Orgues en France
et dans le monde.
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Historique Photos
Monein (64)
Eglise St Girons
Pesce, 1976
Composition :
| I /Grand Orgue | II / Positif Intérieur | Pédale |
| | | |
| Montre8 | Bourdon 8 | Soubasse 16 |
| Bourdon8 | Flûte 4 | Bourdon 8 |
| Prestant4 | Nazard 2 2/3 | Flûte 4 |
| Doublette2 | Quarte 2 | |
| Pleinjeu V rgs | Tierce 1 3/5 | |
| CornetV rgs | Cymbale III rgs | |
| Trompette8 | Hautbois 8 | |
| | Cromorne 8 | |
Autres caractéristiques :
18 jeux - 2 claviers manuels et pédalier
Traction mécanique des claviers et des jeux
Copula : II/I
Tirasses : I/Péd - II/Péd
Tremblant
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En 1683, les jurats de Monein décident la construction d'un orgue, car
"le peuple a souhaité avoir en l'église Saint Girons de la ville un
concert d'orgue pour y louer et chanter les louanges de Dieu".
(Extrait d'une délibération du corps de ville de Monein - 25 avril 1683)
Les jurats traitent avec le Sieur Robert Delaunay, facteur d'orgues à Toulouse, pour la somme de 2700 livres.
Le buffet, en noyer et châtaignier, est réalisé par un artisan de Lescar en 1684, pour 250 livres.
Il est en un seul corps, comprenant 3 tourelles encadrant 2 plates faces doubles.
L'instrument est terminé au début de l'année 1686. Au vue de ses
dimensions, on peut penser que l'orgue était composé d'un clavier de
grand orgue, d'un clavier d'écho ou de récit et d'une pédale de 18
notes.
Guillaume de Tornaron, de Bagnères, assure la fonction d'organiste
pendant un an. Son contrat n'est pas reconduit et il est remplacé par
Jacques de Ganosse, de Juillan en Bigorre, "lequel a toutes les
qualités requises, non seulement pour bien jouer et entretenir ledit
orgue, mais encore pour le nettoyer, accorder et mettre en état, ce qui
exemptera la communauté de grandes dépenses".
(Extrait d'une délibération du corps de ville de Monein - 12 octobre 1687)
Cet instrument subit une restauration en 1775 par Mauroumec qui
travaille également à la construction du grand orgue de Lescar. Il
passe la Révolution et son état se dégrade, probablement.
En 1857, pour permettre les travaux de restauration du portail principal, l'orgue est déposé.
Vu son état de délabrement, il est reconstruit par Vincent Cavaillé-Coll.
Nous n'avons malheureusement pas de trace du devis de ce facteur d'orgues.
L'orgue reste muet durant la première moitié du XXème siècle, puis il est remis en état par Maurice Puget de Toulouse en 1956.
En 1972 et 1976, les facteurs Pesce de Pau reconstruisent entièrement
la partie instrumentale en réutilisant certains jeux de Vincent
Cavaillé-Coll et en lui restituant un peu ses couleurs d'origine.
C'est cet instrument que l'on peut entendre aujourd'hui.
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