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Page créée le 07/07/2016 Le grand-orgue Merklin (1897) de la collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie (78).
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Ile-de-France Départ. : Yvelines Ville : Mantes-la-Jolie Local : Collégiale Notre-Dame Facteur : Merklin Année : 1897
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Historique
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Cette collégiale, surnommée la petite sœur de Notre-Dame de Paris en raison de sa ressemblance, a été érigée à partir de 1140. Elle remplaçait l’ancienne église du 9ème siècle située dans l’enceinte du Château Royal. La construction dans le style gothique qui apparaissait à cette époque s’achèvera pour le gros œuvre vers 1220. L’édifice se compose d’une nef très haute à trois niveaux avec deux bas-côtés, une abside entourée d’un déambulatoire. Les neuf chapelles qui entourent le déambulatoire ont été réalisées entre 1250 et 1360. La tour sud est achevée vers 1250 alors que celle du Nord ne sera achevée qu’en 1508. L’église est devenue collégiale (collège de chanoines) en 1305. La collégiale eut à souffrir de la révolution et se trouvait en très mauvais état au début du 19ème siècle. D’importantes campagnes de restauration furent menées à partir de 1850 jusqu’au début du 20ème siècle. De nouvelles et importantes restaurations ont été effectuées depuis 1991. La Collégiale a été classée aux Monuments Historiques sur la première liste de 1840. Il est fait mention d’un orgue dans la collégiale dès 1474. De 1583 à 1588, le facteur Nicolas BARBIER de Laon (Aisne), a construit un nouvel instrument dans le triforium nord, au milieu de l’édifice. En 1657, François DUCASTEL de Paris reconstruit l’instrument en y ajoutant un Positif de dos. L’orgue est fixé en nid d’hirondelle et il en reste encore aujourd’hui les accroches. L’instrument avait alors 21 jeux sur trois claviers et pédalier en tirasse. L’orgue fut détruit pendant la révolution. La Collégiale possédait également au début du 19ème siècle un instrument en tribune au-dessus du portail ouest. On ne sait pratiquement rien de cet orgue sinon qu’il fut démoli en 1844. En 1844, la maison DAUBLAINE et CALLINET de Paris construit un nouvel orgue posé à même le sol dans le chœur. Vers 1850, un nouveau petit orgue de tribune de huit jeux a été construit par le facteur rouennais Narcisse MARTIN. Toute information sur cet instrument serait la bienvenue. En 1896 et 1897, Joseph MERKLIN a construit le très bel instrument que nous pouvons admirer aujourd’hui placé en tribune latérale dans la tour nord, au fond de la nef. Il s’agit d’un instrument d’esthétique symphonique. La tuyauterie neuve a été fabriquée par André AGNIEL et une partie de l’ancienne tuyauterie de l’orgue de 1844 a été également réutilisée en raison de son excellente qualité. La Doublette 2’ du grand-orgue est d’origine CAVAILLE-COLL. L’orgue comptait 34 jeux sur trois claviers et pédalier. La mécanique était assistée de deux machines Barker. La console détachée se trouve à l’avant de la façade est, donnant sur le triforium, tournée vers le chœur. Cette façade secondaire provient de l’ancien orgue DAUBLAINE-CALLINET. La façade principale Sud a été conçue par l’architecte Alphonse SIMIL pour MERKLIN, en chêne. L’harmonisation fut réalisée en 1897 par Edouard MUSILLON, l’accord étant fait au diapason de 435 Hz. En 1925, la maison GUTSCHENRITTER de Paris a électrifié la soufflerie et a installé deux jeux supplémentaires à la pédale à traction pneumatique tubulaire : une Soubasse 16’ et une Flûte 8’ en extension de la Flûte 16’. En mai 1944, l’instrument eut à souffrir des dégâts causés aux verrières par les bombardements alliés sur le quartier. En 1945, le facteur Georges HELBIG de Paris effectua des réparations provisoires. En 1952, a réalisé une restauration de l’instrument, à la suite d’un rapport de l’expert Auguste CONVERS. Le moins que l’on puisse dire est que ce travail ne fut pas une réussite. HELBIG supprima ou modifia certains jeux dans le style néo-classique, alors que le rapport concluait à une conservation de l’état d’origine… Le diapason fut remonté à 440 Hz, heureusement sans toucher à l’harmonisation de MERKLIN. Surtout, il installa une transmission des claviers électrique qui ne fonctionna que très mal et très peu de temps. En 1970, l’orgue MERKLIN était muet. L’installation du grand orgue DANION-GONZALEZ dans la tribune du fond de nef retarda sans doute les projets de restauration de l’orgue de MERKLIN. Mais le constat que l’orgue DANION est loin d’être d’une exceptionnelle qualité a sans doute favorisé les études d’une restauration de l’instrument MERKLIN qui lui était remarquable. L’orgue DANION a d’ailleurs été proposé à la vente par la Municipalité en mai 2014.
L'orgue Danion et l'orgue Merklin La façade Sud
Jean-Baptiste Monnot : Widor, symphonie 6, Allegro
Autres caractéristiques : 36 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux (sauf 2 jeux pédale) Trois machines Barker Accouplements : II/I - III/I - III/II (16,8') Tirasses : I/P - II/P - III/P Appel G.O et appel Positif Appel des anches : I - II - III - P Appel anches tous claviers Tonnerre
Disposition avec le partage des jeux
Jeux en rouge = jeux appelés par les pédales d'appel Façade Sud et façade Est
De 2010 à 2013, une restauration complète dans son état original a été confiée aux facteurs Laurent PLET de Macey (Aube) et Yves FOSSAERT de Mondreville (Seine- et-Marne), sous la supervision du technicien-conseil Christian LÜTZ. La mécanique d’origine a été restituée avec trois machines Barker. Le buffet, la console et la soufflerie ont été restaurés. La tuyauterie a été entièrement restaurée et reconstituée dans la disposition d’origine. 90% des tuyaux sont originaux. Seuls les deux jeux d’excellente qualité de GUTSCHENRITTER (1925) ont été conservés avec leur transmission pneumatique tubulaire et une Clarinette 8’ d’origine MERKLIN a été ajoutée au Positif. L’harmonisation et d’origine a été conservée et le diapason ramené à 435 Hz. Cette restauration a eu lieu simultanément avec la construction de l’orgue de chœur COGEZ, instrument de style symphonique et au diapason du grand-orgue. Cette restauration remarquable a été clôturée par un concert inaugural donné par Daniel ROTH le 25 mai 2013. En 2016, l›orgue a été classé aux Monuments Historiques. Voir le site des orgues mantois.