Moissac Abbatiale - orgue Cavaillé-Coll  Orgues en France et dans le monde.

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Moissac  (82)

Abbatiale St Pierre

Cavaillé-Coll, 1863


Composition :

I/ Grand-orgue,  II/ Récit expressif Pédalier
     
Bourdon    16' Flûte traversière  8' Soubasse 16'
Montre   8' Viole de gambe 8' Basse 8'
Bourdon   8' Voix céleste  8' Bombarde 16'
Flûte harmonique 8' Flûte octaviante  4' Trompette 8'
Salicional    8' Octavin 2'  
Prestant   4' Trompette 8'  
Doublette    2' Basson hautbois 8'  
Plein jeu harmonique (3 à 6rgs) Voix humaine 8'  
Cornet     5rangs    
Basson   16'    
Trompette    8'    
Clairon    4'    

Autres caractéristiques :
24 jeux - 2 claviers manuels de 54 notes et pédalier à l'allemande de 27 notes
Tirasse GO, récit
Appel d'anches pédale, GO, récit ; octave grave
appel Machine GO ; Récit sur GO ;
Tonnerre - trémolo - expression.


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Historique :


•L'orgue du XVIIéme et du XVIIIéme siècle

On a souvent attribué l'origine de cet orgue à un don de l'Abbé Mazarin, alors co-mendataire du monastère de l'abbatiale. En fait, Mazarin avait des dettes envers l'abbatiale et en 1663, le mandataire du chapitre obtient de Mazarin la somme de 3000 livres.

En 1665, le syndic du chapitre confie la confection du buffet à Jean Dussault, sculpteur montalbanais, sur les plans de Jean  Haou, facteur d'orgue réalisant la partie instrumentale.
Le prix fut fixé à 600 livres. C'est ce même facteur qui réalisera l'instrument de la cathédrale de Montauban en 1672 dans un buffet très proche de celui de Moissac. L'emplacement sur une tribune latérale dans un des côtés de la nef semblait alors favoriser l'expansion des sons dans tout l'édifice.

A partir de 1699, c'est Jean de Joyeuse qui est chargé par les chanoines de Moissac d'entretenir l'orgue.

De 1706 à 1710, François Dufayet « facteur d'orgue de la ville de Lion » effectue divers travaux et réparations pour un coût de 290 livres.
Tout ce qui nous reste de cet orgue construit au milieu du 17° siècle est le grand corps du somptueux buffet que nous pouvons admirer aujourd'hui. Le positif dorsal, vide depuis le 19°siècle, fut donc construit au cours du 18° siècle.

•Le XIXéme siècle

L'instrument parcours ainsi près d'un siècle.

En 1842, l'orgue est en mauvais état et on envisage de le déplacer au dessus du portail d'entrée de l'abbatiale.

En 1863, Aristide Cavaillé-Coll obtient le marché pour la réalisation les travaux.
Une reconstruction totale de l'orgue s'opère. Cavaillé-coll ne conserve de l'instrument du 17° siècle que son somptueux buffet. Tout est refait à neuf. 
L'instrument neuf possède alors 24 jeux répartis sur 2 claviers de 54 notes et un pédalier de 27 notes. L'instrument est parfaitement équilibré. On note un nombre de jeux de fonds de 8 pieds et un nombre de jeux d'anches impressionnants pour un orgue de cette taille.
Le prix s'élève à 25 000 francs soit un dépassement de 7000 francs sur la somme prévue au départ.
L'orgue terminé est inauguré le mercredi 29 juin 1864 par Leybach, organiste et compositeur toulousain.

•Le XXéme siècle

Vers les années 1920, des travaux sont effectués dans l'abbatiale sans que des mesures de protections soient prises envers l'orgue.

C'est pourquoi, en septembre 1921, une pétition transmise au ministre de l'instruction publique et des Beaux-arts indique des travaux urgents à faire sur le buffet et la partie instrumentale.
Le montant des travaux est estimé à 6990 francs.

Maurice Puget effectue alors un relevage de l'instrument.  C'est alors que la soufflerie est modifiée et électrifiée. 

Vers 1950, Léopold Trosseille remplace le basson de 16 pieds du Grand-Orgue par un nasard et modifie légèrement le plein-jeu (suppression de rangs), a des fins de néo-classisation.

Fort heureusement, ce seront les seules modifications et l'orgue de Cavaillé-Coll nous parvient quasiment intact.

Dès les années 1970, l'état de l'orgue déjà centenaire se dégrade rapidement et en 1975, un devis est présenté par Paul Manuel. Les crédits ne sont pas votés et il faut attendre 1985 pour leur obtention.

L'orgue est classé monument historique en 1977, autant pour sa partie instrumentale que son buffet.

La restauration est lancée en 1985 par le DRAC/Toulouse, sous la conduite de Jean-Pierre Decavèle, technicien conseil.

La Manufacture Languedociènne de Grandes Orgues de Lodève obtient le marché pour la partie instrumentale.
Le montant des travaux avoisine les 800 000 francs.

De 1986 à 1988, l'orgue, à bout de souffle, est donc restauré et restitué par la Manufacture d'orgues languedocienne. Ces travaux consistent en un relevage complet de l'instrument sans aucune modification de l'œuvre de Cavaillé-Coll. On restitue alors le basson de 16 (en copie de bassons de Cavaillé-Coll), le plein jeu est remis dans sa disposition originale et les pressions multiples sont retrouvées.

L'orgue est inauguré le 17 septembre 1989 par Philippe Bachet

La manufacture languedocienne s'occupe actuellement de l'entretien de l'orgue.



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Photos :

Moissac Abbatiale St Pierre Orgue Cavaillé-Coll

 Moissac Abbatiale St Pierre Orgue Cavaillé-Coll


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