Orgues en France
et dans le monde.
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Historique Photos
Lyon (69)
Eglise St François de Sales
Cavaillé-Coll, 1880
Composition :
| Positif |
Grand Orgue |
Récit |
Pédale |
| 56 notes |
56 notes |
56 notes |
30 notes |
| | | |
| Nachthorn 8 |
Principal 16 |
Quintaton 16 |
Basse Acoustique 32 |
| Dulciana 8 |
Bourdon 16 |
Diapason 8 |
Contrebasse 16 |
| Unda Maris 8 |
Montre 8 |
Bourdon 8 |
Soubasse 16 |
| Flûte Harmonique 8 |
Bourdon 8 |
Viole de Gambe 8 |
Flûte 8 |
| Flûte octaviante 4 |
Flûte Harmonique 8 |
Voix Céleste 8 |
Violoncelle 8 |
| Doublette 2 |
Salicional 8 |
Flûte Harmonique 8 |
Bombarde 16 |
| Carillon I-III |
Prestant 4 |
Flûte octaviante 4 |
Trompette 8 |
| Trompette 8 |
Flûte douce 4 |
Basson-Hautbois 8 |
|
| Basson 8 |
Doublette 2 |
Voix Humaine 8 |
|
| Clarinette 8 |
Fourniture IV |
Octavin 2 |
|
| |
Cymbale III |
Cornet V (c') |
|
| |
Bombarde 16 |
Basson 16 |
|
| |
Trompette 8 |
Trompette 8 |
|
| |
Clairon 4 |
Clairon 4 |
|
Autres caractéristiques :
45 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes
Transmission mécanique des claviers et des jeux
Accouplements : Pos/GO, Rec/GO, Rec/Pos
Tirasses : GO,Pos,Rec; Oct Grave GO,Pos,Rec;
Appel GO; Anches Ped, GO, Pos, Rec,
Orage - Expression Pos, Rec.
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L'orgue actuel est le 2ème que la paroisse ait
connu. Le premier a été offert par l'abbé C. Neyrat, curé de St
François de 1829 à 1841, en 1835. Il s'agissait d'un orgue de tribune
construit par la maison Callinet. Il possédait une quarantaine de
jeux sur 4 claviers. Il subit plusieurs fois des modifications.
Cet orgue est à présent à l'église St Bruno de Voiron (38).
Le 20 mars 1879, un marché fut conclu entre le facteur Cavaillé-Coll et
la Paroisse pour un instrument de quarante deux jeux sur trois claviers
au prix initial de 65 000 francs, buffet non compris. Cavaillé-Coll
reprenait l'ancien orgue pour 10 000 francs. Le 20 avril le dessin du
buffet était retenu et F. Ch. Widor décidait d'offrir deux jeux
supplémentaires.
Le 15 décembre 1880, l'orgue que nous connaissons était réceptionné par
une commission d'experts en présence du facteur lui-même et, le
lendemain, 16 décembre, eut lieu l'inauguration solennelle, sous la
présidence du cardinal Caverot, archevêque de Lyon. Charles-Marie
Widor, le fils de l'organiste de Saint François interpréta en première
audition sa 5ème Symphonie. Ce fut un évènement majeur dans la
paroisse. La critique était quasi unanime dans la louange, tant les
sonorités de cet orgue ravissaient les auditeurs. Cavaillé-Coll écrira
même par la suite - nous avons sa lettre - : "L'orgue de Saint François
est l'instrument le plus beau et le plus parfait qui soit sorti jusqu'à
ce jour de mes ateliers."
Pourtant les rapports avec le facteur et la Paroisse s'assombrirent
rapidement car, comme il l'avait déjà fait sur l'orgue Callinet,
Cavaillé-Coll avait rajouté de lui-même trois jeux aux quarante
prévus et apporté plusieurs améliorations à la mécanique. Il se crut
donc autorisé à majorer le coût initial de plus de 20 000 frs. Le
conseil de Fabrique resta, hélas pour lui, sourd à ses supplications
réitérées, le coût total se montant à plus de 90.000 francs.
Cependant les ponts ne furent pas coupés.
Cavaillé-Coll accordera
l'orgue en 1884 pour noël.
En avril 1889, Geoges Abbey procédera
au nettoyage du plein jeu: "Il a fallu extraire les 400 tuyaux qui
composent le plein jeu,les brosser et les remettre en harmonie".
En
octobre 1892, un nouveau nettoyage complet est effectué par deux
ouvriers de Cavaillé-Coll, Christmann (mécanicien) et Stanislas Garnier
(harmoniste). Un de ses successeurs interviendra en 1919 pour effectuer
un relevage de l'instrument.
Montrant des signes de faiblesses, la paroisse consulte en 1930 pour
une restauration de l'orgue. De nombreux facteurs proposèrent des
devis. C'est la maison Michel Merklin & Kuhn qui effectua un
relevage complet et le changement du ventilateur.
Par la suite, l'entretien de l'orgue sera confié à diverses maisons
lyonnaises avant d'être repris aujourd'hui par une maison suisse, la
Manufacture des grandes orgues Th. Kuhn.
Cavaillé-Coll avait construit en son temps un instrument entièrement
mécanique. Il fallait le concours d'un souffleur, voire de deux, pour
insuffler l'air nécessaire au jeu. A partir de 1901, une soufflerie
électrique relaya l'énergie humaine. Ce fut la seule concession au
progrès.
Tout le reste de l'orgue est resté tel qu'il était à l'origine. C'est
sans doute un élément non négligeable de sa notoriété. Il a été classé
Monument Historique le 11 mai 1977; des organistes du monde entier
viennent le voir et le tester.
Nous pouvons donc rendre hommage aux
différents organistes titulaires qui se sont succédé depuis 1880 et qui
ont veillé à lui garder son éclat et sa marque d'origine.
D'imposantes festivités ont marqué le centenaire de l'instrument, le 17
décembre 1980. Maître Louis Robilliard titulaire depuis 1974, écrivait
pour la circonstance : "En 1980, notre orgue sonne comme au jour de son
inauguration, avec la même poésie... Depuis cent ans, il est au service
de la musique et de la liturgie, au coeur de ces diverses formes de
prière que sont l'office et le concert, permettant le recueillement, la
ferveur de l'assemblée, inspirant de nouvelles pièces d'orgue... Au
terme du premier siècle d'une si belle carrière, il fallait fêter avec
éclat ce monument historique, fierté de notre ville. "
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