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Page créée le 29/03/2008 Mise à jour le 30/ 01/2019 Le grand-orgue Cavaillé-Coll (1898) de la Basilique du Sacré- Cœur de Paris (75).
Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Ile-de-France Départ. : Seine Ville : Paris (18è) Local : Basilique du Sacré-Cœur Facteur : Cavaillé-Coll Année : 1898
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Le grand-orgue qui se trouve posé au-dessus du narthex sud, a été construit en 1898 par le célèbre facteur parisien Aristide CAVAILLÉ-COLL. C’est son dernier grand instrument et également le plus grand entièrement de sa main, les instruments de Notre-Dame et Saint-Sulpice étant des reconstructions sur des orgues existants. C’est un instrument symphonique de 67 jeux à l’origine sur quatre claviers et pédalier, avec des transmissions mécaniques. C’est sans doute le chef d’œuvre du facteur. Sa disposition s’inspire de l’opus 374 réalisé en 1873 par CAVAILLÉ-COLL pour l’Albert Hall de Sheffield (Angleterre), et disparu dans un incendie en 1937. Cet orgue fut construit à l’origine pour le baron de l’Espée et placé dans son château d’Ilbarritz, près de Biarritz (Pyrénées- Atlantiques). Le baron le revendit à Charles MUTIN, successeur de CAVAILLÉ-COLL, et la basilique en fit l’acquisition en 1913. Le buffet neuf a été dessiné par l’architecte Lucien Magne en 1914. L’instrument ne fut entièrement remonté et inauguré qu’après la guerre, en 1919. Le concert inaugural fut donné par Charles Widor, Marcel Dupré et le titulaire Abel Decaux. En 1930 et 1931, l’instrument a été restauré par la maison CAVAILLÉ-COLL. En 1948, le facteur Jean PERROUX, ancien harmoniste de la maison CAVAILLÉ-COLL effectue un relevage de l’instrument. En 1959 et 1960, l’orgue fait l’objet d’une restauration par la maison BEUCHET-DEBIERRE de Nantes (Loire-Atlantique), sous la supervision de Rolande Falcinelli et de Marcel Dupré. Plusieurs jeux sont modifiés ou ajoutés dans le style néo-classique. La partie centrale du buffet est supprimée et le Solo est redistribué dans deux boites expressives placées de part et d’autre du buffet. En 1981, l’instrument est classé aux Monuments Historiques. L’orgue se dégrade et devient difficilement jouable. Sous l’impulsion du titulaire de l’époque, Daniel Roth, en 1984 et 1985, le facteur Jean RENAUD de Nantes effectue une grande restauration et modifie quelque peu la disposition. Les jeux néo-classiques de 1960 sont remplacés par des jeux correspondant au style original. L’orgue comporte alors 78 jeux. L’instrument est entretenu par le facteur Bernard DARGASSIES de Paris et Rambervillers (Vosges).
Naji Hakim Hommage à Stravinsky
Autres caractéristiques : 78 jeux - 4 claviers de 61 notes et pédalier de 32 notes. Transmissions mécanique avec machine Barker Accouplements : II/I - III/I - IV/I - III/IV - IV/II - IV/III Accouplements : I/I 16' - II/II 16' - III/III 16' - IV/IV 4' Tirasses : I/P - II/P - III/P (8' 4') - IV/P 1 combinateur par clavier Appel G.O - Appels Combinaisons Appel chamade (Solo) - Appel Flûte 32' - Appel Bombarde 32' Diapason : La = 440 Hz - Tempérament égal
C’est en ce lieu que fut martyrisé au milieu du 3ème siècle Saint-Denis, le saint patron de Paris. Peu après la défaite de 1870, fut rédigé le Vœu National par Alexandre Legentil et Hubert Rohault de Fleury, que soit érigé ici une église dédiée au Sacré-Cœur. En 1873, une loi permit l’affectation du terrain situé au haut de la butte au diocèse de Paris, qui sera le propriétaire de l’édifice. En 1874, la construction fut confiée à l’architecte Paul Abadie. Il réalise les plans de cette grande église dans le style romano-byzantin, s’inspirant de Sainte-Sophie de Constantinople ou de Saint-Front de Périgueux. L’édifice a une forme de croix grecque surmonté de quatre coupoles et du dôme central imposant qui culmine à 83 mètres de hauteur, dominant la capitale. L’église est orientée nord-sud. La façade sud se distingue par son portique avancé à trois arches en plein cintre. L’édifice repose sur d’imposantes fondations, dont des piles de béton qui sont posées sur le gypse souterrain à plus de trente mètres de profondeur. Les travaux de gros œuvre s’échelonnent de 1875 à 1891. Les murs sont construits en travertin, comme l’Arc de Triomphe, qui en plus d’être dur a la caractéristique de conserver sa couleur blanche. Plusieurs architectes dont Henri Rauline et Lucien Magne succèdent à Abadie après son décès en 1884. La façade au sud et le campanile au nord ne seront achevés qu’en 1914. Le campanile dont la croix au-dessus de la coupole culmine à 91 mètres, renferme la plus grosse cloche de France, appelée la Savoyarde car elle fut offerte par les quatre diocèses de Savoie. Cette cloche mesure 3 mètres de diamètre pour un poids de près de 19 tonnes. L’église fut élevée au rang de Basilique Mineure en 1919. Les travaux s’achèvent en 1923 par la pose de la mosaïque de l’abside. Après la seconde guerre mondiale, les vitraux détruits par les bombardements sont remplacés.
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Haut de page Haut de page Recherche… Recherche… Photo : Pierete Photo : P. Marteau Photo : C. Picard Photo : P. Marteau Composition 1985 Composition 1898
Composition 1898 :
Philippe Brandeis Prélude improvisé
Naji Hakim Improvisation - 1988