Orgues en France
et dans le monde.
Retour France Alpha Retour Départements Retour tous pays
Historique Photos
Paris 16è (75)
Eglise Notre-Dame d'Auteuil
Cavaillé-Coll, 1855
Composition :
| II.
Grand-Orgue |
III.
Récit expressif |
I. Positif expressif |
Pédale |
| |
|
|
|
| Montre 16' |
Quintaton 16' |
Bourdon 8' |
Soubasse (ext) 32' |
| Bourdon 16' |
Code de nuit 8' |
Principal 8' |
Soubasse 16' |
| Montre 8' |
Gambe 8' |
Flûte creuse 8' |
Flûte (ext) 16' |
| Salicional 8' |
Voix céleste 8' |
Flûte 4' |
Basse 8' |
| Flûte harmonique 8' |
Flûte traversière 8' |
Quinte 2 2/3' |
Flûte 8' |
| Bourdon 8' |
Flûte octaviante 4' |
Quarte 2' |
Principal 8' |
| Prestant 4' |
Nasard 2 2/3' |
Tierce 1 3/5' |
Flûte (ext) 4' |
| Flûte douce 4' |
Octavin 2' |
Larigot 1 1/3' |
Fourniture IV |
| Doublette 2' |
Founiture IV |
Fourniture IV |
Bombarde 16' |
| Cornet V |
Bombarde 16' |
Cymbale IV |
Trompette 8' |
| Fourniture IV |
Trompette harmonique 8' |
Trompette 8' |
Clairon 4' |
| Cymbale IV |
Basson-Hautbois 8' |
Cromorne 8' |
|
| Bombarde 16' |
Voix humaine 8' |
Clairon 4' |
|
| Trompette 8' |
Clairon 4' |
|
|
| Clairon 4' |
|
|
|
Autres caractéristiques :
50 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 32 notes
Accouplements : GO/POS, REC/POS, REC/GO
Tirasses : GO/PED, POS/PED, REC/PED
Appels Anches : GO, POS, REC, PED
Combinaisons fixes : 6 - ajustables : 8
Tutti - Annulateur général
Expression du Positif: boîte avec volets sur les côtés du buffet
Expression du Récit: boîte avec volets au fond du buffet
Tremolo: Récit
Haut de page
Le
grand-orgue de l'église fut construit par Aristide Cavaillé-Coll en
1884-5. Il comptait alors 32 jeux répartis sur deux claviers manuels de
54 notes et un pédalier de 30 notes, abrités dans un buffet de style
néo-roman à trois plates-faces et quatre tourelles. Il a été inauguré
le 11 février 1885 par Charles-Marie Widor, organiste de Saint-Sulpice
et Henri Dallier, organiste de la Madeleine et de Saint-Eustache.
L'abbé Pierre Lamazou, curé de l'époque ainsi qu'ami et protecteur de
Cavaillé-Coll, est inhumé sous le grand-orgue. Il suivit les travaux de
construction de l'orgue avec attention mais, l'instrument initialement
pour Auteuil, dut finalement être installé au Palais de Trocadèro
nouvellement construit. Cavaillé-Coll proposa donc à l'abbé Lamazou un
nouvel instrument dont il soigna particulièrement l'harmonisation et la
réalisation.
L'orgue actuel se caractérise avant tout par son équilibre admirable et
la grande finesse de ses sonorités. Son esthétique symphonique est
proche d'autres instruments parisiens de Cavaillé-Coll, comme ceux de
Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts, la Trinité, Saint-Augustin,
Sainte-Clotilde, etc...
Après avoir été relevé par Charles Mutin, en 1912, il fut agrandi par
par la maison Gloton-Debierre, en 1934, qui porta l'étendue des manuels
à 56 notes et celle du pédalier à 32 notes tandis que le nombre de jeux
passait à 53, sur trois claviers. Celui-ci respecta l'esthétique de
l'orgue et conserva, sur l'insistance du titulaire de l'époque, Paul
Marcilly, les belles sonorités de Cavaill-Coll. On procéda à
l'électrification des transmissions (système électro-pneumatique
Debierre) ce qui permet l'adjonction de 6 combinaisons fixes et 8
combinaisons ajustables, et on y installa une nouvelle console. Les
organistes Albert Alain et Louis Vierne furent consultés comme
conseillers pour cette importante restauration.
En 1962-63, Jacques Picaud et Jacques Barbéris, de la maison
Beuchet-Debierre, procédèrent au dépoussiérage de l'instrument et à un
premier relevage.
En 1983-84, sous l'impulsion de Henri Veyssière, l'organiste titulaire
de l'époque, la ville de Paris fit effectuer un grand relevage, sans
changement, par le facteur Jacques Barberis. Les travaux ont consisté
en un nettoyage complet, accompagné de la remise à neuf des pièces
défectueuses, en particulier la peausserie des soufflets, de la
révision des tirages de jeux, gosiers, réservoirs, de la suppression
des fuites d'air, du réglage général des contacts, électros, commandes
de notes, etc.
Les facteur se sont acquittés de leur tâche avec une minutie et une
conscience dignes d'éloges, rendant à l'instrument jeunesse, éclat,
noblesse et ampleur. De plus, le buffet a été verni par les soins de
l'ébéniste d'art, Marcel Fauvet.
Achevés en août 1984, les travaux ont donné lieu, le 9 décembre de la
même année, à un récital de réinauguration donné par Henri Veyssière,
titulaire de l'instrument depuis 1950.
Cet orgue remarquable est particulièrement apte à l'éxécution du
répertoire symphonique et romantique (Franck, Widor par exemple), mais
permet également d'interpréter avec un rare bonheur la musique des
organistes des années 1930 (Vierne, Fleury, Messiaen, Langlais,
Grünenewald, Alain, Tournemire, Dupré et tant d'autres), période
féconde pour la musique en France et particulièrement pour l'orgue.
Haut de page
Photos :



Haut de page Retour France Alpha Retour Départements Retour tous pays