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Page créée le 07/07/2008 Mise à jour le 15/07/2017 Orgue De Joyeuse (1676) de la cathédrale Notre-Dame de Rodez (12).
Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Midi-Pyrénées Départ. : Aveyron Ville : Rodez Local : Cathédrale Notre-Dame Facteur : De Joyeuse / Koenig Année : 1676 / 1986
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La première pierre de cette magnifique cathédrale fut posée en 1277, un an après l’écroulement du clocher de l’ancienne cathédrale romane du 10ème siècle. La construction s’étalera sur près de 300 ans mais l’édifice gardera l’unité du style gothique méridional que lui conférèrent dès l’origine ses premiers architectes. L’édifice imposant se distingue d’abord par son grès rose, par sa façade occidentale qui lui donne une allure de forteresse et son clocher qui domine toute la ville. Les premiers travaux ont concerné l’abside, le chœur et les chapelles. Le clocher hors-mur, au nord-est du chevet est édifié entre 1366 et 1386 et est coiffé d’une flèche en bois couverte de plomb. Puis à partir du milieu du 14ème siècle et pendant cent ans, ce furent les transepts et leurs façades. La nef est réalisée à partir de 1450 et sera achevée avec la façade occidentale vers 1580.  Cette façade a deux particularités, d’abord elle est aveugle, sans portail d’entrée et puis la tour centrale est surmontée d’un frontispice de style romain qui dénote avec le gothique flamboyant de l’ensemble. En 1510 le clocher nord-est est partiellement détruit par un incendie. L’architecte Salvanh en reprend la construction entre 1513 et 1526 et réalise le plus haut clocher plat de France, avec ses 87m de hauteur. Il est surmonté d’une lanterne abritant une statue de la Vierge. Au milieu du 19ème siècle la cathédrale a été restaurée en plusieurs tranches de travaux. De nouvelles campagnes de restauration ont été effectuées dans la seconde moitié du 20ème siècle. L’édifice renferme des sculptures, des décorations murales et des mobiliers qui à eux seuls justifient une visite approfondie de cette grande cathédrale.
Autres caractéristiques : 47 jeux - 4 claviers manuels et pédalier Traction mécanique des claviers et des jeux Accouplement : I/II à tiroir Tirasse : I/P à tirant Tremblant doux et fort (général) Diapason de Joyeuse : La = 415 Hz Tempérament: inégal, très doux
L’orgue  actuel remonte à l’instrument construit en 1627 par le facteur Antoine VERNHOLLES de Poitiers (Haute-Vienne). Le superbe buffet renaissance placé dans l’arc du transept nord, est l’œuvre de Raymond Gusmond, maître sculpteur de Périgueux (Dordogne). L’instrument de huit pieds devait avoir 19 jeux sur deux claviers et pédalier. En 1657, le facteur André EUSTACHE de Marseille (Bouches-du-Rhône) a effectué un relevage de l’instrument et reconstruit la Voix Humaine du Positif. En 1676, Jean De JOYEUSE, célèbre facteur installé dans le sud-ouest depuis 1674, reconstruit l’orgue, ne conservant que le buffet et les tuyaux de façade. Il modifie la disposition intérieure de l’orgue, refait la mécanique et la console, augmente la soufflerie. Un clavier d’écho est ajouté. L’instrument compte alors 35 jeux sur trois claviers et pédalier. En 1728, le facteur François PICARD de LESPINE, récemment installé à Toulouse (Haute-Garonne),  effectue une restauration de l’orgue. Il reconstruit les sommiers et les mécanismes de la pédale, reconstruit le sommier d’Echo et remplace la Voix Humaine du Positif par un Cromorne 8’. Le grand-orgue reçoit un Bourdon 16’, une Grande Tierce et un Cromorne 8’. La soufflerie est refaite et déplacée et la tuyauterie est abaissée d’un demi-ton. En 1749, de LESPINE et son fils Jean-François effectuent un relevage de l’orgue. En 1771, un projet de