clarinette 8’ |
Chamade 16’ |
Flûte 1’ |
| Fourniture IV |
Plein jeu VII |
Bombarde 16’ |
Chamade 16’ |
Chamade 8’ |
Douçaine 32’ |
| Trompette 8’ |
Trompette 8’ |
Trompette Harm. 8’ |
Chamade 8’ |
Chamade 4’ |
Bombarde 16’ |
| Cromorne 16’ |
Clairon 4’ |
Clairon Harmonique 4’ |
Chamade 4’ |
Tremblant doux |
Trompette 8’ |
| Tremblant doux |
Chamade 16’ |
Basson-Hautbois 8’ |
Trémolo |
|
Clairon 4’ |
| |
Chamade 8’ |
Voix Humaine 8’ |
|
|
Chamade 8’ |
| |
Chamade 4’ |
Trémolo |
|
|
Chamade 4’ |
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Chamade 2’ |
Autres caractéristiques :
72 jeux - 5 claviers manuels de 61 notes et pédalier 32 notes
Console mobile dans la nef.
Traction électrique des notes et des registres.
Combinateur électronique.
Division pédale.
Crescendos et Tutti programmables.
Octave grave, octave aigüe et suppression en 8 pour chaque clavier manuel.
Fonction Replay.
Transfert de combinaisons sur disquette.
| Accouplements |
Tirasses |
| POS/GO en 16,8,4 |
|
| REC/GO en 16,8,4 |
POS en 8,4 |
| GC/GO
en 16,8,4 |
GO en 8,4 |
| SOL/GO en 16,8,4 |
REC en 8,4 |
| GC/REC en 16,8,4 |
GC en 8,4 |
| SOL/REC en 16,8,4 |
SOL en 8,4 |
| SOL/GC en 16,8,4 |
|
| REC/POS en 16,8 |
|
| SOL/POS en 8 |
|
| GC/POS en 4 |
|
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Si le vénérable instrument de l'église St.
Vincent pouvait encore faire bonne figure avec son magnifique buffet,
derrière cette belle façade ne se trouvait qu'un instrument
relativement modeste et plusieurs fois remanié depuis son installation
en 1827.
La nécessité de réparations importantes posa le problème de restaurer
un orgue hybride existant et insuffisant (16 jeux) en rapport de la
vaste église, ou bien d'envisager la construction d'un orgue neuf.
En 1989, un premier projet fut étudié :
Il s'agissait d'un instrument de trois claviers-pédalier, à
transmission mécanique de 45 jeux. Le passage de plusieurs facteurs
d'orgue modifia ce projet pour un instrument de quatre claviers dont le
dernier serait un clavier de Chamade avec Grand Cornet.... Mais il n'y
eut pas de suite.
En 1992, un second projet est envisagé :
Toujours à quatre claviers mais avec 63 jeux : d'où la création d'un
positif dorsal qui serait monté sur une petite tribune placée sous
l'arc qui supporte l'ancien instrument.
Le maintient de cet arc et son perçage nécessaire pour faire traverser
les éléments de la transmission mécanique décida d'une traction
électrique générale, solution beaucoup moins contraignante sur le plan
architectonique.
Ce projet fut présenté à la commission des orgues non classés au
ministère de la culture à Paris, le 14 Janvier 1993. Il fut refusé sans
autre motif "que la maître d'ouvrage et le maître d'oeuvre viennent
présenter leur projet à la prochaine séance".
Celle-ci eut lieu, toujours à Paris, le 25 Mars 1993 : le rapporteur en
fut Monsieur Pierre Dumoulin qui expliqua aux membres de la commission
les raisons de ces options. Pour défendre également leur projet étaient
venus : le Père Guillaume Hesseling, le maire Henri Gantou, l'organiste
Jacques Garnier et Jean Robert Caïn choisi comme maître d'oeuvre.
En vain, l'équipe de Roquevaire n'arriva à convaincre les membres de la
commission qui objectèrent que : la ville de Roquevaire était
totalement inconnue et donc que le projet était trop ambitieux, que les
claviers de 61 notes n'étaient pas indispensables que le choix
esthétique n'était pas clairement défini avec un style déjà existant et
que de toute façon "la commission a rappelé qu'elle avait toujours
refusé de donner un avis positif pour la construction d'orgues
électriques". Revenir sur cette position serait une remise en cause des
projets pédagogiques développés dans les écoles de musique et les
conservatoires ces vingt dernières années....
Très rapidement se posa le problème : Avec ou sans l'Etat? Bien que
cette commission eût dû, théoriquement, favoriser l'évolution et la
création en matière de facture d'orgue, il apparut clairement que, pour
bénéficier de l'aide de l'état, il fallait renoncer à un orgue
contemporain utilisant les technologie d'aujourd'hui.
La décision fut donc prise d'abandonner les contraintes de l'état mais
elle faisait perdre également les subventions attenantes. C'était le
prix de la liberté!
Deux opportunités se présentèrent :
1- Récupérer l'orgue du Sacré Coeur d'Agen qui était à la vente (la
visite de l'orgue fut positive mais un facteur d'orgue avait
préalablemnt mis une option et emporta l'instrument).
2- Récupérer l'ancien orgue personnel de Pierre Cochereau dont il
restait une quarantaine de jeux, les sommiers et surtout la superbe
console de 5 claviers.
En 1993, troisième et définitif projet :
La construction de l'orgue devrait réutiliser le matériel ayant
appartenu à Pierre Cochereau ainsi que la tuyauterie de l'ancien orgue
de Roquevaire et fournir le complément à neuf pour un instrument de 72
jeux réels répartis sur 5 claviers de 61 notes avec pédalier de 32
marches.
La composition a été établie par Jacques Garnier, organiste titulaire
et fortement inspirée par les travaux de Jean Guillou, l'illustre
titulaire de St. Eustache. Cette composition se veut permettre de
servir un répertoire très étendu, couvrant plusieurs époques.
La console, au départ prévue en tribune, serait mobile dans la nef sur
la suggestion de Jean Guillou. Ainsi, le public peut voir l'interprète
et ce dernier peut facilement jouer avec des formations musicales.
L'installation d'un combinateur électronique permet des changements de
registration aussi rapides qu'infinis sans l'aide d'assistant; une
division pédale propose des timbres différents au pied gauche et au
pied droit; une fonction replay peut faire jouer une oeuvre à
posteriori; une possibilité de mise en mémoire sur disquette de toutes
les combinaisons. Toutes ces options sont rendu possibles grâce à la
numérisation de toutes les informations : transmission par fibre
optique des commandes des notes et de registres etc...
Le buffet : il fut choisi de garder les splendides boiseries de
l'ancien orgue de Roquevaire et de conserver ses éléments typiques
comme modèle pour son agrandissement devenu nécessaire : en particulier
les chapeaux des tourelles à l'aspect "surétiré".
Mariage de tradition et de techniques contemporaines, le nouvel orgue
de Roquevaire permet de réconcilier les "anciens" et les "modernes".
C'est en tout cas l'un de ses souhaits...
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