Entrez dans le monde magique des orgues.
   Page créée le 18/06/2008      Mise à jour le 02/07/2016   L’orgue Cavaillé-Coll (1857) de la Cathédrale St Jean Baptiste de Perpignan (66).
Les derniers Les derniers Index par pays Index par pays A propos A propos Accueil Accueil Sources et liens Sources et liens Facteurs d’orgues Facteurs d’orgues Contact Contact
Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Languedoc-Roussillon Pyrénées-Orientales Ville : Perpignan Local : Cathédrale St Jean-Baptiste Facteur : Cavaillé-Coll Année : 1857
Passion,     Découvertes,     Partage....
Historique
Disposition
Carte
Photos
Cliquer
Haut de page Haut de page Retour France Retour France
La première pierre de l’église St Jean-Baptiste fut posée en 1324 par le roi Sanche de Majorque, en remplacement de l’ancienne église St Jean-le-Vieux. L’édifice ne sera achevé et consacré qu’en 1509, soit 185 ans plus tard, et ceci à cause de l’effondrement du royaume de Majorque en 1344 puis de l’apparition de la peste en 1348…Prévue avec trois nefs, les plans furent modifiés vers 1420 pour adopter le style gothique méridional classique à nef unique, avec un transept et une vaste abside à sept pans. Des chapelles latérales tiennent lieu de bas-côtés. Sur la façade sud se trouve le « Campo Santo », cloitre funéraire St Jean, le plus vieux de ce type en France. Il date du tout début du 14ème siècle. Au nord de l’abside est adossée l’ancienne église romane St Jean-le-Vieux qui date du début du 11ème siècle. A noter dans les chapelles qui entourent le chevet les trois magnifiques retables de St Pierre, de la Vierge à la Magrana et St Jean-Baptiste. L’église a été élevée au rang de cathédrale en 1601 lorsque le diocèse de Perpignan remplaça l’ancien diocèse D’Elne (Pyrénées Orientales). La tour de l’horloge et le porche d’entrée datent de la première moitié du 18ème siècle. Le buffet d’orgue accroché en nid d’hirondelle au milieu de la nef date de la fin du 15ème siècle, entre 1497 et 1500, ce qui en fait l’un des plus vieux du pays. Son style gothique flamboyant hispanique nous oriente vers l’œuvre d’un facteur catalan. Les volets peints qui l’ornaient et qui sont toujours conservés dans la chapelle de la porte de Bethléem sont datés de 1504, date de la mise en service de l’orgue. Ce buffet est de style gothique flamboyant hispanique. L’orgue avait à l’origine 20 jeux sur deux claviers et pédalier. Vers 1550, un Positif de dos est ajouté. En 1682, André EUSTACHE et son fils Jean de Marseille, restaurent l’instrument alors qu’ils construisent le grand-orgue de la nouvelle église St Matthieu dans la même ville. En 1688 et 1689, l’orgue est reconstruit avec 28 jeux sur trois claviers et pédalier par le facteur Jean DE JOYEUSE, installé alors à Carcassonne (Aude). En 1743 et 1744, le facteur Christophe MOUCHEREL effectue un relevage. En 1786, Jean PUJOL ajoute quatre jeux. En 1842, le facteur Frédéric JUNGK de Toulouse (ancien de chez DAUBLAINE-CALLINET), effectue des travaux et une modification dans le style romantique avec l’adjonction de jeux de fonds. Il fut peut-être aidé dans ces travaux par l’abbé LARROQUE de Paris. Mais cette reconstruction ne donna sans doute pas satisfaction puisqu’un devis de reconstruction fut demandé en 1850 au facteur parisien CAVAILLÉ-COLL. Entre 1854 et 1857, Aristide CAVAILLÉ-COLL a entièrement reconstruit l’instrument dans le buffet historique, dont le Positif de dos n’a pas été conservé. CAVAILLÉ réalise un grand instrument symphonique de 58 jeux. 33 jeux de l’ancien orgue et les sommiers sont conservés. Il reconstruit notamment la grande montre de 24 pieds dont les anciens tuyaux en bois étaient recouverts de feuilles d’étain. La disposition est originale puisque les divisions de Grand-orgue et de Bombarde sont au même niveau et se complètent. Il en est de même pour les divisions de Récit et de Positif au niveau supérieur. L’orgue dispose en fait de deux plans sonores, chacun relié à une machine Barker commune. La division de pédale est située à l’étage inférieur avec le Grand-orgue et la Bombarde. Une nouvelle console en fenêtre à quatre claviers est réalisée de même qu’une nouvelle soufflerie distribuant les pressions différentes à chaque division. La disposition des claviers est également originale avec la Bombarde en 1er, le G.O en second, le Positif en 3ème et enfin le Récit. Le nouvel orgue a été inauguré par Louis James-Alfred LEFEBURE-WELY, titulaire des grandes orgues de La Madeleine à Paris, à l’occasion des fêtes de Noël 1857. En 1928, la tête du Maure qui est suspendue au « cul-de-lampe » (soubassement de la tribune de l’orgue), fut offerte à la cathédrale. En 1929 et 1930, la maison PUGET de Toulouse, alors dirigée par Maurice PUGET, effectue un relevage de l’instrument et ajoute 14 jeux (en extension). Un boitier expressif est placé autour du Positif. Ce qui a pour conséquence de rendre inaudible le Récit… De 1989 à 1993, une restauration majeure de l’orgue est effectuée par la maison RENAUD-MENORET de Nantes (Loire- Atlantique). La disposition originale de CAVAILLÉ-COLL de 1857 est restituée intégralement et tous les ajouts de PUGET supprimés. Les claviers de Bombarde et de Grand-orgue ont été étendus de deux notes à l’aigu par l’utilisation de gravures laissées libres en 1857. Un sommier complémentaire de 5 notes à la pédale a été ajouté. L’entretien est aujourd’hui confié au facteur Claude BERGER de Clermont-l’Hérault (Hérault). Ce dernier a réalisé de nombreux travaux d’entretien et de relevage (notamment en 2003) de cet instrument qu’il affectionne particulièrement. Après les travaux de restauration de la cathédrale, l’instrument est en attente d’un nouveau grand nettoyage. La couleur symphonique voulue par CAVAILLÉ, associée aux jeux du 18ème siècle qui ont été conservés, donnent à cet instrument une sonorité toute particulière et pour tout dire assez exceptionnelle. Pour avoir une description complète et documentée de l’orgue, suivez ce lien vers le site de la Cathédrale, dont la page sur les orgues a été réalisée par le titulaire, Jean-Pierre BASTON. Un grand merci à Jean-Pierre BASTON pour sa communication. (Voir son site personnel).
Autres caractéristiques : 58 jeux - 4 claviers manuels et pédalier Trasmission mécanique des claviers et des jeux 2 machines Barker Accouplements : II/II (16,8') - I/II - III/II - IV/III (16,8') Tirasses : II/P - III/P - IV/P Appel d'anches : I - II - III - IV - P Orage
Cliquez ci-dessous pour voir la composition dans la présentation logique des appels et copulas.