Entrez dans le monde magique des orgues.    Page créée le 13/04/2008       Mise à jour le 19/12/2013          L’orgue Thierry/Beuchet  (1687/1957) de l’église St Louis des Invalides de Paris (7ème) Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Ile-de-France Ville : Paris (75) - 7ème Local : Eglise St Louis des Invalides Facteur : Thierry/Gadault/Beuchet Année : 1687/1852/1957 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

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Carte Photos Cliquer L’Hôtel des Invalides a été créé par un édit du roi Louis XIV du mois de mars 1670. Il était destiné à accueillir les invalides des armées, notamment ceux des guerres de Trente ans. La construction fut confiée à l’architecte Libéral BRUANT. Les premiers soldats furent accueillis dans les bâtiments de l’hospice en 1674. La construction de l’église ne commence qu’en 1676 et est confiée par le ministre LOUVOIS à l’architecte Jules HARDOUIN-MANSART. Cette construction ne sera achevée qu’en août 1706. L’église se compose d’une part de la grande nef et d’autre part de l’église du Dôme ou Chapelle Royale, dominée par l’imposante coupole de 102 m de hauteur. Les deux parties sont séparées par une grande verrière érigée en 1873. L’église St Louis est le siège épiscopal de l’Evêque aux Armées Françaises depuis 1967 et a été élevée à ce titre au rang de Cathédrale. Le corps de Napoléon 1er y repose depuis 1840. L’instrument magnifique qui surplombe la nef sur la tribune située au dessus du portail Nord, a été construit entre 1679 et 1687 par le facteur parisien Alexandre THIERRY. Le buffet remarquable, sans doute dessiné par HARDOUIN-MANSART, a été réalisé par Germain PILLON, charpentier du Roi (à ne pas confondre avec le célèbre sculpteur homonyme du 16ème siècle). A noter que les buffets de Positif et de Grand-orgue sont superposés. L’orgue de THIERRY comportait 37 jeux sur quatre claviers et pédalier. L’alimentation était assurée par cinq soufflets cunéiformes. Il fut reçu en 1686 par le célèbre organiste et compositeur Nicolas LEBEGUE puis en 1687 par le facteur Robert CLICQUOT. En 1693, le facteur Julien TRIBUOT, ouvrier de THIERRY, ajoute un jeu de Flûte ouverte 4’ à la pédale. En 1718, un jeu de clairon 4’ est également ajouté à la pédale par TRIBUOT. L’orgue est régulièrement entretenu jusqu’en 1793, notamment par Julien TRIBUOT puis son fils Marcellin, puis par la famille CLICQUOT et par DALLERY. Abandonné pendant la révolution et endommagé par l’explosion de la poudrière voisine de Grenelle, l’instrument est déclaré hors d’état de jouer par une commission comprenant notamment Claude BALBASTRE et François DALLERY. En 1806 et 1807, le facteur Jean SOMER de Paris effectue les travaux de réparation qui redonnent vie à l’instrument. L’étendue des claviers est portée à 52 notes. En 1843, le facteur Charles GADAULT de Paris effectue un relevage de l’orgue. En 1851, l’instrument est endommagé par l’incendie qui s’est déclaré dans l’église durant les obsèques du maréchal Sébastiani. En 1852, la restauration est confiée à Charles GADAULT qui va malheureusement dénaturer l’orgue original : suppression du plein- jeu du grand-orgue, des jeux de tierce du grand-orgue et du positif, et de la quarte. L’orgue reconstruit est inauguré en 1853. Il comporte alors 41 jeux sur trois claviers et pédalier. En 1897, des réparations sont effectuées par les facteurs BONNEAU et BEASSE. En 1923, le facteur John ABBEY installe une soufflerie électrique et remplace la console. En 1952, Bernard GAVOTY est nommé titulaire de l’orgue. Il s’emploiera à faire restaurer l’instrument qui s’était régulièrement dégradé depuis la restauration de 1853. La restauration est confiée entre 1955 et 1957 à la maison BEUCHET-DEBIERRE de Nantes. L’orgue est reconstruit avec 55 jeux réels sur trois claviers et pédalier. De l’orgue de THIERRY il subsiste une dizaine de jeux dont les principaux du grand-orgue et du positif. De l’orgue de GADAULT il reste une quinzaine de jeux dont les Flûtes et anches de la pédale. Les autres jeux sont de BEUCHET-DEBIERRE. En 1962 et 1979, BEUCHET-DEBIERRE a fait de nouveaux travaux sur l’orgue et a notamment rajouté les jeux de chamade. En 2009, le facteur Bernard DARGASSIES a effectué une première tranche de restauration. La dernière tranche de restauration a été achevée en 2012 par DARGASSIES. Grâce aux travaux de 1957 et à la restauration brillante de DARGASSIES, l’orgue de St Louis peut être considéré comme l’un des plus beaux instruments de la capitale, digne du cadre exceptionnel de l’église St Louis. Détail : les organistes de St Louis ont le titre « d’Organistes du Ministère de la Défense », tout comme dans les autres églises dépendant de l’armée. Merci à Jean-Louis Grégis pour ses photos du buffet. Photo J.L Grégis Photo J.L Grégis Photo J.L Grégis Photo J.L Grégis Photo J.L Grégis Photo J.L Grégis Autres caractéristiques : 56 jeux - 3 claviers manuels de 61 notes et pédalier 32 notes Transmission électromécanique des claviers et des jeux Accouplements : II/I - III/I - III/II (toutes en 16, 8, 4') Tirasses : I/P - II/P - III/P (toutes en 8 et 4') 9 combinaisons ajustables Crescendo général Combinateur électronique et transpositeur