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Page créée le 25/02/2008 Mise à jour le 29/04/2017 Grand-orgue Merklin (1880) de la cathédrale Notre-Dame de Moulins (03).
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Auvergne Départ. : Allier Ville : Moulins Local : Cathédrale Notre-Dame Facteur : Merklin Année : 1880
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La cathédrale Notre-Dame a une longue histoire. C’est d’abord une petite chapelle dédiée à St Pierre, érigée à la fin du 10ème siècle. Puis cette chapelle est érigée en collégiale consacrée à Notre-Dame et reconstruite en 1390. En 1468, Agnès de Bourgogne pose la première pierre d’une nouvelle collégiale, au même emplacement, et qui sera connue sous le vocable de la « Collégiale des Bourbons ». Cet édifice de style gothique flamboyant sera achevé vers 1550. La façade ouest est un simple mur orné d’une rosace. Au début du 19ème siècle, après la révolution, il fut décidé de créer un évêché à Moulins qui dépendait jusqu’alors du diocèse d’Autun (Nièvre). La collégiale est érigée en cathédrale en 1823. L’agrandissement de la collégiale fut entrepris en 1853 sous l’influence de l’architecte Viollet-le-Duc. Les travaux consistèrent à abattre l’ancienne façade et à construire dans un style néo-gothique la grande nef avec ses deux bas-côtés, le tout terminé par la superbe façade et ses deux tours de 81m de hauteur. Les travaux furent achevés en 1888. La cathédrale a été consacrée en 1923 et érigée en basilique mineure en 1949. Vue de côté, on distingue nettement à l’est l’ancienne collégiale des bourbons avec son chevet et à l’ouest l’agrandissement du 19ème siècle et sa façade. La cathédrale renferme un impressionnant mobilier et de magnifiques vitraux de l’époque gothique. On peut noter la célèbre Vierge Noire datée du 11ème siècle, marouflée au 15ème siècle et le non-moins célèbre Triptyque de la Vierge en Gloire, attribué au maître hollandais Jean Hey (« le Maître de Moulins »), daté de 1501. On pense que la Collégiale des Bourbons possédait un orgue dès le 15ème siècle. Un instrument neuf fut construit à la fin du 17ème siècle ou début du 18ème siècle. Il fut restauré en 1770 par le facteur Charles-Antoine DUPONT de Clermont-Ferrand puis avant la révolution par Joseph RABINY de Rouffach (Haut-Rhin). D’autres travaux sont effectués au 19ème siècle par John ABBEY (1836), DUCROQUET (1849) et par les frères CALLINET en 1851. Lors de l’agrandissement de la cathédrale, l’évêque Pierre de Dreux-Brézé décida d’acquérir un grand-orgue neuf et d’aider à son financement sur ses deniers personnels. La proposition du facteur lyonnais Joseph MERKLIN fut préférée à celle de son illustre concurrent CAVAILLÉ-COLL. L’instrument commandé en 1878 fut livré et inauguré en 1880 par Alexandre GUILMANT (Eglise de la Trinité de Paris). Le buffet a été dessiné par l’architecte de la cathédrale, Eugène Millet. L’instrument symphonique disposait de 42 jeux sur trois claviers et pédalier, avec une transmission mécanique. L’orgue fit l’objet d’un relevage en 1898 par MERKLIN. En 1930, la maison MICHEL-MERKLIN-KUHN de Lyon a effectué une restauration de l’orgue. De 1974 à 1976, la même maison a réalisé une nouvelle restauration. Les travaux s’achevèrent par un récital de Marie-Claire ALAIN. L’orgue a été classé aux Monuments Historiques en 1976, à l’instigation de Marie-Claire ALAIN. En 1992, une nouvelle restauration a été effectuée par les facteurs MICOLLE et VALENTIN de Lyon. En mai 2011, le facteur Jean-Pascal VILLARD de Thénezay (Deux-Sèvres) a restauré la soufflerie primaire qui présentait de nombreux problèmes de fuite. L’instrument n'a pratiquement jamais été transformé depuis sa construction. À ce titre, il est l'un des très rares témoins authentiques de la facture d'orgue de la maison MERKLIN à cette époque. Il se distingue par une composition équilibrée du 32' au 1' en 42 jeux. Les jeux d'anches sont sonores sans jamais être agressifs, et les jeux de fonds sont amples et suaves ; la réunion des deux donne un grand-chœur particulièrement grave et profond. Les jeux de détails sont également remarquables de finesse. Cet instrument est un exemple parfait du style symphonique d'église propre à Joseph MERKLIN. L’orgue est aujourd’hui entretenu par le facteur Michel JURINE de Rontalon (Rhône), grand spécialiste des orgues de Joseph MERKLIN.
Autres caractéristiques : 42 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Machine Barker GO - Appel GO Accouplements : II/I - III/I (8,16') - III/II Tirasses : I/P - II/P - III/P Appels des Anches : I - II - III - P - Général Tutti, Orage
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