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Page créée le 24/03/2008 Mise à jour le 23/02/2020 L’orgue Cavaillé-Coll (1885) de l’église Notre-Dame d’Auteuil de Paris (75).
Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région : Île-de-France Départ. : Paris Ville : Paris (16ème) Local : Eglise Notre-Dame d’Auteuil Facteur : Cavaillé-Coll Année : 1885
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Autres caractéristiques : 52 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 32 notes Transmission électropneumatique des claviers et des jeux Accouplements : IIGC/I (16,8,4') - IIPos/I (16,8,4') - III/I (16,8,4') - III/II (16,8,4') Accouplements : I/I (16,4' + Annul 8') - IIGC/II (16,4' + Annul 8') - IIPos/II (16,4' + Annul 8') - III/III (16,4' + Annul 8') Tirasses : I/P (8,4') - IIGC/P (8,4') - IIPos/P (8,4') - III/P (8,4') Appels Anches : I - IIGC - III - P 3 accouplements programmables Combinateur électronique - 2018 Sostenutos Crescendo Tutti
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L’église Notre-Dame d’Auteuil, plus connue sous le vocable d’église d’Auteuil, a été construite entre 1877 et 1892 par l’architecte Vaudremer. Elle remplaçait une ancienne église du 11ème siècle reconstruite au 14ème et agrandie au 15ème et au 17ème siècle. L’édifice de style néo-roman se compose d’une nef avec deux bas-côtés, d’un transept et d’un chœur terminé par un chevet semi- circulaire. La nef est séparée des bas-côtés par des piliers cruciformes. La faible surface des vitraux explique le caractère sombre de cette église. La façade et son clocher avec ses deux bulbes rappelle le style byzantin. Le chœur situé au-dessus de la crypte est surélevé par rapport à la nef. A la demande du curé Lamazou, ami et protecteur d’Aristide CAVAILLÉ-COLL, ce dernier construisit en 1877 un instrument de 45 jeux pour la nouvelle église. Mais cet orgue fut affecté au Palais du Trocadéro achevé pour l’exposition universelle de 1878. En 1884 et 1885, CAVAILLÉ-COLL réalisa un nouvel orgue, l’instrument actuel, dont il soigna particulièrement la construction et l’harmonisation. Il comptait alors 32 jeux répartis sur deux claviers et pédalier, abrités dans un buffet de style néo-roman à trois plates- faces et quatre tourelles. Ce remarquable instrument fut inauguré le 11 février 1885 par Charles-Marie Widor, organiste de Saint-Sulpice et Henri Dallier, organiste de la Madeleine et de Saint-Eustache. En 1912, Charles MUTIN, successeur de CAVAILLÉ-COLL, a effectué un relevage de l’orgue. En 1937 et 1938, la maison GLOTON-DEBIERRE de Nantes (Loire-Atlantique) réalisa des travaux conséquents, sous la supervision d’Albert Alain et de Louis Vierne. Une division nouvelle de Positif expressif fut ajoutée et l’étendue des manuels fut portée de 54 à 56 notes et celle du pédalier de 30 à 32 notes. Les deux sommiers de la division de Pédale ont été déplacés dans les galeries latérales, avec ajout d’une Soubasse 32’ et d’un Plein-Jeu IV. La nouvelle division de Positif dotée de 13 jeux a été positionnée dans deux boites expressives à la place de l’ancienne pédale. Le Grand-orgue a été complété d’un Plein-Jeu V, d’une Cymbale IV et d’une Flûte douce 4’. Au Récit un Nazard 2’ 2/3 et un Plein-Jeu IV ont été ajoutés. Ce travail a toutefois parfaitement respecté l'esthétique et les subtiles sonorités de CAVAILLÉ-COLL. La transmission des claviers et des jeux fut reconstruite en électropneumatique avec le système breveté DEBIERRE, permettant l'adjonction de 6 combinaisons fixes et 8 combinaisons ajustables. Une console neuve a été construite à cette occasion. L’orgue comptait alors 49 jeux réels. En 1962 et 1963, les facteurs Jacques PICAUD et Jacques BARBERIS de la maison BEUCHET-DEBIERRE, ont effectué un relevage de l’instrument. Les jeux de mutation du Positif ont été reconstruits avec une taille plus étroite, ce qui ne fut pas très judicieux. En 1983 et 1984, sous l'impulsion de Henri Veyssière, l'organiste titulaire de l'époque, la ville de Paris fit effectuer un grand relevage, sans changement, par le facteur Jacques BARBERIS, alors installé à son compte à Rouen (Seine-Maritime). Les travaux ont consisté en un nettoyage complet, accompagné de la remise à neuf des pièces défectueuses, en particulier la peausserie des soufflets, de la révision des tirages de jeux, gosiers, réservoirs, de la suppression des fuites d'air, du réglage général des commandes électriques de transmission. Ce travail a été accompli de façon exemplaire et a redonné à ce précieux instrument tout son éclat, noblesse et ampleur. Le buffet a été verni par les soins de l'ébéniste Marcel Fauvet. L’achèvement des travaux a donné lieu le 9 décembre 1984 à un récital donné par Henri Veyssière, qui était titulaire de l'instrument depuis 1950. Entre 2015 et 2018, l’instrument a connu un nouveau grand relevage confié aux ateliers D.L.F.O de Denis LACORRE de Carquefou (Nantes – Loire-Atlantique). Les mixtures ont été entièrement révisées et complétées, un jeu d’Unda Maris 8’ a été ajouté au Grand- orgue. Les jeux de détail du Positif ont été reconstruits pour réaliser un Cornet V décomposé. La console a reçu un nouveau combinateur électronique incluant des « Sostenutos » et une coupure pédale. A noter que la transmission électropneumatique de DEBIERRE posée en 1938 est toujours en fonction, ce qui témoigne de son excellente qualité. L’orgue symphonique CAVAILLÉ-COLL d’Auteuil fait partie des instruments remarquables de la capitale et enchante organistes et auditeurs par la richesse, la finesse et la puissance de ses timbres. Il faut saluer l’excellence du travail des facteurs qui sont intervenus dans les différentes restaurations.
Frédéric Blanc : Présentation de l’orgue restauré
Frédéric Blanc : Improvisation
Frédéric Blanc : Improvisation
Frédéric Blanc : Improvisation