Orgues en France
et dans le monde.
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Historique Photos
Paris 4è (75)
Eglise St Louis en l'Ile
Orgue de tribune
Aubertin, 2004
Composition :
| Positif
de dos: |
Grand-Orgue: |
Récit: |
Pédale : |
| |
|
|
|
| Montre 8’ |
Principal 16' |
Bourdon 8’ |
Principal 16' |
| Bourdon 8’ |
Octave 8' |
Principal 8’ |
Violon 16' |
| Quintaton 8’ |
Gambe 8' |
Traversière 8’ |
Bourdon 16' |
| Prestant 4’ |
Flûte 8' |
Unda Maris 8' |
Quinte 12' |
| Flûte à chem. 4’ |
Prestant 4' |
Octave 4’ |
Octave 8' |
| Flageolet 2’ |
Flûte conique 4' |
Flûte 4’ |
Bourdon 8' |
| Flûte 1' 1/3 |
Quinte 3' |
Nazard 3’ |
Prestant 4' |
| Sexquialter II rgs |
Octave 2' |
Traversine 2’ |
Flûte 2' |
| Mixture IV rgs |
Cornet V rgs |
Octave 2’ |
Mixture IV rgs |
| Dulciane 8’ |
Mixture IV-VI rgs |
Terz 1' 3/5 |
Dulciane 32' |
| Allemande 4' |
Basson 16' |
Quinte 1' 1/3 |
Buzène 16' |
| |
Trompette 8' |
Sifflet 1' |
Trompette 8' |
| |
|
Mixture III rgs |
Cornet 4' |
| |
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Fagott 16' |
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| |
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Voix humaine 8’ |
|
Autres caractéristiques :
51 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes
Traction mécanique des claviers et des jeux
Accouplements : REC/GO; GO/REC (à fourchettes ; POS/GO (à tiroir)
Tirasses : GO/PED
Tremblant: I et/and II; II
Appel d'anches
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Le
vestibule recouvert d'une voûte en anse de panier, qui forme la tribune
des orgues, est de forme rectangulaire et couronné par un entablement
dont la frise est chargée de croix et d'arabesques dorées. L'arcade
offre, en guise de clef, une grande coquille accompagnée d'instruments
de musique et de feuilles d'acanthe, dans le style rocaille: au centre
de la coquille se détache la tête couronnée du saint Roi; au-dessous,
dans des nuages et des rayons, apparaissent deux têtes de chérubins; le
centre de la corniche fait une légère saillie pour supporter le positif.
L'ancien orgue de cette église était vers 1750, desservi par Louis le
Fèvre. L'instrument fut entièrement relevé par Clicquot, pendant
qu'Éloi-Nicolas Miroir était le titulaire, mais au cours des années que
dura la fermeture de l'église pendant l'époque révolutionnaire, cet
orgue, qui était demeuré en place sur sa tribune jusqu'en 1797,
disparut en même temps que les pièces d'archives qui auraient pu nous
renseigner sur sa valeur et son importance.
À ses frais, l'abbé Bossuet, curé de la paroisse, fit installer un
nouvel instrument en 1888. On a surtout cherché à masquer la nudité du
mur pignon par les hautes boiseries. Le Positif repose sur un
soubassement dont les lignes se raccordent à celle de la balustrade qui
sert de clôture à la tribune; le grand corps comprend deux étages
superposés comme à la Madeleine. L'étage inférieur se divise en trois
grandes baies composées d'arcades plein-cintre dont la clef est décorée
d'une écusson et remplies par de grands tuyaux de montre; l'étage
supérieur qui présente deux arcades plein-cintre est épaulé par deux
piliers surmontés d'un fronton triangulaire et accosté des deux
ailerons.
Mais cet étage resta vide pendant fort longtemps, les ressources
limitées de la fabrique n'ayant d'abord permis que l'acquisition d'un
petit orgue de 15 jeux sorti des ateliers de Merklin; l'organiste
Arthur Dodement s'en contenta de 1892 à 1912.
Ce n'est qu'en 1923 qu'il fût possible de loger, dans ce vaste décor,
un instrument plus considérable sorti des ateliers de Charles Mutin et
comptant 34 jeux répartis sur 3 claviers manuels et pédale.
En 1977, devant un état tel de délabrement qu'il devenait injouable,
l'organiste titulaire de l'époque, Georges Guillard, déclare forfait et
élabore un projet pour un nouvel orgue.
En 1983, la ville de Paris forme un projet élaboré par Georges
Guillard, et soutenu par l'Association des grandes orgues de
Saint-Louis-en-l'Île, de construire dans cet église un nouvel orgue
afin de permettre aux grands organistes français ou étrangers
d'interpréter et d'enregistrer, à Paris, les oeuvres de la littérature
baroque, contribuant ainsi au renouveau de l'enseignement de l'orgue en
France et à son rayonnement hors frontières puisque cette église offre
une excellente acoustique et est parfaitement adaptée pour interpréter
la musique baroque nord-allemande et celle de Jean-Sébastien Bach.
En 1993, la commission technique des orgues de Paris approuve le
principe de ce projet. Il est prévu d'en confier la réalisation au
facteur Jürgen Ahrend. Cependant, par respect de la loi, la ville lance
un appel d'offres.
Le 3 juin 1999, sur les 11 facteurs ayant fait acte de candidature, le
projet a été attribué (la proposition de Jürgen Ahrend est écartée pour
vice de forme) à Bernard Aubertin, en raison d'une part de la meilleure
adéquation de son instrument à l'idéal sonore de Jean-Sébastian Bach
et, d'autre part, de l'intégration de son projet de buffet d'orgue plus
achevé et plus adapté à l'architecture de l'église.
La construction de cet instrument s'est déroulée sur une période de six
ans et au coût de 1 million d'euro (1.3 million$) par une équipe
d'environ douze ouvriers qui y ont consacré plus de 20,000 heures de
travail.
Avec ses 250 instruments, la moitié sont la propriété de la ville,
Paris est particulièrement choyée par le nombre de grands instruments.
L'église Saint-Louis-en-l'Île ne possédait pas d'orgue digne de ce nom depuis plus d'un siècle.
Le nouvel instrument est une première pour la ville de Paris puisque
l'instrument est entièrement construit selon l'esthétique
pré-romantique baroque de l'Allemagne du nord plutôt que le style plus
clair des orgues classiques français.
Ce qui signifie, selon Bernard Aubertin, un instrument plus adapté au
jeu polyphonique avec des contrastes au niveau de la couleur des sons,
des anches plus sombres à la pédale, et une facilité à utiliser les
jeux.
Le buffet a été conçu pour d'harmoniser avec la tribune du 18e siècle
laquelle a été modifiée et renforcée pour recevoir le nouvel
instrument. L'église, de style jésuite, dans son ensemble, est
considérée comme étant un exemple parfait du baroque français du 17e
siècle.
L'orgue a été inauguré le 22 juin 2005.
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Photos :


L'ancien instrument :

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