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Page créée le 14/04/2008 Mise à jour le 08/04/2020 Le grand-orgue Clicquot (1777) de l'église Saint-Nicolas-des- Champs de Paris (3ème)
Pays : France Région : Île-de-France Ville : Paris (75) - 3ème Local : Eglise St Nicolas-des-Champs Facteur : Clicquot Année : 1777
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On sait l’existence d’une chapelle Saint-Nicolas dès la fin du 11ème siècle, rattachée à la toute proche abbaye Saint-Martin fondée en 1079. Cette chapelle est abattue au début du 15ème siècle et la construction d’une église neuve est entreprise vers 1420. La façade, la tour et la nef bordée d’un collatéral sont achevées en 1480 avec un premier chœur rapproché. Au 16ème siècle la nef est élargie d’un deuxième bas-côté et est rallongée de quatre travées. Le portail sud de style renaissance est construit de 1576 à 1587. A partir de 1613 on rallonge la nef de deux nouvelles travées et l’abside actuelle avec le chœur à double déambulatoire est enfin construite. A noter que l’église n’a pas de transept. Le chantier aura duré deux-cents ans et malgré cette durée, l’édifice de style gothique flamboyant présente une grande homogénéité. L’église a été classée aux Monuments Historiques en 1887. L’église possède des orgues depuis le 15ème siècle. On a les traces au milieu du 15ème siècle. Peut-être s’agissait-il d’un Plenum (sans registres) conçu par le facteur Bernard de MONTIGNY à qui l’on doit des orgues dans la cathédrale St Pierre de Troyes vers 1420. En 1564, une tribune neuve est édifiée au fond de la nef. En 1571, le facteur Jacques PIGACHE de Paris construit un orgue neuf placé sur cette tribune. C’était un instrument de 15 jeux sur un clavier manuel et pédale indépendante. Le buffet de cet instrument est encore présent pour partie dans le grand buffet actuel. En 1611, l’orgue est reconstruit par le facteur parisien Paul MAILLARD. Les tourelles latérales et le soubassement de l’orgue actuel remontent à cette construction. En 1632, l’instrument est de nouveau reconstruit par le facteur Crépin CARLIER de Rouen (Seine-Maritime). Un buffet de Positif de dos est rajouté et le grand-orgue agrandi. L’instrument comportait alors 34 jeux sur trois claviers et pédalier. En 1688, le facteur Antoine VINCENT effectue des travaux et des modifications conséquentes à la demande de l’organiste Nicolas Gigault. Deux claviers sont ajoutés dont un clavier d’Echo, ce qui fait de cet orgue vraisemblablement le premier instrument à cinq claviers manuels. En 1732, le facteur Louis-Alexandre CLICQUOT, paroissien de St Nicolas, effectue un relevage complet de l’instrument. Le sommier de récit est reconstruit et le cinquième clavier d’Echo disparait. En 1762, un orgue neuf est commandé à François-Henri CLICQUOT, le fils de Louis-Alexandre. Celui-ci n’achèvera son œuvre qu’en 1777. Le buffet de 1611 est conservé mais avancé et élargi. Les sommiers sont neufs, à l’exception du sommier de Récit de 1732. L’orgue comporte 42 jeux sur cinq claviers et pédalier et pas moins de dix soufflets cunéiformes. En 1825, François DALLERY effectue plusieurs modifications. Les Pleins-Jeux du Grand-orgue et du Positif disparaissent… Le buffet est repeint couleur chocolat... En 1854, la maison DUCROQUET de Paris effectua des réparations et rajouta 6 jeux neufs à la Pédale sur un sommier à l’arrière de l’orgue. En 1871, la maison MERKLIN a restauré les claviers et a remplacé les soufflets de CLICQUOT par deux réservoirs à plis compensés. Heureusement, l’impécuniosité de la paroisse a évité une restauration plus importante qui n’aurait pas manqué de transformer radicalement le style de l’orgue. Pour cette même raison, à la fin du 19ème siècle et au début du 20è, l’état de l’instrument s’était considérablement dégradé. Le buffet a été classé aux Monuments Historiques en 1905 et la partie instrumentale en 1927. En 1929 et 1930, Victor GONZALEZ effectua une restauration majeure de l’orgue de CLICQUOT. C’était ici l’une de ses premières restaurations d’un instrument historique. Le matériel sonore de CLICQUOT fut conservé intact et une division de Récit expressif de style romantique fut ajoutée, sur un sommier séparé du Récit de Clicquot conservé. De nouveaux Plein-jeux dans l’esprit de la facture CLICQUOT ont été construits pour le Grand-orgue et le Positif. Le diapason a été modifié au ton moderne par décalage de la mécanique. La transmission mécanique des claviers a été restaurée et la traction des jeux a été reconstruite en pneumatique. Les claviers ont été étendus à 56 notes et une console neuve a été construite. Les tirasses et accouplements ont reçu l’aide d’une machine Barker. Entre 1970 et 1975, Philippe HARTMANN a réalisé des travaux d’entretien et d’harmonisation. En 2006 et 2007 des travaux de gros entretien ont été effectués par le facteur Denis LACORRE de Carquefou (Nantes – Loire- Atlantique). Le Récit de 1930 a été mis hors service et ne figure plus dans la composition actuelle. Malheureusement ce monument de la facture du 18ème est muet depuis 2018 et attend une restauration complète, que tout le monde appelle de ses vœux. La présence de 40 jeux anciens sur 47, d’une tuyauterie ancienne non recoupée ni entaillée et des sommiers anciens doivent permettre une remise en état de l’orgue de CLICQUOT dans les règles de l’art telles que l’on sait les appliquer aujourd’hui.
Autres caractéristiques : 47 jeux - 5 claviers manuels de 56 notes et pédalier de 32 notes. Transmission mécanique des claviers et des jeux Machine Barker au grand-orgue Accouplements: I/II - III/II - IV/II Tirasses: I/P - II/P - III/P Appel d'anches: I - II - III - P Appel G.O Tremblant doux
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(1) : Etendue réelle des sommiers / (2) : Ancienne Quarte Clicquot du Positif
Orgues en France et dans le monde.
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