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Page créée le 20/02/2008 Mise à jour le 08/06/2016 L’orgue L’Épine (1778) de la cathédrale St Pierre de Montpellier (34).
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Languedoc-Roussillon Départ. : Hérault Ville : Montpellier Local : Cathédrale Saint Pierre Facteur : L'Épine / Merklin Année : 1778 / 1875
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La cathédrale St Pierre a été construite en 1367 comme chapelle du monastère bénédictin fondé à la même époque par le pape Urbain V. Elle fut érigée en cathédrale en 1536. L’édifice eut beaucoup à souffrir des guerres de religion en 1561 et 1567, époque à laquelle des fortifications imposantes lui furent ajoutées. L’une des quatre tours entourant la nef fut abattue en 1567. Il faudra attendre 1634 pour que la façade, la voûte de la nef et son pavement soient reconstruits. Le porche massif avec ses deux piliers cylindriques et la voûte qui le relie à la façade datent de cette époque. Au 18ème siècle, l’édifice est réaménagé selon les plans de l’architecte Jean-Antoine Giral. Le chœur gothique  est agrandi et remplacé par un chœur de style classique. Au 19ème siècle, la tour clocher est reconstruite et des chapelles rayonnantes sont ajoutées autour du chœur. La cathédrale est classée aux Monuments Historiques en 1906. On sait la présence d’un orgue dans la cathédrale dès 1600. De 1648 à 1651, les frères EUSTACHE de Marseille (Bouches-du-Rhône), construisirent un instrument neuf.
En 1775, on fait appel à Jean-François L'ÉPINE, installé à Pézenas (Hérault), le plus grand facteur d'orgue de l'époque, pour construire un grand orgue neuf, en remplacement de l’orgue EUSTACHE. Ces travaux sont exécutés de 1777 à 1778. L'ÉPINE s’inspira du devis établi précédemment par Dom BEDOS et correspondit avec celui-ci pendant la construction de l’orgue. Toutefois, avant de mettre en place l'instrument, on doit refaire la tribune pour soutenir l'édifice. L'instrument est réceptionné en décembre 1778 par l’organiste bordelais Jean-Pierre LEGRAND. En 1806, Jean-François LEPINE demanda à Jean-Pierre CAVAILLÉ de venir restaurer son instrument qui avait souffert du manque d’entretien pendant la révolution. Jean- Pierre envoya ses deux fils, Dominique et Auguste, qui effectuèrent les travaux demandés. L’organiste de la cathédrale, Jean-Antoine AGAR, réceptionna les travaux en février 1807. A la suite de cette restauration, Dominique CAVAILLÉ s’installa à Montpellier, où naquit Aristide en 1811…
En 1878, le facteur Joseph MERKLIN, installé à Lyon depuis 1872, reconstruit entièrement l’instrument, ne conservant qu’une petite partie du matériel sonore de L'ÉPINE. Il s’agit alors d’un grand orgue symphonique. Le nouvel orgue est inauguré en janvier 1880 par Alexandre GUILMANT. En 1923, une soufflerie électrique est installée. En 1926, un relevage général est effectué par la maison MICHEL, MERKLIN et KUHN de Lyon. L'instrument est inauguré en avril 1927. En 1943, la réfection de la toiture de la cathédrale s'avère désastreuse pour l'orgue. La maison PUGET de Toulouse restaure l’orgue qui est remis en service en 1944. PUGET redonne à l’instrument une disposition plus néo-classique, avec un retour de jeux baroques. En 1959, le facteur Léopold TROSEILLE de Cahors (Lot) électrifie les transmissions. En 1962, la partie instrumentale de l’orgue est classée aux Monuments Historiques. Il en sera de même pour le buffet en 1975. En 1965, le facteur Edmond COSTA de Lodève (Hérault) ajoute une 4ème division et installe une console neuve. En 1978-79, le facteur Alfred KERN de Strasbourg (Bas-Rhin), procède au rétablissement du Positif dans la disposition de L'ÉPINE. En 1981, la manufacture des Grandes Orgues de Lodève installe un combinateur 16x16. En 1990, l'organiste titulaire, Joseph ROUCAIROL (1918-1992), fait ajouter des anches aux claviers. Un peu plus tard, on profite de l'occasion d'une nouvelle restauration pour réparer les tuyaux de la tourelle centrale qui s'affaissent pour procéder à la dorure des sculptures du buffet. En 1990, la partie instrumentale de l’orgue est à nouveau classée aux Monuments Historiques. En 1992, les sculptures du buffet sont dorées à l’or fin. La tâche, réalisée par l'entreprise MAIMPONTE de Bagnolet (93), a nécessité un total de 16 000 feuilles d'or à 22 carats. Pour la petite histoire, l’organiste ROUCAIROL rêvait de faire dorer les sculptures du buffet, comme cela avait déjà été proposé en…1846. Il obtient l'accord de la Direction Régionale des Affaires Culturelles mais la maladie l'empêche de concrétiser son projet. Avant sa mort en 1992, il confie, à l'Association des amis de l'orgue et des chœurs de la Cathédrale, le soin de poursuivre les travaux. En 1994, des travaux concernent la restauration du Récit, le relevage du Positif intérieur et de la Pédale, la réfection des postages du grand-orgue, la réfection de la grande soufflerie et de la machine Barker de pédale. Ces travaux ont été effectués par la manufacture Languedocienne de Grandes Orgues de Lodève, dirigée alors par Georges DANION. De 2011 à 2013, l’instrument a fait l’objet d’une restauration majeure effectuée par la maison GIROUD et Successeurs de Bernin (Isère), sous la supervision du technicien-conseil Roland GALTIER. Jacques NONNET, gérant de la maison GIROUD a supervisé les travaux. La tuyauterie du Récit et les sommiers du Positif intérieur ont été restaurés. Sept plans sonores ont été établis, répartis sur les quatre claviers. La mécanique des claviers et des jeux a été entièrement refaite. Une nouvelle console équipée d’un combinateur électronique de dernière génération a été installée. (Comme à la cathédrale St Pierre d’Angoulême, à la même époque). Cette nouvelle conception de combinateur numérique permet par exemple d’affecter les différents plans sonores à n’importe quel clavier. Les possibilités sont quasi infinies…Il y a même, comme à Angoulême, une fonction Replay !! La cathédrale dispose aujourd’hui d’un instrument exceptionnel, mêlant richesse historique et technologie de pointe.
Composition l'Epine - 1778
Composition 1778
Composition 2015
Autres caractéristiques : 70 jeux - 7 plans sonores - 4 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes Transmission électrique des claviers et des jeux Accouplements : II/I, III/I, IV/I, III/II, IV/II, IV/III, I/II Tirasses : I/P, II/P, III/P, IV/P  Combinateur électronique 10,000 combinaisons par utilisateur Séquenceur, renvoi général, crescendo Affectations des plans sonores aux différents claviers
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