Page créée le 27/03/2008 Mise à jour le 03/03/2020 Le grand-orgue Gonzalez (1962) du Temple de l'Oratoire du Louvre de Paris (75).
Pays : France Région : Ile-de-France Départ. : Paris Ville : Paris (1er) Local : Oratoire du Louvre Facteur : Gonzalez Année : 1962
Historique
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La construction de l’Oratoire a été initiée en 1621 par le père Pierre de Bérulle, futur cardinal, pour accueillir l’ordre des Oratoriens qu’il avait fondé en France en 1611. L’architecte en était Jacques Lemercier à qui l’on doit entre-autres la Sorbonne et l’église St Roch de Paris. Par manque d’argent, la construction s’arrête en 1625. L’église est conçue sur le modèle des églises de la contre- réforme, comme celle du Gesu à Rome. De plan rectangulaire, elle comporte le chœur des oratoriens de forme elliptique et la grande nef entourée de chapelles latérales. La façade et l’entrée sont provisoires. Mais déjà l’intérieur de l’édifice reçoit une décoration particulièrement riche. A cette époque l’Oratoire, devenue Chapelle Royale à la demande de Louis XIII, sera rendu célèbre par les prédications de Bossuet et de Bourdaloue et par les Oraisons funèbres de Richelieu, Louis XIII et d’Anne d’Autriche. C’est également le haut-lieu de la musique religieuse dans la capitale. Les travaux d’achèvement de l’Oratoire ont repris en 1741, sous la direction de l’architecte Pierre Caqué, avec la construction des deux dernières travées de la nef ainsi que de la façade. Les travaux sont terminés en 1748 et l’église enfin consacrée en juillet 1750. En 1793, la congrégation est dissoute, l’église fermée, puis saccagée et enfin transformée en magasin de dépôt. En 1811, l’Oratoire est confié au culte protestant par l’empereur Napoléon. Le consistoire s’employa alors à restaurer l’édifice qui avait perdu quasiment tout son mobilier et ses décorations. Les bâtiments conventuels ne seront rendus qu’en 1854, lors du percement de la rue de Rivoli. Cet édifice est l’un des plus beaux bâtiments de l’époque classique de la capitale. Il est classé aux Monuments Historiques depuis 1907. L’oratoire a disposé dès 1811 d’un petit orgue dont on ne connait pas le facteur et qui provenait de l’Eglise Saint-Louis du Louvre. Il avait été offert par Louis Féline, membre du consistoire réformé et installé sur la grande tribune au fond de la nef. Il a été cédé en 1835 à l’Eglise réformée de Nantes (Loire-Atlantique). Entre 1826 et 1828, les facteurs Louis CALLINET et Jean-Antoine SOMER de Paris ont construit un orgue neuf pour remplacer l’ancien orgue jugé trop petit et trop vétuste. Il s’agissait d’un orgue de 28 jeux sur deux claviers et pédalier. Curieusement, la composition comportait 10 jeux d’anches mais ni jeux de 2’ ni mixtures, ce qui devait donner à cet orgue une sonorité quelque peu empâtée. Le buffet construit par l’architecte Etienne Godde était de style Renaissance avec trois plates-faces séparées par des pilastres. L’instrument fut restauré en 1852 par la maison parisienne CAVAILLÉ-COLL. En 1898 et 1899, la maison MERKLIN de Lyon et Paris a construit un orgue neuf dans l’ancien buffet. Cet orgue symphonique comportait 32 jeux sur deux claviers et pédalier, avec une transmission pneumatique tubulaire. Une console neuve fut installée devant l’orgue, près de la rambarde de la tribune. La soufflerie a été électrifiée en 1902 par Joseph GUTSCHENRITTER, successeur de Joseph MERKLIN. (Voir photo ci-dessus) Cet instrument n’a subi ni transformation ni grand entretien pendant plus de cinquante ans. En 1956, la réalisation d’un nouvel orgue fut confiée à la maison DANION-GONZALEZ de Châtillon-sur-Seine (Paris). Toutefois Victor GONZALEZ décédé cette même année ne vit pas l’avancement des travaux qui seront menés par son associé et mari de sa petite-fille, Georges DANION. Norbert Dufourcq, Marcel Dupré et Alexandre Cellier ont participé à l’élaboration et au suivi de ce projet. En 1957, l’orgue MERKLIN a été démonté pour permettre l’agrandissement et le renforcement de la tribune. L’orgue lui-même fut construit et installé en 1961 et 1962. Il s’agit d’un grand-instrument de style néo-classique de 67 jeux sur trois claviers et pédalier, à transmission électromécanique pour les claviers et électropneumatique pour les jeux. Le buffet neuf ne comprend pas de façade apparente. Celle-ci est composée de gros tuyaux de pédale, de Grand-orgue et de Récit. La division de Positif est répartie dans deux buffets latéraux, à l’avant de la tribune, l’un expressif, l’autre non. Une trentaine de jeux de très bonne facture de l’orgue MERKLIN a été réutilisée. Entre 2012, le facteur Bernard DARGASSIES de Rambervillers (Vosges) a effectué un relevage. Les transmissions ont été reconstruites en électrique et un combinateur électronique avec séquenceur et transposeur a été ajouté, facilitant grandement le jeu des organistes. 2014, l’instrument a fait l’objet d’une grande restauration, toujours par la maison DARGASSIES. Ce très bel instrument est un témoin intéressant de la facture française de la deuxième moitié du 20ème siècle.
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Jean-Dominique Pasquet Deux esquisses
Jean-Dominique Pasquet Trilogue de M.L Girod
Autres caractéristiques : 58 jeux réels - 3 claviers manuels de 61 notes et pédalier 32 notes Transmissions électriques des claviers et des jeux Accouplements : II/I (16',8,4') - III/I (16',8,4') - III/II (16',8,4') Tirasses : I/P - II/P - III/P Appels d'anches : I - II - III - P Combinateur électronique - Transposeur Séquenceur Crescendo Tutti
L'orgue Merklin (1899)
Jean-Dominique Pasquet Improvisations de M. Dupré