Orgues en France
et dans le monde.
Retour France Alpha Retour Départements Retour tous pays
Historique Photos
Oloron Ste Marie (64)
Cathédrale Ste Marie
Cavaillé-Coll, 1870
Composition :
| II.
Grand-Orgue |
III. Récit expressif |
I. Accoupleur |
Pédale |
| |
|
|
|
| Principal 16' |
Flûte traversière 8' |
|
Soubasse 16' |
| Montre 8' |
Gambe 8' |
|
Flûte 8' |
| Bourdon 8' |
Voix céleste 8' |
|
Bombarde 16' |
| Viole de gambe 8' |
Flûte octaviante 4' |
|
Trompette 8' |
| Flûte harmonique 8' |
Octavin 2' |
|
|
| Prestant 4' |
Trompette 8' |
|
|
| Octave 4' |
Hautbois 8' |
|
|
| Doublette 2' |
Voix humaine 8' |
|
|
| Plein-jeu harmonique V |
|
|
|
| Basson 16' |
|
|
|
| Trompette 8' |
|
|
|
| Clairon 4' |
|
|
|
Autres caractéristiques :
24 jeux - 3 claviers manuels de 54 notes et pédalier 30 notes
Traction mécanique des claviers et des jeux
Accouplements : II/I, III/I avec machine Barker
GO/PED, REC/PED, GO 16
Appels d'anches : GO, REC, PED
Orage, Trémolo (Récit)
Haut de page
Le magnifique buffet polychrome qui orne la tribune a été construit
entre 1650 et 1655 grâce à la générosité de l'évêque de Gassion.
Classé « Monument historique » le 20 décembre 1906, il est bien représentatif de l'esthétique baroque alors à la mode.
Nous ne savons rien sur le facteur qui construisit ce premier
instrument. La tradition parle de Clicquot mais on pourrait plutôt
penser à Gerhard Brunel dont l'atelier était alors établi à Oloron et
dont nous savons qu'il a livré un instrument à Nay (c'est le seul qui
existe encore aujourd'hui), un à Saint-Jean-de-Luz, et probablement un
à Oloron. Cet instrument fut restauré par Dom Bedos de Celles en 1771.
Durant la Révolution, l'instrument fut démonté et le métal des tuyaux fut récupéré.
Un contrat est signé le 16 août 1869 avec Artistide Cavaillé-Coll, au
prix de 23 000 francs, pour un orgue de 24 jeux répartis sur deux
claviers manuels et pédalier à être installé dans le buffet existant.
Un troisième clavier sera utilisé comme totalisateur. L'instrument a
été livré le 7 septembre 1870. Le buffet du Positif est muet car
Cavaillé-Coll ne l'a pas réutilisé. La soubasse de la Pédale est le
seul jeu qui reste de l'instrument du XVIIe siècle. C'était, à
l'origine, un jeu de Flûte de 8' que Cavaillé-Coll a transformé en
soubasse 16' par obturation des tuyaux à la partie supérieure.
Un relevage a été effectué en 1932 par Maurice Puget. Les porte-vent originaux furent remplacés par de gros conduits en zinc.
La soufflerie a été mécanisée en 1949.
La partie instrumentale de l'instrument a été classée « Monument historique » le 24 septembre 1971.
En 1982, les facteurs Danion-Gonzalez effectuent un simple relevage à l'identique.
Le matériel devenu inefficace après un siècle d'utilisation ne fut pas remplacé.
Au cours de cette opération, le buffet, fait de noyer et de
châtaignier, fut restauré et il retrouva ses couleurs polychromes
d'origine.
La rénovation complète de l'instrument a été entreprise, en 1983, par
la Manufacture Languedocienne des Grandes Orgues. Les travaux sont
échelonnés sur dix ans. Tous les ressorts en laiton ont été remplacés
par de l'acier, les anti-secousses rétablis en peau et les écrous de
cuir remis à neuf.
En 1999, les porte-vent ont été rétablis, comme à l'origine, en bois.
La console fut dotée d'un pédalier neuf plus étendu (de vingt-sept à
trente notes) impliquant une mécanique totalement repensée.
En 2002, la soufflerie électrique a été remplacée par un modèle plus puissant et mieux adapté aux exigences de l'instrument.
Ces derniers travaux ont été dirigés par le facteur Charles Sarelot.
Haut de page
Photos :



Haut de page Retour France Alpha Retour Départements Retour tous pays