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Page créée le 02/03/2008 Mise à jour le 25/03/2017 Le grand-orgue Dalstein- Haerpfer (1881) de l’église St Sébastien de Nancy (54).
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Lorraine Départ. : Meurthe-et-Moselle Ville : Nancy Local : Eglise Saint-Sébastien Facteur : Dalstein-Haerpfer Année : 1881
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Lors de la construction du nouveau quartier de la Villeneuve à la fin du 16ème siècle, la paroisse St Sébastien fut créée et une église devait y être construite. Faute de moyens, seule une chapelle fut érigée à cet emplacement. Un clocher fut ajouté en 1682 sur le côté sud du chevet. En très mauvais état, la chapelle est presqu’entièrement abattue en 1719. De 1720 à 1731, l’architecte nancéien Jennesson construit l’actuelle église, de dimensions plus imposantes que l’ancienne, dans la forme d’une église-halle. La tour sud est conservée et une deuxième tour est construite sur l’aile nord du chevet. L’édifice se compose d’une nef centrale avec deux collatéraux étroits de même hauteur, sans transept, avec un chœur semi-circulaire. Une importante campagne de travaux a été menée à la fin du 20ème siècle pour restaurer l’église et consolider ses fondations. La construction d'un grand orgue neuf a été confiée, en 1879, à la maison DALSTEIN-HAERPFER, de Boulay, en Moselle. Cette firme a été préférée à Cavaillé-Coll parce que jugé trop cher ainsi qu’à Merklin qui avait pourtant fourni l'orgue de choeur. Le buffet, en chêne, haut de plus de 9m, avec positif postiche pour cacher la console indépendante, a été dessiné par l'architecte Urmès. Le nouvel instrument a été inauguré en 1881. Cet orgue est le plus grand instrument à traction mécanique construit par les facteurs DALSTEIN-HAERPFER, et beaucoup le considèrent comme leur chef-d'oeuvre. Il propose une synthèse entre la facture parisienne et la facture d'Allemagne du sud à la fin du XIXe siècle. En effet, Nicolas DALSTEIN (le lorrain), formé chez CAVAILLÉ-COLL, et Johann-Karl HAERPFER (l’allemand) s’étaient rencontrés  à Paris, sur le chantier de l’église St Sulpice (CAVAILLÉ, 1863). HAERPFER avait été de son côté marqué par sa formation chez les facteurs STEINMEYER, WALCKER et HAAS. Ainsi, plusieurs éléments renvoient à l'école de WALCKER, notamment les sommiers à pistons et des jeux comme les Flûtes à doubles-bouches, l'Éolienne, et le Cor de chamois. En revanche, le grand récit symphonique, placé dans l'axe au sommet de l'instrument, est bien caractéristique de l'esthétique de CAVAILLÉ-COLL. D'une manière générale, les anches ne renient pas leur inspiration française, alors que les fonds sont plus éloignés de ce qu'auraient fait les facteurs parisiens. La mécanique, quoique complexe, est d’excellente qualité. La console indépendante en chêne massif est tournée vers la nef. En 1903, la maison DALSTEIN-HAERPFER a effectué des travaux d’entretien. En 1914, la même maison a électrifié la soufflerie. En 1936, la maison JACQUOT-LAVERGNE de Rambervillers (Vosges) a effectué un relevage et quelques modifications mineures. L’accouplement général et la pédale d’orage ont été supprimés et un accouplement III/II et une tirasse III/P ont été rajoutés, dans l’esprit de la mécanique d’origine. En 1970, le mauvais état de l’orgue a nécessité l’intervention du facteur Philippe HARTMANN de Audelange (Jura) qui dut se contenter de le remettre en état de jouer. Mais son intervention fut importante dans la mesure où HARTMANN intervint auprès du Ministère de la Culture pour faire classer cet instrument de grande valeur. L’orgue a été classé en 1978. C’est ainsi que l'orgue de Saint-Sébastien n'a jamais été remanié et qu’il nous est parvenu quasiment intégralement conservé dans son état d'origine. De 2004 à fin 2008, l’instrument a été entièrement restauré par les facteurs Laurent PLET de Macey (Aube) et Jean-Baptiste GAUPILLAT de Noviant-aux-Prés (Meurthe-et-Moselle). En juin et juillet 2009, une série de huit récitals donnés par une quinzaine d’organistes de renom a salué la renaissance de ce magnifique instrument. Voir le site de J.P Gaupillat.          Voir le site de l’orgue
Autres caractéristiques : 46 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Machine Barker au Grand-Orgue Accouplements :  II/I - III/I - III/II Tirasses : I/P - II/P - III/P Appels d'anches :  I - II - III - P Forte général (appel général des anches) Crescendo
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