Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 17/04/2008 Mise à jour le 12/01/2015 Le grand-orgue Clicquot (1756) de l’église St Roch de Paris (75). Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Ile-de-France Départ. : Seine Ville : Paris (1er) Local : Eglise St Roch Facteur : Clicquot / Cavaillé-Coll Année : 1756 / 1842 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

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Carte Cliquer Photos On sait l’existence d’une chapelle à cet emplacement au début du 16ème siècle. Cette chapelle fut transformée en église en 1577 et dépendait de St Germain-l’Auxerrois. En 1653, le roi Louis XIV, âgé seulement de 15 ans, posa la première pierre de l’église actuelle. La construction durera jusqu’en 1740, ce qui explique le mélange des styles classique et baroque. La façade est directement inspirée du style jésuite. L’intérieur se distingue par une richesse tout à fait remarquable en œuvres d’art du 18ème et du 19ème siècles. Il y avait un instrument dans l’église de 1577. Cet orgue dont on ne possède pas de description fut installé dans la nouvelle église après 1653. En 1750, un grand orgue neuf de 16 pieds fut commandé au facteur parisien François-Henri LESCLOP. Le buffet fut érigé en 1751 sur une tribune en pierre supportée par un arc sur toute la largeur de la nef. Cet arc est décoré par deux anges en bas-relief, œuvres du sculpteur Clair-Claude Francin. Ce buffet est absolument remarquable et reste l’un des plus beaux buffets d’orgue en France. En 1752, au décès de LESCLOP, sa veuve demanda à Louis-Alexandre CLICQUOT d’achever l’instrument. En 1756, l’orgue est achevé et il est déjà considéré comme l'un des meilleurs et des plus complets de la capitale. Son premier titulaire en est le célèbre organiste et compositeur Claude BALBASTRE. En 1769, François-Henri CLICQUOT, le fils de Louis-Alexandre, effectue divers travaux sur les sommiers, et ajoute des jeux d'anches et des flûtes. Pendant la révolution, l’église et son orgue sont l’objet des saccages des soldats de Bonaparte, qui subtilisent la moitié des tuyaux d’étain pour les fondre… En 1805, Pierre DALLERY de Paris, ancien associé de CLICQUOT, répare l’instrument avec des tuyaux récupérés sur d’autres instruments parisiens. En 1820, le fils de Pierre DALLERY, Pierre-François, complète ce travail en multipliant les flûtes, les anches et en étoffant la pédale. De 1839 à 1842, Aristide Cavaillé-Coll renouvèle entièrement l'instrument en conservant néanmoins le plus possible des anciens tuyaux. Il installe quelques jeux nouveaux au positif et au grand orgue, donne aux claviers manuels l'étendue de 54 notes, construit un récit expressif neuf, installe une machine Barker au grand-orgue, et donne aux jeux à bouche le timbre exquis qu'ils ont toujours conservé. Notons que la pédale est à ravalement au Fa pour les flûtes comme pour les anches (25 notes). En 1859 puis en 1881 l’instrument a fait l’objet de travaux effectués par Cavaillé-Coll et en 1901 par Charles Mutin. A cette occasion la pédale a été étendue de 25 à 30 notes. En 1927, une restauration complète est entreprise par le facteur parisien Joseph GUTSCHENRITTER fils. Le Récit est déplacé sur le troisième clavier et la Bombarde sur le quatrième. Le Récit reçoit un Quintaton de 16’, une Gambe 8’ et une Voix Céleste 8’ pieds à la place d'une Clarinette et de la Voix humaine supprimées. La mécanique est restaurée et des pédales de combinaisons sont ajoutées. De plus, pendant la période de 1946-1948, le Récit est à nouveau augmenté par le même facteur à la demande de Pierre COCHEREAU. En 1982, l’orgue est classé aux Monuments Historiques (Buffet et partie instrumentale). Enfin de 1991 à 1994, l'orgue est restauré par le facteur Jean RENAUD de Nantes (Loire-Atlantique). L’harmonisation a été réalisée par Jean-Pierre SWIDERSKI de Paris. La Commission des Monuments Nationaux aurait souhaité se rapprocher de l'état de 1842 mais elle a finalement préféré revenir à l'état de 1881 en gardant l'étendue de pédale de Mutin, l'harmonie de la première époque CAVAILLÉ-COLL paraissant difficile à retrouver. Les parties neuves sont le sommier du Récit (10 jeux), la Viole de gambe, la Voix céleste, la Tierce et les compléments de Plein jeu IX du Positif, la Voix humaine du Récit. L'orgue de Saint-Roch est toujours demeuré d'un maniement incommode, mais il peut être cité comme un modèle à proposer aux "harmonistes" pour la richesse, l'éclat, ou la suavité de ses timbres. C’est un parfait équilibre entre la facture du 18ème et celle du 19ème, celle des maîtres qu’étaient CLICQUOT et CAVAILLÉ-COLL. Il s’agit d’un véritable monument national. Autres caractéristiques : 53 jeux - 4 claviers manuels de 54 notes et pédalier 30 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Machine Barker au G.O (avec Appel) Accouplements : I/II - III/II - IV/II (16,8') Tirasses : I/P - II/P - III/P - IV/P Appel d'anches : IV et P Annulation III