restauration fut proposé par le facteur LAGUNA et le frère Dom BEDOS DE CELLES. Ce projet prévoyait une augmentation de l’orgue de De JOYEUSE avec une redistribution des jeux sur quatre claviers et pédalier. Ce projet ne vit pas le jour. En 1775 et 1776, le facteur Joseph ISNARD, le neveu du célèbre Jean-Esprit ISNARD, restaure l’orgue en profondeur. Les sommiers du grand-orgue, du Positif et de Pédale sont reconstruits. La division d’Echo est transformée en Récit et un clavier de Bombarde est ajouté avec quatre jeux. De nouvelles anches sont ajoutées au grand-orgue et à la pédale (dont un dessus de Chamade). L’étendue des claviers est portée à 50 notes. Le travail d’ISNARD aboutit donc à un très grand instrument, digne des orgues d’Albi ou de St Maximin. En 1822, le facteur CLAVEL d’Albi (Tarn) effectue des réparations sur le Positif. Il remplace la basse de Trompette de la Bombarde par une basse de Flûte 8’ et déplace le dessus de Hautbois de la Bombarde au Récit à la place du dessus de Trompette. En 1839, les frères CLAUDE de Mirecourt (Vosges) on effectué un relevage complet de l’orgue. La soufflerie a été déplacée et les claviers refaits à neuf. L’accord est remonté d’un quart de ton. Dans les années 1860, une restauration de la soufflerie, des sommiers et de la mécanique est entreprise par le facteur PAGÈS. A la mort de celui-ci, le travail est terminé en 1872 par la maison PUGET de Toulouse. En 1880, l’orgue est gravement endommagé par la foudre mais n’est pas réparé immédiatement. En 1891, en fait de restauration, le vénérable instrument est entièrement dénaturé par le facteur Charles ANNEESSENS d’Halluin (Nord). Les sommiers et la console sont reconstruits pour s’adapter à la nouvelle transmission pneumatique tubulaire. Le Positif de dos est démonté pour y placer la nouvelle console indépendante. Une partie de la tuyauterie ancienne est conservée mais modifiée. La tuyauterie est recoupée et accordée au ton moderne de 440 Hz. ANNEESSENS conserve une partie de la tuyauterie ancienne mais sa tuyauterie neuve est de piètre qualité. En 1934, la maison PUGET effectue des travaux et modifie quelque peu la composition d’ANNEESSENS. Dans les années 1970, la transmission pneumatique est en très mauvais état et l’orgue devient injouable. Il est démonté en 1975 et le facteur Paul MANUEL d’Hauteville-Lompnes (Ain) établit un diagnostic de l’instrument et reclasse la tuyauterie. L’examen de l’orgue montre qu’environ 1000 tuyaux anciens, des 17ème et 18ème siècles, sont encore présents. Des anches, il ne reste que les corps et certains tuyaux de mutations ont été intégrés aux jeux d’ANNEESSENS. De 1981 à 1986, la maison d’Yves KOENIG de Sarre-Union (Bas-Rhin), a effectué une restauration complète du magnifique instrument dans la disposition de l’orgue de Jean De JOYEUSE améliorée des préconisations du facteur LAGUNA et de Dom BEDOS faites en 1771. KOENIG a entièrement restauré la tuyauterie ancienne et construit la nouvelle tuyauterie au modèle de la facture de De JOYEUSE. La mécanique, la soufflerie avec 5 soufflets cunéiformes, l’alimentation en vent et la console ont été entièrement reconstruites. Le pédalier est interchangeable, à l’allemande ou à la française. Le buffet a été magnifiquement restauré par la maison Férignac d’Hautefort (Dordogne). C’est de toute évidence l’un des plus beaux buffets d’orgues français. Cette restauration exemplaire a été menée sous la supervision du Ministère de la Culture et de son technicien-conseil Jean DECAVELE et elle a été financée par l’Etat, le Département de l’Aveyron et la ville de Rodez. L’instrument a été inauguré en octobre 1986 par un récital de Francis Chapelet, Georges Lartigau et Michel Bouvard.
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