Entrez dans le monde magique des orgues.     Page créée le 02/09/2015 Le grand-orgue Wenner (1871) de l’église St Martin de Pau (64). Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Aquitaine Départ. : Pyrénées Atlantiques Ville : Pau Local : Eglise St Martin Facteur : Wenner / Costa Année : 1871 / 1969 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition
Carte Cliquer Photos La première église de Pau, déjà mentionnée dès 1344, était située près du Parlement de Navarre, face au château. Elle fut agrandie en 1468 et dédiée à Saint Martin. Trop petite et en mauvais état, elle sera détruite en 1885 après la construction de la nouvelle église. Seul subsiste le clocher que l’on nomme aujourd’hui la Tour du Parlement. Ce clocher fut rebâti en bois en 1805 puis reconstruit dans sa forme actuelle vers 1870. La construction d’une nouvelle église fut décidée en 1860 avec l’acquisition d’un terrain situé à l’est de l’ancienne. Les travaux durèrent de 1863 à 1871. L’architecte de cet édifice de style gothique et inspirateur de sa décoration de style byzantin en fut Emile Boeswillwald, collaborateur d’Eugène Viollet-le-Duc. Cette imposante église a la forme d’une croix latine. Elle est constituée d’une nef principale et deux collatéraux, d’un transept, d’un chœur, d’une abside à sept pans coupés, de deux absidioles carrées et deux absidioles polygonales. Le clocher qui culmine à 77m possède un carillon de 28 cloches en plus de ses cinq grosses cloches. L’ancienne église possédait un orgue construit en 1666 par le père CASTIE, franciscain et facteur d’orgue de la province de Guyenne. Il fut réparé par le même facteur en 1674. En 1704, le facteur Nicolas BARTHE l’a restauré et a ajouté un clavier d’Echo. De 1735 à 1737, le facteur François PICARD DE LESPINE de Toulouse construit un orgue neuf de 18 jeux sur deux claviers de 48 notes. En 1760 l’instrument est restauré par le facteur Jean CHILO de Barcus (Pyrénées Atlantiques). En 1807, une nouvelle restauration est effectuée par Jean-Dominique JEANDEL, facteur de Dax (Landes). En 1846, l’organiste parisien Félix DANJOU visite St Martin et son orgue qu’il trouve en fort mauvais état. Il incite la paroisse à acheter l’ancien instrument DAUBLAINE-CALLINET de l’église St Sernin de Toulouse. Il s’agissait d’un petit orgue de 8 jeux sur deux claviers et pédalier en tirasse. L’orgue est réparé en 1858. Il sera vendu en 1870 à la paroisse d’Ossun (Hautes-Pyrénées). En 1944, le facteur Marcel PUGET de Toulouse restaure l’instrument et modifie légèrement la disposition. En 1968 et 1969, le facteur Edmond COSTA de Lodève (Hérault) reconstruit l’instrument et en modifie la disposition dans le style néo-classique. L’orgue est réharmonisé. Le « nouvel » instrument est inauguré par Marcel BEDOIS, titulaire de St Thomas d’Aquin à Paris, en 1969. Toutefois des défaillances mécaniques et une dureté anormale de la transmission s’avèreront rapidement très gênantes pour les organistes. En 1976, la transmission est transformée en électro-mécanique par la maison DANION-GONZALEZ de Rambervillers (Vosges). Une console neuve est construite avec un combinateur électronique de 66 combinaisons. En 1980, la maison DANION-GONZALEZ  restaure entièrement le sommier du Positif. En 1990, la soufflerie et l’alimentation en vent sont restaurées. En 1991, la maison DARGASSIES-GONZALEZ (successeur de DANION-GONZALEZ à Rambervillers) restaure l’instrument et ajoute deux jeux d’anches en chamade de 8’ et 4’ au Récit avec transmission à la pédale. En 1998, une deuxième console électrique est installée dans la nef. En 2003, l’Association des Amis des Grandes Orgues de Pau rend cette console mobile, afin de pouvoir l’utiliser lors des récitals. Composition 1871 En 1870, la paroisse passe commande d’un grand-orgue neuf pour la nouvelle église au facteur d’origine alsacienne Georges WENNER installé à Bordeaux (Gironde) depuis 1848. Il s’agit d’un instrument de 54 jeux de style romantique, le plus grand de la région, avec trois claviers et pédalier. La console est détachée et tournée vers la nef. L’orgue est inauguré en décembre 1871. En 1889 le facteur bordelais Michel ROGER, ancien harmoniste de la maison WENNER, effectue des réparations et quelques modifications et ajoute une machine Barker à la pédale. En 1893, le même ROGER installe une machine Barker au Récit. En 1902, ROGER effectue une révision de l’instrument. Autres caractéristiques : 55 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 32 notes Transmission électro-mécanique des claviers et des jeux Accouplements : II/I - III/I (16,8,4') - III/II - I/I (16,4',Ann 8') - III/III (16,4',Ann 8') Tirasses : I/P - II/P - III/P Combinateur électronique 16x32 Appels des anches Tutti
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