Orgues en France et dans le monde.

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Roquemaure  (30)

Collégiale

Julien, 1690



Composition :

Grand Orgue Récit Pédale
     
Montre 8' Bourdon 8' et Flûte 4'  (permanents) Basse (permanente)
Bourdon 8' Cornet  3rangs  Bombarde 16'
Prestant 4'    
Flûte 4' (basses et dessus)    
Nazard 2  2/3' (basses et dessus)    
Doublette 2' (basses et dessus)    
Tierce 1  3/5' (basses et dessus)    
Larigot 1  1/3' (basses et dessus)    
Fourniture 3 rangs    
Cymbale 3 rangs    
Trompette 8' en fer blanc (basses et dessus)     
Cromorne 8'  (basses et dessus)     
Voix humaine 8'  (basses et dessus)    
Cornet 5 rangs  (dessus)    

Autres caractéristiques :
17 jeux - 2 claviers manuels et pédalier
Buffet de style Espagnol.
Tremblant doux
Rossignol  (Nightingale)
Création dans cette collégiale en 1847 du Minuit Chrétiens composé par Adolphe ADAM
sur des paroles de Placide CAPPEAU


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Historique :



L'orgue de Roquemaure est un instrument conçu par les frères Julien en 1690, avec 17 jeux, la plupart séparés en basses et dessus avec une Tierce en Taille étroite, jeu qui disparaîtra au 18ème siècle dans l'orgue français.

On trouve dans cet instrument merveilleux des influences espagnoles (sommiers pour les basses et sommiers pour les dessus), mais aussi italiennes (nature de l'alliage métallique des tuyaux). N'oublions pas que nous sommes, à Roquemaure, très proches d'Avignon, où règne l'orgue de facture italienne.

Les frères Julien étaient des facteurs de Marseille. C'est la découverte d'un devis en Avignon qui a permis de retracer l'histoire de cet orgue. Il était placé en Avignon au Couvent des Cordeliers. A la Révolution, il fut vendu comme bien national et racheté par Roquemaure. La facture de cet orgue, très rare, rappelle les techniques du Moyen-Age.

Des enregistrements ont été faits sur cet instrument en le faisant connaître loin à la ronde, en Europe.

Il a été restauré en 1987 par les ateliers QUOIRIN

Genèse de la création du minuit Chrétiens

Le 3 décembre 1847, dans la diligence de Paris, entre Mâcon et Dijon, Placide Cappeau, écrivait les paroles d’un noël, pour lesquelles il était fort loin de se douter un seul instant de l’immense succès qu’il obtiendra par la suite.

Le curé de Roquemaure, l’abbé Eugène Nicolas, l’avait prié de composer ce chant dans le cadre des manifestations culturelles et religieuses qu’il voulait organiser afin de recueillir quelques oboles pour le financement des vitraux de la collégiale Saint-Jean-Baptiste.
Placide Cappeau est alors âgé de 39 ans,

Roquemaure, port renommé de la région, spécialisé dans le commerce des vins de Côtes du Rhône, avait alors besoin de se doter d’un pont suspendu pour traverser le Rhône.

L’ingénieur parisien Pierre Laurey était chargé de cette tâche. Pour l’heure il s’était installé dans ce lieu avec son épouse, Emily. Celle-ci, chanteuse, était en relation avec le compositeur Adolphe Adam, pour lequel elle avait interprété autrefois, en 1840 à l’Opéra-Comique, l’un de ses ouvrages en 3 actes, La Rose de Péronne, qui d’ailleurs ne fut pas heureux de l’aveux même de son auteur.

C’est elle qui adressa les strophes de Minuit Chrétiens au compositeur, qui est considéré comme l’un des créateurs de l’opéra-comique français.
Adam compose la musique en quelques jours et, le 24 décembre 1847, à la messe de minuit célébrée dans la petite église de Roquemaure, Emily Laurey chantait pour la première fois le Noël d’Adam.


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Photos :

Roquemaure Collégiale

Roquemaure Collégiale


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