Orgues en France et dans le monde.

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Paris 7è  (75)

Eglise St Thomas d'Aquin

Cavaillé-Coll, 1861


Composition :

Positif : Grand-Orgue : Solo : Récit expressif : Pédale :
         
Montre 8' Montre 16' Bourdon 16' Flûte cônique 8' Principal 16'
Bourdon 8' Montre 8' Flûte à fuseau 8' Dulciane 8' Soubasse 16'
Prestant 4' Bourdon 8' Flûte conique 4' Gemshorn 4' Principal 8'
Flûte à cheminée 4' Prestant 4' Nasard 2' 2/3 Quarte 2' Principal 4'
Nasard 2' 2/3 Doublette 2' Quarte 2' Principal 1' Nachtorn 2'
Doublette 2' Cornet V rgs Tierce 1' 3/5 Sesquialtera II rgs Mixture III rgs
Tierce 1' 3/5 Fourniture IV rgs Sifflet 1' Cymbale II rgs Posaune 16'
Larigot 1' 1/3 Cymbale III-IV rgs Mixture III rgs Ranquette 16' Trompette 8'
Plein-jeu IV-V rgs Cymbale-tierce III rgs Trompette 8' Chalumeau 8' Clairon 4'
Cromorne 8' Douçaine 61' Clairon 4'    
  Voix humaine 4'      

Autres caractéristiques :
49 jeux - 4 claviers de 56 notes et pédalier de 32 notes.
Transmissions mécaniques pour les notes et électriques pour les jeux.
Accouplements: Pos./G.O., Solo/G.O., Réc./G.O.
Tirasses: Pos., G.O., Solo, Réc. Tremblants au Positif, G.O., Récit.
2 combinaisons ajustables par boutons tournants.
Appel d'anches: Solo, Pédale. Appel de Mixtures: G.O., Positif. Tutti.


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Historique :


Le buffet fut exécuté, en 1769, par François-Charles Butteux, maître sculpteur, pour la somme de 2 800 livres. Il était « de chêne sculpté avec figures et ornements », et renfermait un orgue de 16 pieds, ouvrage de François-Henri Clicquot. Il fut inauguré en 1771 et reçu le 2 août 1773 avec, comme arbitres, le Sieur Balbâtre, organiste, et Dom Bedos de Celles de l'abbaye de Saint-Denis.

En 1792, il est démonté et transporté au Panthéon.

En 1802, année de la réouverture au culte de l'église Saint-Thomas-d'Aquin (ordonnance du 7 mai 1802), il retrouve sa place d'origine. Ce travail est confié au facteur Louis-Paul Dallery qui constate que les vieilles orgues ne sont plus que des débris et que l'ensemble des réparations et de l'installation coûtera 12 000 livres. L'inauguration a lieu le 19 juin 1802.

À la demande de l'organiste Cholet, une importante remise en état de l'instrument était envisagée.

En 1842, un devis est présenté au Conseil de fabrique par Dallery qui propose trois tranches de travaux pour la somme de 11 900 francs. Ce chiffre est ramené à 6 800 francs et Dallery doit se borner à effectuer les réparations les plus urgentes. Les résultats obtenus n'ont satisfait ni le Conseil de fabrique, ni l'organiste.

Le 2 juin 1861, devant la nécessité de disposer de la chapelle Saint-Louis, dont l'utilisation était devenue difficile par la suite de la présence du petit orgue et de la maîtrise, l'abbé Debeauvais, curé de la paroisse, demandait à son Conseil de fabrique l'autorisation d'aménager la tribune du grand orgue pour y recevoir le choeur de chant.

Le célèbre organier Aristide Cavaillé-Coll fut chargé de ce travail et ce fut, pour lui, l'occasion d'effectuer une restauration totale de l'instrument. Le Positif de dos est supprimé, le grand buffet est reculé d'un mètre (3 pieds). La composition est totalement modifiée, la mécanique transformée et la plupart des jeux de mixtures et de tierces sont enlevés pour être remplacés par des gambes, salicionals et flûtes harmoniques. De Clicquot ne subsistent intégralement que le grand Cornet et le Cromorne.

En 1912, Merklin effectue un relevage.

Depuis cette date et juqu'en 1965, l'instrument n'a subi aucune réparation importante. Son fonctionnement devenant de plus en plus difficile pour de multiples raisons (alimentation défectueuse, mécanique usée, tuyauterie en mauvais état), il devenait urgent d'envisager une remise en état.

En 1967, la Commission des Beaux-Arts de la ville de Paris, en la personne de son administrateur, Monsieur Gladu, décident, en accord avec l'abbé Lucien, curé de Saint-Thomas, de confier la restauration du grand orgue au maître facteur strasbourgeois Curt Schwenkedel.

Les travaux commencés en 1968 sont achevés en automne 1971. Ces trois années étaient nécessaires pour obtenir une restauration complète de l'instrument. Le Positif de dos a été reconstitué, le grand buffet avancé d'un mètre (3 pieds) et les plans sonores entièrement modifiés. Une grande partie de la tuyauterie a été utilisée après réparation et réharmonisation. La façade d'origine a été reconstituée. Les anciens jeux de Clicquot (Cornet, Nazard du Solo et Cromorne) ont retrouvé leur place primitive. La console est en fenêtre et la traction est entièrement mécanique.

Les plans sont de Georges Lhote et l'harmonisation a été réalisée par Laurent Steinmetz et Jean-Marie Tricoteaux.



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Photos :

Paris St Thomas d'Aquin

Paris St Thomas d'Aquin


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