Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 11/02/2008 Mise à jour le 18/01/2015 L’orgue Gonzalez (1980) de la cathédrale St Etienne de Meaux (77). Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Ile-de-France Départ. : Seine-et-Marne Ville : Meaux Local : Cathédrale St Etienne Facteur : de Héman / Gonzalez Année : 1627 / 1980 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

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Carte Cliquer Photos La cathédrale St Etienne a été érigée à partir de 1175 dans le style gothique primitif pour s’achever en 1540 dans le style gothique flamboyant avec la construction de la tour nord et du clocher. La nef de cinq travées seulement est longée de deux doubles bas-côtés très hauts. Le chœur, plus long que la nef, est entouré d’un double déambulatoire et se termine par une abside semi-circulaire avec ses cinq chapelles rayonnantes. Un transept très court sépare le chœur de la nef. La cathédrale a été restaurée au 19ème siècle et notamment le pourtour du chœur et les arcs-boutants extérieurs ont dû être reconstruits avec une pierre plus résistante que la pierre de Varrèddes utilisée à l’origine. La cathédrale a un aspect imposant et se caractérise par son espace intérieur et sa luminosité remarquables. Elle renferme le tombeau de BOSSUET, qui fut évêque de Meaux de 1681 à 1704. La grande  chaire a été construite au 19ème siècle avec des panneaux du 17ème, sans doute ceux-là même de la chaire d’où BOSSUET prononçait ses célèbres sermons. On sait la présence d’un orgue dès 1221, alors que la cathédrale était en construction. Il devait être posé à même le sol. La tribune majestueuse au fond de la nef fut érigée à la fin du 15ème siècle. En 1515, un grand orgue neuf y fut installé. On n’a aucune trace de cet instrument renaissance qui disparut vraisemblablement lors des guerres de religion en 1562. En 1627, année de la naissance de BOSSUET, le facteur parisien Valéran de HEMAN construisit un orgue neuf dont il nous reste aujourd’hui le superbe buffet et quelques éléments. L’orgue a alors 28 jeux sur deux claviers et pédalier. En 1770, François-Henri CLICQUOT, de Paris, restaure l’orgue et l’agrandit à 38 jeux sur quatre claviers et pédalier dans le style classique français du 18ème. Au 19ème siècle, l’instrument est entretenu par la famille DALLERY. Ceux-ci conservent le style de l’orgue tout en l’adaptant quelque peu. Après les interventions de 1834 et 1855, l’instrument comporte 41 jeux sur 4 claviers et pédalier. En 1895, le facteur BRISSET de Reims supprime les jeux de mutations et les plein-jeux pour adapter l’instrument au goût romantique. L’orgue ne compte plus que 33 jeux sur 2 claviers et pédalier. En 1934, le facteur Victor GONZALEZ de Chatillon-sous-Bagneux, près de Paris, restaure l’instrument et lui redonne un style néo-classique, tout en conservant certains apports symphoniques de BRISSET. La transmission est reconstruite en pneumatique. L’orgue a 50 jeux sur 3 claviers et pédalier. En 1980, la maison DANION-GONZALEZ de Rambervillers (Vosges) a effectué une nouvelle restauration et porté la disposition à 67 jeux sur cinq claviers et pédalier. La transmission a été refaite en mécanique mais avec un système original de rubans d’acier. Ce système n’est pas toujours très fiable et le toucher n’est pas des plus agréables. Ce grand instrument de synthèse d’une grande qualité sonore remplit parfaitement l‘imposant volume de la cathédrale. Sur les 4780 tuyaux de l’orgue, 800 datent des 17ème et 18ème siècles. Autres caractéristiques : 67 jeux - 5 claviers manuels de 56 notes et pédalier 32 notes Transmission mécanique des claviers (à ruban) et électromécanique des jeux Accouplements: I/II - III/II - IV/II - IV/I Tirasses : I/P - II/P - III/P - IV/P - V/P Combinaisons ajustables: 16 X 10