Orgues en France
et dans le monde.
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Historique Photos
Paris 4è (75)
Eglise St Paul-St Louis
Martin, 1871 / Gonzalez, 1972
Composition :
| I /
Grand-orgue |
II / Positif |
III / Récit expressif |
Pédale |
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|
| Bourdon 16' |
Bourdon 8' |
Bourdon 8' |
Soubasse 16' |
| Montre 16' |
Flûte 8' |
Dulciane 8' |
Bourdon 8' |
| Bourdon 8' |
Montre 8' |
Voix céleste 8' |
Bourdon 4' |
| Montre 8' |
Prestant 4' |
Flûte à cheminée 4' |
Flûte 16' |
| Prestant 4' |
Nasard 2' 2/3 |
Quarte 2' |
Flûte 8' |
| Doublette 2' |
Doublette 2' |
Sesquialtera II rgs |
Flûte 4' |
| Plein-jeu V rgs |
Tierce 1' 3/5 |
Plein-jeu III rgs |
Bombarde 16' |
| Cornet V rgs |
Plein-jeu III rgs |
Bombarde douce 16' |
Trompette 8' |
| Bombarde 16' |
Trompette 8' |
Trompette 8' |
Clairon 4' |
| Trompette 8' |
Clairon 4' |
Hautbois 8' |
|
| Clairon 4' |
|
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Autres caractéristiques :
40 jeux - 3 claviers manuels et pédalier
Traction électriques des claviers et des jeux
Étendue des claviers : 56 notes (C-g3)
Étendue du pédalier : 30 notes (C-f1)
Accouplements : POS/GO, REC/GO, REC/POS
Tirasses : GO/PED, POS/PED, GO/PED
Tremolo: Récit
Appels d'anches
Combinateur électronique
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En 1643, l'église possédait un grand orgue de huit pieds, avec bourdon
de 16', placé dans un grand buffet à 5 tourelles sans positif séparé.
Il a été agrandi et remanié plusieurs fois, en particulier par Étienne
Enocq puis par François-Henri Clicquot en 1760.
C'était l'instrument que Dom Bedos avait choisi pour être mis à sa
disposition pendant la composition de son grand ouvrage l'« Art du
facteur d'orgues » (1766-1778).
Après avoir fait les délices de Marin de la Guerre (vers 1679), de
Michel-Richard de Lalande, de Louis Marchand (vers 1704), de
Jean-Philippe Rameau (1736), et de Michel Corette qui en était
titulaire au temps où Dom Bedos y faisait ses expériences, cet
instrument eut un sort malheureux, pendant la Révolution, et disparut
sans laisser de traces.
Que l'instrument ait été déposé pour être remonté ailleurs ou abandonné
aux marchands d'étain pour être vendu en détail, il n'en restait plus
rien en 1805, quand la fabrique voulut le réinstaller sur son ancienne
tribune de pierre. On fit alors l'acquisition, pour le prix de 2 100
livres d'un orgue qui se trouvait déposé dans la chapelle de
l'Hôtel-Dieu. Il s'y trouvait aussi les débris de l'orgue de la Maison
du Saint-Esprit, place de Grève.
Ces deux orgues servirent probablement au facteur Pierre Dallery pour
établir à Saint-Paul-Saint-Louis un instrument de trente jeux à 3
claviers lequel devait fonctionner pendant plus de soixante ans grâce à
deux relevages effectués par Louis Callinet en 1855, puis de
Cavaillé-Coll qui refit le récit vers 1857.
Le remaniement du buffet et la réfection complète de cet orgue furent
décidés en 1867 par la Conseil de fabrique et une somme de 30 000
francs affectée à ces travaux; mais les dépenses devaient, en réalité,
s'élever à la somme de 37 000 francs, dont 26 000 pour la facture, et
10 400 pour la sculpture et la menuiserie.
Le facteur Narcisse Martin, de Rouen, choisi par la fabrique, ne put
achever les travaux qu'en 1871; l'orgue fut alors reçu par César
Franck, Théodore Dubois et Benjamin Darnault, assistés de Rivet,
organiste titulaire, et de Jules Minard, maître de chapelle de la
paroisse.
En 1930, un nouveau relevage est effectué par la maison Abbey, et en
1972, l'instrument est recomposé dans un esprit néo-classique par
Gonzalez: suppression des gambes, adjonction de mixtures,
électrification du tirage des notes et réharmonisation de l'ensemble.
En 1999, puis en 2005, grâce à la Ville de Paris, deux tranches de
travaux sont effectuées par le facteur Bernard Dargassies qui remplace
le système de traction des notes, installe un combinateur électronique,
repense l'instrument dans l'esprit de Narcisse Martin tout en
l'agrémentant d'un récit plus romantique, et réharmonise l'ensemble de
façon tout à fait homogène.
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Photos :



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