Orgues en France et dans le monde.

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Paris 8è  (75)

Eglise St Augustin

Barker, 1868



Composition :

Grand-orgue : Positif : Récit expressif : Pédale :
       
Montre 16' Bourdon 16' Quintaton 16' Bourdon 32'
Bourdon 16' Principal 8' Diapason 8' Flûte 16'
Montre 8' Bourdon 8' Cor de nuit 8' Contrebasse 16'
Bourdon 8' Flûte harmonique 8' Viole de gambe 8' Soubasse 16'
Flûte harmonique 8' Flûte douce 4' Voix céleste 8' Basse 8'
Salicional 8' Principal 4' Flûte octaviante 4' Flûte 8'
Prestant 4' Quinte 2' 2/3 Octavin 2' Flûte 4'
Bourdon 4' Plein-jeu IV rgs Carillon III rgs Plein-jeu IV rgs
Quinte 2' 2/3 Cromorne 8' Tuba magna 16' Bombarde 16'
Doublette 2' Trompette 8' Trompette 8' Basson 16'
Cornet V rgs Clairon 4' Clarinette 8' Trompette 8'
Fourniture V rgs   Basson-hautbois 8' Basson 8'
Cymbale IV rgs   Voix humaine 8' Clairon 4'
Bombarde 16'   Clairon 4'  
Trompette 8'      
Clairon 4'      

Autres caractéristiques :
54 jeux - 3 claviers de 56 notes et pédalier de 30 notes.
Transmissions mécaniques avec machine Barker.
Copulas : Pos./G.O, Réc./G.O, Réc./Pos, Octaves graves Réc/G.O.,Octaves aiguës Réc./G.O.
Tirasses : Pos., G.O, Réc.
Appels d'anches :G.O., Pos., Réc., Péd.
Appel machine G.O.



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Historique :


Le premier grand orgue est l'oeuvre de Charles Barker associé à Albert Peschard. Cette équipe déjà célèbre pour son invention du levier pneumatique, applique en 1868 à Saint-Augustin, un nouveau mode de transmission: l'électricité.
L'inauguration, le 17 juin 1868, fut un événement qui obtint un retentissement considérable tant en France qu'à l'étranger.

Avec les troubles de la Commune en 1870, Charles Barker quitte la France et confie l'entretien de son orgue à l'un de ses élèves et collaborateur: Paul Férat.

Durant l'hiver 1876-1877, il réalise des travaux de perfectionnement du système électrique, qui sont reçus le 25 mars 1877 sous la présidence d'Eugène Gigout, déjà présent à l'inauguration de 1868.

En 1889, Paul Férat cède l'entretien à Cavaillé-Coll, qui, non préparé à ce nouveau système, confie la tâche à l'un de ses fils, Gabriel, plus expert en électricité. Si Cavaillé-Coll souhaite conserver le système électrique, il envisage en revanche une réharmonisation et une modification de la composition.

Pourtant, le 7 avril 1893, Aristide Cavaillé-Coll - brouillé avec son fils - propose à la Fabrique un devis de travaux de reconstruction et d'augmentation.
Les trois claviers sont portés à 56 notes, le pédalier à 30 notes, et 9 jeux sont ajoutés. L'instrument comporte 52 jeux. Le marché, d'un montant de 40 000 francs, est finalement signé le 25 juillet 1897 pour l'exécution et le perfectionnement à faire.
Le nouvel orgue inauguré, le mardi 30 mai 1899, par Eugène Gigout, est à transmission mécanique, assistée du levier Barker.

En 1925, Charles Mutin reprend l'ouvrage de son prédécesseur et porte l'instrument à 54 jeux.

De conception romantique, l'orgue de Saint-Augustin est reconsidéré sur le plan esthétique en 1962. L'adjonction de plusieurs mixtures à chaque clavier manuel est réalisée par l'harmoniste Jacques Picaud de la Manufacture Beuchet-Debierre.

À l'initiative de la Ville de Paris, une restauration est entreprise en 1988. L'instrument a été entièrement réharmonisé et recomposé dans une esthétique respectant son caractère symphonique.
Ce dernier relevage et la réharmonisation complète ont été effectués par la Manufacture Bernard Dargassies.

Plusieurs organistes illustrent cette tribune: Eugène Gigout (de 1868 à 1925), Jean Huré (de 1925 à 1930), André Fleury (de 1930 à 1948). Suzanne Chaisemartin est nommé titulaire en 1949 et titulaire honoraire en 1997 alors Didier Matry en devient titulaire.

Extrait d'une notice historique de Christian Paul et Loïc Métrope



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Photos :

Paris St Augustin 


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