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Page créée le 12/12/2009 Mise à jour le 26/12/2017  L’orgue Garrels (1732) de la Grande Eglise réformée de Maassluis (Hollande).
Orgues en France et dans le monde.
Pays : Hollande Région :  Hollande méridionale Ville : Maassluis Local : Groote Kerk Facteur : Garrels Année : 1732
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Autres caractéristiques : 47 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplements : I/II - III/II Tirasses : I/P Diapason : La= 466 Hz - Tempérament Neidhardt
Feike Asma     Ton Koopman   Psalm 75       Bach BWV 588
La grande église de Maassluis a été construite entre 1629 et 1639. C’est l’une des toutes premières églises construite en Hollande pour le culte protestant. L’édifice de style gothique a une forme de croix grecque, sur le modèle de la Noorderkerk, construite quelques années plus tôt. La construction a été financée par les pêcheurs de hareng. Le clocher actuel date de 1650 et a remplacé un clocher initial plus haut mais trop fragile qui dut être démantelé. L’église a été gravement endommagée par les bombardements australiens en 1943 mais les travaux de restauration ont été très rapidement effectués et achevés en 1947. L'orgue a été construit par le facteur Rudolf GARRELS (1675-1750) dans les années 1730-1732. Il est le don d'un riche habitant de Maassluis, Govert van WIJN, armateur et ancien trésorier de la pêche. Le nouvel orgue inauguré le 4 décembre 1732, jour du 90e anniversaire de naissance de son donateur. Le buffet, conçu par GARRELS, est construit par le sculpteur et ébéniste Daniel DE VRIES, de Maassluis. La structure de la façade à neuf parties des deux buffets rappelle le schéma de quelques orgues de SCHNITGER, mais est cependant plus proche des instruments de la tradition DUYSCHOT. Les verticales s'opposent à l'accentuation horizontale nord- allemande - une image qui se produit par le positionnement dans la tourelle centrale des tuyaux de montre, et par la localisation à un niveau moins élevé des deux tourelles latérales. Les trois points se rattachent par la belle corniche en bois qui descend des deux côtés. Un trait moderne de cette façade est le soubassement sans consoles qu'on a prolongé en ligne droite sous les tours de pédale. La synthèse du style SCHNITGER et la tradition hollandaise HAGERBEER- DUYSCHOT se montrent dans beaucoup d'autres éléments, comme la structure de la disposition. Chaque plan sonore est pourvu d'une Trompet 8' et la division du Positif intérieur, située au-dessus du Grand-orgue, est enrichie d'une Vox Humana 8' et d'un Quintadena 8'. C'était aussi l'école hollandaise qui amène GARRELS à placer un Cornet au Grand-orgue. L'instrument a subi, à travers les temps, l'influence des goûts changeants tant de la part des facteurs d'orgues que des organistes. Des modifications plus ou moins radicales ont été réalisées par Jacobus ROBBERS (dans les années 1772-1773), Andries WOLFFERS (1789-1801), Antonius Friedrich Gottblieb HEYNEMANN (1803-1804), Abraham MEERE (1805), Jonathan BÄTZ (1840-1841), Michael MAARSCHALKERWEERD (1881), et deux générations Van LEEUWEN (1938 et 1956-1965). L’instrument a été miraculeusement épargné lors du bombardement de mars 1943. La première restauration visant au retour à la situation de 1732 a lieu dans les années 1956-1965 où la traction électrique et pneumatique, installée en 1938, est enlevée. On constate bientôt que l'orgue a besoin d'une révision plus minutieuse. Aussi, en 1975, le conseil d'administration décide une restauration radicale pour rétablir l'orgue dans son ancien lustre et de le conserver pour la postérité. Ce vaste projet reçoit l'approbation et la collaboration du Service des monuments historiques. Les facteurs PELS et Van LEEUWEN sont chargés de l'opération sous la surveillance de O. B. WIERSMA, conseiller d'état pour les orgues, en étroite collaboration avec M. A. Vente et l'organiste de l'église, Feike ASMA. La restauration est centrée sur le respect de l’œuvre de Rudolf GARRELS. Comme il est impossible de rétablir la situation qui prévalait en 1732, l'état de l'instrument en 1840, au moment où Jonathan BÄTZ effectue un relevage de l'instrument, sert de point de départ important pour les travaux de restauration. L'alimentation est complètement reconstruite de même que le système de tirage de jeux. Les sommiers du Grand-orgue, du Positif de dos et de la pédale sont remis dans leur état original tandis que le sommier disparu de la division Positif intérieur est reconstitué d'une façon artisanale. La tuyauterie, en grande partie endommagée, commande des réparations ou des reconstitutions dans l'ancien style. Le Subbas ouvert 16', datant de 1938, est placé avec le Bazuin 32' neuf sur un sommier indépendant derrière le buffet principal. La restauration a été achevée en 1978. Des opérations de recuirage ont été exécutées en 1996 et 2000 alors que des interventions sur la tuyauterie ont été faites en 2001 et 2002. En 2008, l’orgue a fait l’objet d’un relevage par PELS & VAN LEEUWEN.