Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 09/02/2008 Mise à jour le 10/08/2010 L’orgue Cavaillé-Coll (1846) de l’église de la Madeleine de Paris (75). Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Ile de France Départ. : 75 Ville : Paris (8ème) Local : Eglise de La Madeleine Facteur : Cavaillé-Coll Année : 1846 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition
Carte Cliquer Photos Autres caractéristiques : 60 jeux - 4 claviers manuels de 56 notes et pédalier 32 notes. Transmission électro-mécanique des claviers et des jeux Accouplements: II/I - III/I - IV/I - IV Sup/I - IV Inf/I - IV/II - IV/III Tirasses: I/P - II/P - III/P - IV/P Partie instrumentale classée Monument Historique. Peter Ewers Martin Bacot Juan Maria Pedrero Improvisation Improvisation Vierne Symphonie N3 M.C Alain joue Henco de Berg Ben van Oosten Danses J. Alain Improvisation Lefébure-Wély L'orgue de la Madeleine fut terminé en 1846, mais la plaque de la console indique: «CAVAILLE-COLL Père et Fils, facteurs d'orgues du Roi, 1845». À cette époque, en effet, Dominique et son fils Aristide CAVAILLE-COLL travaillaient encore ensemble, même si la personnalité du second écrasait singulièrement celle du père. Les deux facteurs venaient d'achever l'orgue de Saint-Denis, et il est évident qu'avec la Madeleine, ils franchissaient une étape nouvelle dans l'évolution de leur esthétique. En effet, la sonorité des jeux, le grand nombre de flûtes, la disposition même de la console, en avant du buffet (l'organiste étant tourné vers l'autel), tout concourt ici à donner une qualité romantique, voire symphonique, à l'ensemble et à métamorphoser l'organiste liturgique en un concertiste virtuose. Le jeu de Voix céleste est le premier jeu de ce type a avoir été posé au monde. À cette époque, l'orgue était alors disposé en quatre claviers/pédalier et quarante-six jeux, et l'ensemble de la tuyauterie renfermé dans un seul buffet, supprimant la notion du contraste entre Positif et Grand-Orgue. L'inauguration solennelle fut jouée par Alexandre-Charles FESSY, organiste de la paroisse, et par Louis James LEFEBURE-WELY, organiste de Saint-Roch. Ce compositeur virtuose obtint alors un tel succès avec des improvisations où se mêlaient pastorales, marches militaires, grêles et tempêtes qu'il fut nommé titulaire dès 1847. En 1927, un relevage fut effectué et l'on en profita pour allonger les claviers vers l'aigu. En 1957, ROETHINGER de Strasbourg, aidé de Robert BOISSEAU, ajoutait six jeux, parmi lesquels des mixtures. En 1971, la firme DANION-GONZALEZ électrifiait la mécanique et le tirage de jeux, tout en portant l'orgue à cinquante-sept jeux. En 1988, la firme DARGASSIES porte le nombre de jeux à cinquante-huit. En 2001 et 2002, DARGASSIES a rajouté deux jeux de chamade (prévus par CAVAILLE-COLL). La liste des organistes de la Madeleine est impressionnante. Succédant à Lefébure-Wély (1847-1857), Camille Saint-Saëns en devint le titulaire (1857-1877) suivi de Théodore Dubois (1877-1896), Gabriel Fauré (1896-1905), Henri Dallier (1905-1934), Edouard Mignan (1935-1962), Jeanne Demessieux (1962-1968), Odile Pierre (1969-1979) et François-Henri Houbart, l'actuel organiste depuis 1979.