Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 27/03/2010  L’orgue Ten Damme (1482) de l’église St Martin de  Groningen (Hollande). Orgues en France et dans le monde. Pays : Hollande Région :  Groningen Ville : Groningen Local : Martinikerk Facteur : Ten Damme / Schnitger Année : 1482 / 1691 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition
Carte Photos Cliquer Autres caractéristiques : 53 jeux - 3 claviers manuels de 49 notes et pédalier 27 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplements : I/II - III/II Tremblant I et général Diapason : La = 466 Hz Tempérament : Neidhardt modifié Le premier orgue de l'église a été construit par un facteur inconnu vers 1450. L'instrument a été reconstruit vers 1482, probablement par Johan TEN DAMME, et transféré du côté ouest de l'église. L'humaniste et musicien Rudolph Agricola (1442-1485) qui était, à l'époque, gérant de la ville de Groningen en fut le promoteur. L'instrument était particulièrement bien fait, car l'instrument actuel contient encore de la tuyauterie datant de 1482, une preuve de leur qualité exceptionnelle. En 1542, cet orgue gothique a été modifié, agrandi et reconstruit dans le style de la Renaissance par un facteur inconnu. En 1564, il est réparé par Andreas DE MARE. En 1627 et 1628, l'instrument est reconstruit et agrandi par Anthoni et Adam VERBEECK. Entre 1685 et 1690, Jan HELMAN entreprend des travaux mais décède alors qu'il travaille encore sur l'instrument. C'est à Arp SCHNITGER, le meilleur facteur de l'époque, que revient la charge de terminer les travaux. SCHNITGER a besoin de trois jours pour soumettre un plan afin de remettre l'orgue en condition de jouer. Son plan, lequel inclut un nouveau sommier pour la division de Positif intérieur, est soumis au conseil de ville le 9 juin 1691. Les assistants de SCHNITGER commencent les travaux en juillet et l'instrument est officiellement terminé en février 1692. Le même mois, un nouveau contrat est signé avec SCHNITGER pour construire les deux grosses tours de pédale qui doivent inclure la tuyauterie existante de la division de pédale en plus de celle d'un nouveau jeu de Prinzipal 32'. L'agrandissement est terminé en décembre 1692. Les buffets de pédale sont l'œuvre de l'ébéniste Allart MEIJER. À ce moment, l'église possède le plus grand orgue baroque d'esthétique germanique du nord. En 1728, Jacob Wilhelm LUSTIG est nommé organiste; poste qu'il conservera jusqu'en 1796. Lors de son arrivée, il recommande que l'instrument soit restauré et agrandi. Le travail est confié au fils d'Arp SCHNITGER, Franz Caspar, en 1728. Le travail comprend, en plus de la réparation et de la rénovation de l'instrument, l'ajout d'une division de Positif de dos, l'installation de nouveaux sommiers à registres pour le clavier principal, et le remplacement d'une partie de la pédale. Frans Caspar décède en mars 1729 et le travail est poursuivi par son contremaître, Albertus Anthoni HINSZ. Celui-ci est aussi responsable des réparations effectuées en 1740 alors qu'il ajoute sept nouveaux jeux au Positif de dos, à l'emplacement prévu lors de la reconstruction de 1729-30. Le résultat est un instrument de 47 jeux. Au cours du XIXe siècle, l'instrument est, à maintes reprises, réparé, reconstruit et agrandi : HINSZ, 1781-1782; Frans Caspar SCHNITGER Jr. et H.H. FREYTAG, 1793; N.A. LOHMAN, 1808 et 1816; Petrus van OEKELEN, 1831. Après l'agrandissement réalisé par Petrus van OEKELEN en 1854 et 1845, l'orgue possède 52 jeux desquels 27 datent de la période antérieure à 1740. Au cours de la première moitié du XXe siècle, l'instrument souffre effroyablement aux mains de différents facteurs. Le résultat est que toute opération de sauvetage de l'instrument est plus ou moins impossible et la valeur de l'instrument, en tant qu'instrument historique, est presque nulle. Parmi les interventions réalisées : en 1904, la traction de la pédale est modifiée par Jan DOORNBOS; 1912, installation de nouveaux réservoirs; 1918-9, modification majeure par J. de KOFF d'après les recommandations de Arie Bouman : le devis est modifié et une nouvelle traction électrique est installée par-dessus de l'ancienne. En 1971, l'orgue est démonté pendant la restauration de l'église et la question inévitable surgit quant à savoir si une restauration ou une reconstruction est encore possible ou significative. Après des études détaillées, un plan est élaboré qui envisage la restauration de l'instrument à son état de 1740 tout en conservant certaines modifications ultérieures pourvu que celles-ci puissent être incorporées dans le nouveau plan d'une manière harmonieuse et pratique. En consultation avec l'expert Cornelius H. EDSKES, le facteur Jürgen AHREND transforme cette ruine en un instrument exceptionnel. Le travail est réalisé en deux étapes dont la première consiste à restaurer, en 1976/7, les divisions Positif de dos et Positif intérieur après d'intenses travaux de préparation. Ce n’est qu’après qu'il fut établi que le résultat était un succès que le clavier principal et la pédale sont restaurés en 1983 et 1984. À la mi-1984, l'instrument est à nouveau jouable Et c'est d'un accord unanime qu'on affirme que l'orgue de St. Martin s'est relevé de ses cendres tel un phœnix. Avec ses 3 500 tuyaux et ses 53 jeux, l'orgue de St. Martin est le plus grand orgue baroque de l'Europe du Nord. D’après : UQuébec Marie-Claire ALAIN Jürgen Ahrend et Wim van Beek Bach BWV 542 la restauration joue Karl Böhm (1) Peter ten Kate Marie-Claire ALAIN Wim van Beek Bach BWV 565 Bach BWV 552 joue Karl Böhm (2)