Entrez dans le monde magique des orgues.
Page créée le 11/04/2008 Mise à jour le 23/03/2020 Le grand-orgue Kern (1971) de l’église St Jacques- du-Haut-Pas de Paris (75)
Pays : France Région : Ile-de-France Ville : Paris (5ème) Local : Eglise St Jacques- du-Haut-Pas Facteur : Kern A. Année : 1971
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Le nom de cette église provient de l’installation à cet emplacement vers 1180 de frères hospitaliers originaires du village italien d’Altopascio (Toscane-Italie), venus se consacrer aux soins des malades et des pauvres. L’édifice remonte à une chapelle construite en 1582 et agrandie dans sa forme actuelle de 1630 à 1687. En 1630 le chœur est reconstruit, mais côté entrée primitive, et une entrée provisoire est percée vers la rue St Jacques. A cette époque l’église dédiée à St Jacques-le-Mineur et à St Philippe devient un centre du jansénisme. De 1675 à 1685 la nef et la façade sont reconstruites. En fin en 1687, la chapelle de la Vierge est édifiée. L’édifice en forme de croix latine a un style dit janséniste, très austère. L’église se compose d’une nef entourée de deux doubles bas-côtés, d’un transept saillant et d’un chœur de grande dimension entouré d’un déambulatoire. L’église a reçu des décors et des embellissements au 19ème siècle mais reste assez austère dans son ensemble, même si les verrières pour la plupart blanches illuminent parfaitement l’ensemble. L’intérieur de l’église a été restauré entre 1992 et 1995. Le bâtiment est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1957 et classé depuis 1992. Dès 1628 l'église Saint-Jacques possédait un orgue construit par Vincent Coupeau, organiste de la paroisse. En 1733, l'abbé Courcaut, curé de la paroisse construisit un nouvel instrument. En 1742, un orgue acheté au facteur François Thierry remplace l’instrument précédent jugé trop faible. En 1792, la municipalité de Paris offre à la paroisse le buffet de l’orgue et la chaire de la toute proche collégiale Saint-Benoît-le- Bétourné (aujourd’hui disparue, sauf son portail nord dans l’Hôtel de Cluny, l’actuel Musée National du Moyen Age). Cet instrument avait été construit par le facteur du Roy d’origine flamande Jan LANGHEDUL en 1587, dans un buffet réalisé par le Menuisier Claude Delaistre. Claude-François CLICQUOT est chargé du transfert et de la reconstruction d’un instrument neuf dans le buffet historique, avec 33 jeux sur 4 claviers. Le buffet de 1587 est donc l’un des plus anciens de la capitale. En 1871, l'explosion de la poudrière du Luxembourg endommage sérieusement l'instrument. En 1905, le buffet a été classé aux Monuments Historiques. En 1906, la maison MERKLIN est enfin chargée de la restauration. Elle installe un nouveau système de transmission électropneumatique, jugé révolutionnaire à l'époque. Le grand orgue de tribune et le petit orgue de chœur sont jumelés : une console unique de quatre claviers, placée dans le chœur derrière l'autel, permet de jouer alternativement ou simultanément des deux instruments. C’était une solution attrayante en théorie, mais qui, ne tenant pas compte de l'important retard acoustique, rendait incommode et périlleuse l'utilisation de l'orgue de tribune à partir du chœur. Pour y remédier, vers 1920, l'éminent organiste Achille Philip fait installer une deuxième console sur la tribune. Bien que parfaitement conçue à l'époque, la transmission électrique se détériore peu à peu et l'instrument devient à peu près injouable. En 1963, les Beaux-Arts de la ville de Paris, en la personne de leur administrateur, Monsieur Gladu, décident en accord avec l'abbé Pézeril, curé de Saint-Jacques, et Claude Terrasse, organiste titulaire, de confier la restauration du grand orgue au maître facteur strasbourgeois Alfred KERN, qui s'était déjà fait un nom à Paris avec la restauration du grand orgue de Saint-Séverin. Les travaux sont effectués par KERN entre 1969 et 1971 et le nouvel orgue a été inauguré le 18 mai par Pierre Cochereau, titulaire de grand orgue de Notre-Dame de Paris, et Claude Terrasse, organiste de Saint-Jacques, en présence de Mgr Pézeril, alors évêque auxiliaire de Paris. C'est un instrument entièrement mécanique dont la conception classique doit beaucoup aux conseils éclairés de Michel Chapuis. Il possède quarante-sept jeux répartis sur quatre claviers. Le positif dorsal a été rétabli et quelques tuyaux anciens de CLICQUOT conservés, en particulier le cornet, la trompette et le clairon du grand-orgue; les parties anciennes du buffets, soigneusement décapées, ont recouvré leur splendeur primitive. La richesse de sa palette sonore, la finesse de son harmonisation, la délicatesse et la précision de son toucher font de l'orgue de Saint-Jacques l'un des plus beaux instruments de Paris.
Photo J.L Grégis
Autres caractéristiques : 47 jeux - 4 claviers manuels et pédalier Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplements : I/II - III/II Tirasses : I/P - II/P - III/P Appel des anches I - II - III - P Appel des mixtures : I - P Appel Grande Fourniture V + Bourdon 16' au G.O
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