Page créée le 27/06/2008 Mise à jour le 07/03/2020 Le grand-orgue Cavaillé-Coll (1894) de l’église Saint-Antoine- des-Quinze-Vingts de Paris (75).
Pays : France Région : Ile-de-France Départ. : Paris Ville : Paris (12 è ) Local : Eglise Saint-Antoine-des- Quinze-Vingts Facteur : Cavaillé-Coll Année : 1894
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Il y avait ici avant la révolution une abbaye cistercienne de femmes fondée au début du 13ème siècle et un hospice dit des Quinze- Vingts (15 salles de 20 lits), fondé par Saint-Louis. L’abbaye fut supprimée en 1790 et le monastère fut affecté à l’hospice qui avait été transféré en 1780 dans l’ancienne caserne des Mousquetaires Noirs. L’abbatiale fut transformée en église de la nouvelle paroisse Saint-Antoine des Quinze-Vingts en 1791. En 1796, l’abbatiale est vendue puis détruite. C’est la chapelle de l’hospice qui servira d’église paroissiale pendant le 19ème siècle. L’église actuelle a été construite en 1902 et 1903, sur les plans de l’architecte Emile Vaudremer. Cette construction en pierres et en briques est de style néo-roman, avec un plan basilical. Elle comporte une grande nef avec deux bas-côtés surmontés d’une galerie, un transept et un chœur terminé par un chevet plat. La croisée du transept où se situe aujourd’hui le maître-autel est surmontée et éclairée par une coupole en verre moulé lié par du ciment. En 1894, le Grand-orgue a été construit par le célèbre facteur parisien Aristide CAVAILLÉ-COLL pour l'hôtel particulier du Baron de l'Espée à Paris, situé sur les Champs-Elysées. Le baron, riche amateur de musique, désirait jouer chez lui, dans son vaste auditorium, de la musique de Richard Wagner. Mais il incommodait le voisinage… En 1907, le comte Christian de Berthier de Sauvigny rachète l'orgue puis en fait don à l'église Saint-Antoine achevée depuis 1903 et où il avait été paroissien. En 1908 et 1909, l’orgue est transféré dans la tribune principale de l’église par Joseph GUTSCHENRITTER, successeur de la maison MERKLIN à Paris. Celui-ci reconstruit le buffet et ajoute quelques jeux, sans toutefois changer la couleur de l'ensemble ni les éléments fondamentaux de l'orgue. La superbe nouvelle console détachée est tournée face à la nef. Le comte Christian de Berthier en devint le premier titulaire. L’orgue comporte alors 48 jeux sur trois claviers et pédalier, avec des transmissions mécaniques et deux machines Barker pour le Grand-orgue et le Positif. La division de grand-orgue est disposée derrière la façade et les buffets expressifs de Récit et Positif se trouvent à l’arrière. La Pédale est répartie sur les deux côtés au niveau du plancher. Les tuyaux de basse du Bourdon 32’ et de la Flûte 16’ de Pédale et ceux de la Bombarde 16’ du G.O sont postés et commandés par des moteurs pneumatiques. En 1956, les facteurs Pierre CHÉRON du Mans (Sarthe) et Philippe HARTMANN alors installé à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), ont effectué un relevage et ajouté un jeu de Clairon 4’ à la Pédale. Toutefois la qualité de ce jeu n’était pas à la hauteur de l’ensemble. En 1983, le facteur Jacques BARBERIS de Rouen (Seine-Maritime) effectue une restauration qui va redonner à cet instrument quelque peu oublié toute la notoriété qu’il mérite. A cette occasion les machines Barker sont restaurées ainsi que les moteurs de basses. Daniel Roth inaugure l’orgue restauré en juin 1984. En 1993, l'instrument a fait l’objet d’un relevage par le facteur Yves FOSSAERT de Mondreville (Seine-et-Marne). En 2004, le même Yves FOSSAERT a réalisé une restauration de l’orgue. Les sommiers du Grand-Orgue et du Récit sont démontés et réencollés. Le réservoir du Grand-Orgue, très usé, est changé. Le jeu de Clairon 4' de 1956 est reconstruit au modèle de la facture CAVAILLÉ. Toutes les soupapes du Grand-Orgue et du Récit ont été recouvertes d'une peau neuve, et les ressorts correspondants tous égalisés. Enfin, la tuyauterie est nettoyée, accordée et en partie réharmonisée. L'instrument a été inauguré les 17 et 18 décembre 2004 par le titulaire Eric Lebrun et Marie-Ange Leurent ainsi que par le choeur régional Vittoria d'Île-de-France, dirigé par Michel Picquemal. Ce magnifique instrument a conservé son style et la majeure partie de ses composants d’origine. C’est certainement l’un des plus beaux CAVAILLÉ-COLL.
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Eric Lebrun, titulaire Litanies de Jehan Alain
Autres caractéristiques : 47 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 32 notes Sommiers de pédale : seulement 30 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux 2 machines Barker Accouplements : II/I - III/I - III/II (16,8') Tirasses : I/P - II/P - III/P Appels d'anches : I - II - III - P Diapason : La = 440 Hz
Eric Lebrun, titulaire Récital du centenaire d’A. Cavaillé-Coll