Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 03/01/2013 L’orgue Niehoff (1553) de l’église St Jean de Lüneburg (D). Orgues en France et dans le monde. Pays : Allemagne Région :  Basse-Saxe Ville : Lüneburg Local : Eglise St Jean St Johannis kirche Facteur : Niehoff / Dropa Année : 1553 / 1714 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

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Carte Cliquer Photos Grand-orgue de la Cathédrale Notre-Dame de Paris John Scott Whiteley Joachim Vogelsänger J.S Bach BWV 552 Présente l'orgue L'église St Jean a été construite entre 1300 et 1370. Elle est considérée comme un parfait exemple de style gothique de l'Allemagne du Nord. Son clocher de 110 m fut endommagé par un incendie en 1406 et reconstruit avec un faux-aplomb de près de 2,20m…A noter ses cinq nefs et le maître-autel, qui est un chef-d'œuvre du 15ème siècle. L'un des joyaux de cette église est bien évidemment son grand-orgue, dont la construction remonte à 1553 par le facteur hollandais Hendrick NIEHOFF de Den Bosch, aidé du facteur allemand Jasper JOHANSEN. L'orgue avait 26 jeux sur trois claviers et pédalier. La pédale était disposée dans le buffet principal, il n'y avait donc pas de tourelles latérales. Le sommier de pédale avait une octave grave supplémentaire (double octave). Le buffet était encadré de deux grands volets peints latéraux. NIEHOFF a apporté à cet instrument toutes les innovations qui faisaient sa réputation, que ce soit dans ses réalisations dans le Brabant ou à Hambourg (St Pierre). En 1578, le facteur Dirk HOYER de Hambourg a ajouté un jeu de Soubasse 16' à la pédale, placé à l'arrière du buffet. En 1586, le facteur Matthias MAHN de Buxtehude (Près de Stade) a rajouté un sommier de pédale pour 2 nouveaux jeux de Trompette et Flûte Champêtre 8'. En 1633 et 1635, le facteur Franz Theodor KRETZCHMAR a effectué des travaux. En 1651 et 1652, l'instrument a été révisé et modifié par le facteur Friedrich STELLWAGEN de Lübeck. Dans les années 1700, le jeune J.S BACH alors à Lüneburg a certainement joué cet instrument. De 1698 à 1733, l'orgue eut un organiste célèbre en la personne du compositeur Georg BÖHM. Celui-ci fut à l'origine de travaux importants réalisés sur son orgue de 1712 à 1714 par Matthias DROPA, élève d'Arp SCHNITGER et installé à Lüneburg depuis 1705. DROPA a agrandi l'orgue à 46 jeux sur trois claviers et pédalier. Les sommiers à ressorts sont remplacés par des sommiers neufs à glissières. La mécanique, la soufflerie et la console sont reconstruites. La division de pédale a été placée dans deux grandes tourelles latérales et les volets du buffet ont été supprimés. Le buffet acquiert son apparence majestueuse. DROPA apporte à son orgue le style baroque d'Allemagne du Nord, mais n'enlève rien au caractère original du travail de NIEHOFF. L'orgue porte depuis cette époque le nom d' "orgue BÖHM". En 1735, des travaux de réparation ont été effectués. De nouveaux travaux sont signalés en 1809 mais en 1842, lorsque l'organiste Louis ANGER prit son poste, l'orgue n'était pas en bon état. En 1850, le facteur Edward MEYER est chargé d'une grande restauration. L'instrument subit des modifications pour lui donner une couleur plus romantique. Les sommiers sont remplacés, de même que la soufflerie et la console. Certaines Mixtures sont remplacées par des jeux de Violon et de Flûte. Le travail est achevé par le facteur ROVER de Lüneburg. De 1922 à 1926, la maison WALCKER de Ludwisburg, dirigée par Oscar WALCKER, remplace la transmission mécanique par une transmission pneumatique avec une console détachée placée dans la chapelle Ste Barbe, et enferme le Positif supérieur dans une boite expressive. Le matériel sonore ne subit pas de modification. Après la seconde guerre mondiale, sous l'influence du mouvement de Renouveau de l'Orgue, la maison von BECKERATH a entamé une étude approfondie de l'orgue et de son matériel original. De 1952 à 1953, une première phase de restauration a été menée par BECKERATH : certains jeux ont été modifiés, d'autres reconstruits pour un retour vers la disposition de DROPA de 1714. L'orgue compte toujours près de 50% de sa tuyauterie originale. La Pédale est toujours divisée sur trois sommiers, l'un dans le buffet principal, les deux autres dans les tourelles latérales. En 1976, BECKERATH a reconstruit la traction mécanique avec une console neuve et des claviers étendus. En 1992, BECKERATH a reconstruit l'octave basse du Posaun 32'. De 2007 à 2009, l'instrument a fait l'objet d'un relevage complet effectué par la maison KUHN de Männedorf (Suisse). Ce magnifique instrument a finalement gardé, malgré les quelques altérations du 19ème et début 20ème siècle aujourd'hui corrigées, son équilibre et son caractère original. La splendeur de son buffet et sa sonorité exceptionnelle impressionnent toujours autant les visiteurs et auditeurs de l'église St Jean. Depuis 2010, l’église dispose d’un orgue de choeur de style symphonique. Autres caractéristiques : 51 jeux - 3 claviers manuels de 58 notes et pédalier 30 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplements : I/II - III/II Tirasses : I/P - II/P - III/P Diapason : La = 453 Hz - Tempérament égal (T) = Tourelles - (B) = Buffet Voir l’orgue de choeur KUHN (2010)